dimanche 15 décembre 2013

LE NU PERDU ET AUTRES POEMES 1964-1975...Extrait

Si tu cries, le monde se tait: il s'éloigne avec ton propre monde. Donne toujours plus que tu ne peux reprendre. Et oublie. Telle est la voie sacrée. Qui convertit l'aiguillon en fleur arrondit l'éclair. La foudre n'a qu'une maison, elle a plusieurs sentiers. Maison qui s'exhausse, sentiers sans miettes. Petite pluie réjouit le feuillage et passe sans se nommer. Nous pourrions être des chiens commandés par des serpents, ou taire ce que nous sommes. Le soir se libère du marteau, l'homme reste enchaîné à son coeur. L'oiseau sous terre... [Lire la suite]
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vendredi 6 décembre 2013

MOTS ROSES PARFOIS....Extrait

Cet instant à l’ombre fragile que le présent ventile n’est qu’un souffle passager   où dans la réalité le doute se faufile   l’improbable se rebelle l’impossible agite l’incertain prend le pas   vers un énigmatique et soupçonneux futur   entité abstraite tiraillée entre « être » et « non être »   à « l’irraisonné » l’incohérence est   étrange avancée d’un silence sur la portée des croyances   .   ... [Lire la suite]
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vendredi 19 juillet 2013

PREMICES DU DESERT...Extrait

Loin, plus loin que la vie,à quel  point les choses peuvent trahiret surprendre la chasteté de la pensée,tu l’as vu, tu en as douté, tu l’as connu,à quel point les choses peuvent blesseret leurrer la pureté intérieure,tu l’as vu, tu l’as mesuré même par le songe.Le réveil est le soir impétueux,c’est ce signe d’âmes exilées,l’hirondelle en crie la fraîcheur.Ah, il n’est par tard quoique la nuit menace,tu as avant cela eu le temps de voirà quel point les choses portent loin,à quel point d’un seul coup elles peuvent manquer,faire... [Lire la suite]
lundi 1 juillet 2013

DOPO TUTTO ANCHE TE/ APRES TOUT MÊME TOI...Extrait

Je marche sur mes eaux de femme. Je t’expliquerai qu’il y a une mer salée et une mer pleine d’amour. La ligne de démarcation a été ma poésie. Avec elle j’ai divisé les mystères de la mer et mon propre mystère. Cependant j’ai compris que dans les petites choses, comme ma modeste maternité, il existe des mers infinies. Où s’alternent seiches et larmes, des choses jamais vues et grandeur de Dieu. Et j’ai compris que la poésie est inutile. Comme la beauté de la mer, si on ne pense pas à qui l’a créée qui est un grand... [Lire la suite]
vendredi 28 juin 2013

ENTRE L'HERBE ET SON OMBRE...Extrait

 Quel rêvepeut venir aprèsla levée de l’ombresur ses cils ?les rideaux se balancentau rythme d’une musiqueoubliée   Le doute creuse un trou dans le poème. Deviendra-t-il un abîme ?J’accroche mes yeux aux branches des arbres pour saisir au plus près le bleu des mots.   .   LYDIA PADELEC Inédit http://www.recoursaupoeme.fr/lydia-padellec/quel-r%C3%AAve   .        
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lundi 17 juin 2013

BERNARD PERROY

A Emmila Gitana Ne pars pas sans avoir cherché, sans avoir donné prise à ta faim du monde en sa terre d'ocre et ses hommes, ses femmes, ses noms de frêles créatures se confondant avec les herbes, avec le sable... Ecoute la vague en toi, ce mouvement frémissant chaque fois que l'or du monde réchauffe ton âme blessée par les coups et les nuits et les cris lancés dans le silence des esseulés ou des indifférents... Aime, malgré l'inconnu des rencontres et de ce qu'il y a par delà l'extrême horizon, aime d'un coeur simple le soleil,... [Lire la suite]
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dimanche 19 mai 2013

AGNES SCHNELL

Un matin sans mots mais tout en vie un matin ourlé d’images de parois de masques contre un matin à l’envers qui se traîne et se ronge au-dedans. Pas de lignes droites mais de lentes courbes ensemencées de doutes… .   AGNES SCHNELL   .   Photographie Alex Saberi          
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mercredi 26 décembre 2012

CHARLES JULIET

(...) être cette terre où travaillent ses racines ce tronc massif noueux à l'écorce éclatée ce jaillissement des branches ces milliers de feuilles qui frémissent dans le vent la sève        son extrême lenteur        son travail invisible        et obstiné sa silencieuse        circulation au long        des fibres qui dresse et déploie une telle puissance une si comblante harmonie... [Lire la suite]
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dimanche 12 août 2012

LE DOUTE

Ceux qui nous ont quitté En partant, ont laisséUn fugitif instantLa porte entrebâillée...Détournant le regardImpossible de voirS'il existe une lueurAu seuil de cette demeureJuste un peu de lumièreJustifiant nos prièresOù bien l'immensitéD'une vaine obscurité...Et si elle était réelleCette clarté vraiment De quel brasier ardent Serait-elle l'étincelle ?Un bûcher ou nos âmesViennent se consumer,Etoiles immoléesDans une ultime flammeOu la douce promesseD'une nouvelle clarté,La première caresse D'une main d’éternité ? . ... [Lire la suite]
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lundi 30 mai 2011

ECRIRE ÊTRE AU MONDE...Extrait

Nous avancions dans l’épaisseur du monde et ce monde nous tenait dans sa chaleur et son désir Nul ne songeait à s’enfuir et nous étions pourtant dans l’ombre comme plombés dans les mêmes doutes Nous étions soudés liés pour écouter les cendres Parfois partait du cœur un vol d’oiseaux au fort ramage . MICHEL COSEM .
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