dimanche 19 novembre 2017

CAROLE DAWSON

J'écris sur une peau de brume Pour effleurer l'instant Comme on apprivoise le vent Un soupir Me glisse entre les doigts Et me ravit un peu de moi J'erre sur le chemin Où silence est roi Sans bruit, je me dessine un destin Mais je marcherai toujours avec espoir Jusqu'aux froissements des petits matins Pour déposer des bouquets d'aurores Dans la paume de tes mains Et ainsi entrevoir Ta lumière Cousue de bleu et d'or Avant que ne s'effacent les mémoires De ces jours éphémères   .     © CAROLE  DAWSON   ... [Lire la suite]
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lundi 23 octobre 2017

IL Y A DES JOURS COMME CA

... On attend le frissonà nos pulsations agrippéou terré plus loinquand la paroleéchappe.On attend le soufflele balbutiementla note perduela voix vagabondant Il y a des jourscomme çaoù rien ne vient.On attend le poèmele chant puren équilibreentre deux mondes.On attend le silencel’écriture du silenceou son illusion.On aimerait être prochede l'immense.La rage au cœuron attend l’espace étroit.Un rythme alterneforce à s’immobiliserà dériverancrage ratéentre les racines et la terregriffures au-dedansharpon de colèrerouge tapageur... [Lire la suite]
samedi 14 octobre 2017

BRANCHES BASSES

 Instant qui veut durer mais sans savoir Tirer éternité des branches basses Qui protègent la table où clairs et ombres Jouent, sur ma page blanche de ce matin.   Autour de ces deux arbres d’abord l’herbe, Puis la maison, puis le temps, puis demain Pour ouvrir à l’oubli, qui déjà dissipe Ces fruits d’hier tombés près de la table.   Là-bas est loin. Toutefois, c’est surtout Ici et maintenant qui sont inaccessibles, Plus simple est de rentrer dans l’avenir   Avec, pour tout à l’heure, quelque peu De ce... [Lire la suite]
samedi 30 septembre 2017

HACIA UN SABER SOBRE EL ALMA...Extrait

 Ecrire, c’est défendre la solitude dans laquelle on se trouve ; c’est une action qui ne surgit que d’un isolement effectif, mais d’un isolement communicable, dans la mesure où, précisément, à cause de l’éloignement de toutes les choses concrètes le dévoilement de leurs relations est rendu possible.             Mais c’est une solitude qui nécessite d’être défendue, ce qui veut dire qu’elle nécessite une justification. L’écrivain défend sa solitude en montrant ce qu’il... [Lire la suite]
samedi 23 septembre 2017

POURQUOI DES POETES EN TEMPS DE MANQUE ?

" La poésie de nos jours est-elle un sujet d'étonnement ? De dérision plutôt. Non pas aux yeux des autres : à ceux d'abord des poètes. L'écriture, son agonie.Ne fallait-il pas découvrir les pièges où la poésie facilement se laissait prendre ? Ce mythe de l'innocence ou de l'unité grâce auquel les poètes ont pu vivre en ces temps du manque, ou survivre, angélisme, a-t-on dit, respectant, perpétuant le schéma reli­gieux : poésie, paradis. Le poème avait mission de purifier, il le pouvait, ses mots parti­cipaient à l'être et tendaient... [Lire la suite]
mercredi 20 septembre 2017

PIERRE DHAINAUT

" Idéologie, sublimation, comment de toute façon les éviter ? Si la poésie fait corps avec l’histoire, individuelle et collective, elle la traverse aussi. Tantôt nous voulons coïncider avec cette histoire, tantôt nous en évader, à tout prix. La poésie ne consiste pas dans le seul dévoilement de sa nature : elle se désincarne alors. Elle ne consiste pas davantage en une incarnation qui exigerait qu’on lui sacrifie tout, qui l’ ampute et l’alourdit. Traquée, la poésie fatalement se dérobe. Nous ne procédons que par force :... [Lire la suite]

mardi 22 août 2017

GUISANE...Extrait

La lumière délimite notre présence au monde Sombres, nous sommes pourtant lumineux Ecrire à peine juste pour frôler la peine Sinon la tristesse finirait par se prendre Définitivement au sérieux Comme la truite qui rejoint les eaux profondes Que nous pensions tenir dans nos mains Pêcheurs du poème     .     PATRICK CHEMIN     .     Photographie Bernard Liegeois  
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mercredi 16 août 2017

LES AUBES SONT CERTAINES

Marche allègre et vive sur les passerelles de l’aube Le sang dormant s’ébroue L’écriture coule drue Verticale La pluie a ravivé les feuilles J’ai troqué mon pays contre le rire immense De chutes de cascades de torrents vers la mer J’ai traversé des fleuves qui n’avaient pas de nom J’ai reconnu le ciel au tremblement des feuilles Troqué des cimetières contre des chemins d’or J’ai tenu tête à l’âme elle s’en est souvenue J’ai marché sans compter sans mesurer mes pas J’ai senti le pollen de mes aurores vives J’ai bougé des écluses dans... [Lire la suite]
mercredi 12 juillet 2017

UNE HISTOIRE DE BLEU...Extrait

Ne rechigne pas à la dépense. Quand tu ne lui arracherais que des loques, il te faut écrire comme si tu devais liquider la mer. Les mots sont tout ce qu'il te reste : lance toi à l'assaut de ce bleu. Tu dois courir encore derrière la mer. Il t'appartient d'en modifier la teinte, comme de recolorer de temps en temps le ciel, et de rhabiller ses fantômes avec des vêtements neufs. Pour se perpétuer, l'invisible a besoin de figures. L'infini est avide de formes. Il ne prend corps que sur ses bords où se conjoignent le large et le rivage,... [Lire la suite]
lundi 22 mai 2017

LES SECRETS DE L'ECRITURE

Je n’écris pas pour quelques-uns retirés sous la lampe Ni pour les habitués d’une cité lacustre Pour l’écolier attentif à son cœur Non plus pour cet enfant paresseux qui sommeille Entre mes bras depuis cent ans Mais pour cet homme qui dépassé par l’orage N’entend pas la rumeur terrestre de son sang Ni l’herbe le flatter doucement au visage J’écris pour divulguer ce qui vient des saisons La neige pure ainsi qu’une main féminine Et le pollen éparpillé sur les gazons Aussi l’agneau qui fait le calme des montagnes J’écris pour dépasser la... [Lire la suite]