samedi 18 juin 2016

UNE SUITE DE MATINS...Extrait

...Tout livre vrai est un comme cette écriture d'oiseau sur la vitre que le soleil révèle nous avons besoin de tracements sur nos transparences et d'une certaine lumière à la fenêtre... .   HEATHER DOHOLLAU   .   Photographie Thami Benkirane benkiranet.aminus3.com

jeudi 16 juin 2016

CE QUI SE MEURT PARLE PLUS FORT

" L’abandon se cambre de lui-même. Il nous offre sa face tactile et nous sommes rongés d’une corrida de gestes immobiles. Tout ce qui rompt avec la possession et le sentiment d’appartenance nous dépite. C’est la grande cascade de la mort qui ne se voit pas. L’engagement se débride et nous sommes contraints de nous en retourner seuls tout au fond de nos âmes. L’estocade trempe sa lame dans la nuit d’encre et t’écrire devient un râle, un entre-deux dans le creux de la fracture que je remplis de mots. Tu vois, il nous faut remplir, puis... [Lire la suite]
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mercredi 8 juin 2016

MON AMOUR...

Mon amour, le désespoir est une discipline du soir de ce moment soudain léger où les poids semblent envolés de ce moment perfide dont j'essaye d'écrire la couleur Mon amour, l'ivresse des choses uniques installe sa dentelle La vie soudain exaltée est sublime et dérisoire Tu entres dans l'inconstance du temps, les solides se liquéfient, l'air est sensible au geste   ...   Mon amour, j'ai parcouru toutes les pages en vain mais sans regret, étais-tu là, tapi dans la pénombre des lettres usées, dans... [Lire la suite]
vendredi 27 mai 2016

BERNARD PERROY...Extrait

j'écris sur le dos du monde en grattant son écorce dans la joie des sèves et des fleurs multipliées dont les couleurs jaillissent de l'encre noire... nuit transfigurée de nos âmes dont la flamme murmure sans cesse et monte en nous avec obstination comme aimantée par le bonheur…   .   BERNARD PERROY   .   Oeuvre Jef Aérosol ( Jean-François Perroy )    
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mardi 10 mai 2016

L'OR DES TIGRES...Extrait

Que d’autres se vantent des pages qu’ils ont écrites ; moi je suis fier de celles que j’ai lues. Je n’aurais pas été un philologue, je n’aurais pas interrogé les déclinaisons, les modes,la laborieuse mutation des lettres, le d qui se durcit en t, l’équivalent du g et du k, mais tout au long de mes années j’ai professé la passion du langage. Mes nuits sont pleines de Virgile ; avoir su et avoir oublié le latin est une possession, parce que l’oubli Est une des formes de la mémoire, son vague souterrain, l’autre face secrète de la... [Lire la suite]
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samedi 30 avril 2016

LES VRILLES DE LA VIGNE...Extrait

"« Je veux faire ce que je veux. Je veux jouer la pantomime, même la comédie. Je veux danser nue, si le maillot me gêne et humilie ma plastique. Je veux me retirer dans une île, s’il me plaît, ou fréquenter des dames qui vivent de leurs charmes, pourvu qu’elles soient gaies, fantasques, voire mélancoliques et sages, comme sont beaucoup de femmes de joie. Je veux écrire des livres tristes et chastes, où il n’y aura que des paysages, des fleurs, du chagrin, de la fierté, et la candeur des animaux charmants qui s’effraient de l’homme…... [Lire la suite]
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mardi 8 décembre 2015

POEME A CRIER...Extrait V

Une pensée pour Agnès . ... Tu as bercé tant de fruitsles tiens ou d’autrestrop grands parfois pour tes mains,trop exigeants.De nouveau si prochecette brûlure de l’absoluinvasion fulguranteespéréequi te grandit et te portequi mène ta mainvers des calligraphies inconnuesque tu ne voulais pas voir.Tu te replies vers ton silencevers tes secretsc’est là que tu habites le mieux.A vif toujours et encoreà vif      à découvert,dénudée.Le chemin se traînaitdans la lumière perduele chemin s’égarait et tu... [Lire la suite]
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mercredi 25 novembre 2015

HORS SAISON

 Je n'écris plus que dans les herbes en attente d'hiver, sur l'écorce grenue des arbres, contre le ronronnement des chats, dans le souvenir piquant de flocons de neige. Je dis A Dieu aujourd'hui, sans doute n'en serai-je pas capable le moment venu. L'inconséquence de l'espèce me fatigue, j'y suis étrangère. Comment en est-on arrivé là, ces papiers gras, ces souillures, ces mensonges, cette cacophonie ou chacun tire à hue et à dia pour quelques sales miettes d'illusions. Hors saison. Je n'écris plus qu'avec la voix des ruisseaux,... [Lire la suite]
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mardi 27 octobre 2015

AGNES SCHNELL

J'ai rencontré Agnès Schnell lors d'un marché de poésie dans les Ardennes, Place aux livres. Nous avons vite parlé librement, amusées de nous trouver une même passion pour l'Ardenne profonde, ses paysages, ses eaux et ses légendes . Nous avons parlé de la difficulté d'avouer l'écriture quand on est femme, et des fidélités qui poussent vers la page encore vide. D'auteurs que nous aimions. Je suis partie avec deux livres d'elle : Murmures dans l'absence et En filigrane, L’Ardenne. J'ai lu ses deux livres, pas dévoré, lu, siroté,... [Lire la suite]
dimanche 18 octobre 2015

L'ART D'ECRIRE

Tu exprimes le manque, l’incertitude, l’abandon peut-être Le gouffre où tu te débats Tu affectionnes un style et cherches le ton qui te ferait exister tu es là dans l’immensité, le bleu et la voix la voix se heurte au bleu et l’horizon renvoie un écho ne cherche pas l’écho l’écho est l’exil du même rapproche-toi de la sérénité, les puissants battants du songe ailes ouvertes répétant à l’infini le geste heureux d’aller vers l’autre et tu découvres la précarité de l’être, ou le refus ou le silence ou la mort Tu crées en... [Lire la suite]