lundi 13 août 2018

LE VIOLON ENCHANTE...Extrait

 Là-bas, la blanche voile sombre, offerte A quelque brise immatérielle, Saura conduire notre vie-sommeil Jusqu'aux lieux où les eaux se mêlent Aux rives bordées d'arbres noirs, Où les forêts inconnues s'accordent Aux élans du lac vers plus d'être, Afin de rendre le rêve complet. Là-bas nous saurons bien nous cacher, disparaître, Engloutis dans le vide liséré de la lune, Ressentant que cela qui fait notre substance En d'autres temps était musique.   .   FERNANDO... [Lire la suite]
Posté par emmila à 18:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,

mardi 23 janvier 2018

EAUX

  Eaux de nos lits et de nos lies,Murmures de nos vieilles vies,Eaux descendues de nos vallées,De notre corps et de nos palmes,Eaux si profondes et si calmes,Eaux des campagnes, des forêts,De nos galets, de nos galops, Eaux des baptêmes, des noyés,Eaux des goulots et des rosées,Débordements des embouchures,De toutes ces forces qui durent,Eaux des courants, des eaux mourantes,Eaux des écluses, des errantes,Eaux de nos rives, de nos os, Eaux de silences et de songes,De nos secrets, de nos mensonges,Eaux calmes, vives ou... [Lire la suite]
Posté par emmila à 12:24 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
vendredi 3 novembre 2017

UNE CARTE POSTALE

Tu m’enverras une carte postale,De la douceur des eaux,De la chaleur des lumières !Ici,Le SoleilFera place à la Lune,La LuneAu nuage,Le nuageÀ la nuit,Envoie-moi une carte postale !Tu m’enverras cette lumière des nuits,Des profonds cratères des Vésuves !Tu m’enverras ce diamant des ténèbres,De la froideur des Igloos !Ici,Le SoleilFera place à la Lune,La LuneAu nuage,Le nuageÀ la nuit,Envoie-moi une carte postale !   .     FREDERIC PACERE TITINGARefrains sous le SahelÉditions L’Harmattan, 1976     . ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 10:57 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,
lundi 25 septembre 2017

MER / MARE

Je marche sur mes eaux de femme.Je t’expliquerai qu’il y a une mer saléeet une mer pleine d’amour.La ligne de démarcation a été ma poésie.Avec elle j’ai divisé les mystères de la meret mon propre mystère.Cependant j’ai compris que dans les petites choses,comme ma modeste maternité,il existe des mers infinies.Où s’alternent seiches et larmes,des choses jamais vues et grandeur de Dieu.Et j’ai compris que la poésie est inutile.Comme la beauté de la mer,si on ne pense pas à qui l’a crééequi est un grand mystère.    .   ... [Lire la suite]
dimanche 2 juillet 2017

NIZAR QABBANI

" Je bruis de tes mots, de ton souvenir, comme se gargarise de ses eaux la fontaine de la maison andalouse. Je ne peux plus garder ton prénom pour moi. Que peut faire la rose de son parfum, que peuvent faire les champs de leurs épis, le paon de sa queue et la lampe ancienne de son huile? Les gens te voient en goutte de pluie sur mon épaule, en bouton doré à la manche de ma chemise, en livre sacré accroché à mon porte-clés, en blessure oubliée sur les rives de mes lèvres: non je ne peux plus te cacher a personne. Trahi par la touffeur... [Lire la suite]
mardi 27 juin 2017

LES JARDINS DE L'ARTHROSE ‒ Extrait 1 et 2

Van Gogh a peint ce soleil qui répand son soufre sur les jardins de l'arthrose Comment en verrions-nous la lumière aveuglante Mais nous savons que c'est ici à des fractures mal scellées à des divorces de jointures à de froides incandescences Il m'arrive l'image noire de buissons retournant contre eux-mêmes leurs épines greffes de la folie Les oiseaux ne se posent pas ils s'accrochent à quelque défaut de paroi à quelque frottement de branches contrefaites ils ne jouent de la flûte ni du violon mais du bec cela fait ... [Lire la suite]

vendredi 10 mars 2017

LA CENTAINE D'AMOUR...Extrait

Ces fleurs brusques avec des eaux et des menaces,ce pavillon pris dans les tourments de l’écume,ces rayons de miel et ces récifs incendiairessont devenus la paix de ton sang dans le mien,une couche d’étoiles et bleue comme la nuitet la simplicité sans fin de la tendresse. »   . PABLO NERUDA .
Posté par emmila à 19:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,
lundi 23 janvier 2017

A MOTS OUVERTS

 à André Chenet et Tristan Cabral . Une pluie folle arrache la chemise des arbres. Les feuilles volent au vent comme des boutons qui pètent. Je vois les mots sortir des choses. Je les attrape au vol. Je ne joue pas aux mots comme on joue au soldat. J’en fais des parapluies, des bottines, et quelques fois des vers. Pour qu’une phrase se tienne, il faut placer les mots à la bonne place. Un semblant d’équilibre met la phrase en mouvement. La phrase n’est qu’un fil traversant le néant. Un mot mal placé suffit pour que... [Lire la suite]
samedi 25 juin 2016

CARNETS DE MARCHE...Extrait

Je sens le chuintement des roches une goutte puis une autre les oasis minuscules dans les replis Utah miniatures forgés à même les schistes verts superpositions de strates feuilletés de pâte fine ça gargouille ça pleut ça frissonne ça sommeille ça s'écaille ça se délite menues trouées de nacre qui s'effrite sous le graphite les nuages se lèvent la mer se libère de son poids de brume les gris du ciel se diluent acier de l'horizon le maquis s'enracine la nature s'ébruite dans le recueilli de son silence   .     ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 18:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,
samedi 12 mars 2016

LE BOIS DE VINCENNES...Extrait

En été, le crépuscule est beau dans cette partie sauvage du bois ; là où la terre se creuse entre deux vagues vertes. L’eau s’écoule. Les vagues glissent. Des têtes transparentes de serpents, souples et cristallines, aux lumières du couchant. L’eau du bassin s’élève et redescend telle une poitrine, unissant en elle le miroir du ciel et les images des arbres alentour. Des larves s’agitent, frémissent sous l’écume. Sur la rive, une feuille de l’automne passé regarde, couleur de cendre, fine comme la dentelle de soie d’une femme.... [Lire la suite]
Posté par emmila à 18:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , ,