samedi 24 novembre 2018

LE SILENCE LÉTAL DES POÈTES

Les poètes isolés et désintéressés, réfractaires aux honneurs officiels, lorsqu'ils ont fait leur temps, c'est à dire qu'ils sont épuisés par la maladie, leurs excès mais surtout par leur quête incessante d'expérience et de voyances, sont jetés sans états d'âme en pâture aux médecins assermentés qui les bourrent de médicaments, de produits chimiques quand ils ne sont pas charcutés au bistouri ou objets d'expérimentations pour “essayer” de nouveaux traitements. Ils sont placés de force dans des maisons de soins et c'est avec des... [Lire la suite]

samedi 21 juillet 2018

AGNES SCHNELL...Extrait

Voici que déjà mon noms’effaceet rompt avec la partitionque j’avais déroulée. Je l’ai jouée à m’y perdrea cappella à l’envers sans répit. Voici que déjà s’amenuisel’espace tel un feu que l’on couvre brusquement,des pattes d’oiseauxsur l’humidité du sable,le fantôme d’un arbreoù le vent reste prisonnier.     .     AGNES SCHNELL     .   Oeuvre Paul Delvaux
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jeudi 21 juin 2018

ANDRE VELTER...Extrait

 Pourtant, cendres laissées au vent ou sépultures de sable, il est d'ultimes séjours qui s'effacent, entretiennent le mystère, ouvrent d'infinis espaces aux détectives érudits. Et il en est aussi qui gardent leur secret sous les fleurs. .   ANDRE VELTER( cf. préface aux Quatrains d' Omar Khayam : " Rubayat " ) .   Oeuvre Antonio José Garcia
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lundi 27 novembre 2017

LE BONJOUR ET L'ADIEU...Extrait

.... Il y a une parole confiée au silence, que l'ombre nous transmet. Une parole d'effacement qui est parole de tendresse. Peut-être pourrions-nous aussi parler de bonté. Lavis d'ombre sans que soit raturée cette lumineuse coulée qui la contient. Mais plus proche de notre dénuement. Je crois à cette parole d'ombre. Elle n'est pas jeu de lumière ou de solitude mais ce que nous pouvons comprendre d'un dialogue qui se fait, qui se défait en nous. A chaque instant. Car nous ne pouvons comprendre que l'ombre. La brisure de l'éclat. ... [Lire la suite]
jeudi 12 octobre 2017

LES TREMBLEMENTS INFIMES DE L'EFFACEMENT

J’ai cherché la vie dans les regards du monde, entre les tremblements infimes de l’effacement et l’apparition des matières visibles. J’ai vu des nuages blancs innerver d’eaux incendiées le ferment des jours. J’ai vu l’éclosion insaisissable des espèces, refermée dans la durée. J’ai guetté une vérité dans l’humide chaleur des corps et des éclats de soleil sur des visages tels des papillons blancs sur la tristesse. Espéré la béatitude dans les regards stupéfiés d’immensité et l’exhalation où le corps expire.   .   LIONEL... [Lire la suite]
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lundi 19 septembre 2016

LETTRE A DES AMIS PERDUS

Merci Agnès..   Vous étiez là je vous tenais Comme un miroir entre mes mains La vague et le soleil de juin Ont englouti votre visage Chaque jour je vous ai écrit Je vous ai fait porter mes pages Par des ramiers par des enfants Mais aucun d’eux n’est revenu Je continue à vous écrire Tout le mois d’août s’est bien passé Malgré les obus et les roses Et j’ai traduit diverses choses En langue bleue que vous savez Maintenant j’ai peur de l’automne Et des soirées d’hiver sans vous Viendrez-vous pas au rendez-vous Que cet ami perdu... [Lire la suite]

mercredi 18 novembre 2015

HERITAGE DE LA STUPEUR ...Extrait

Il faut quelqu'un pour mourir. Et quelqu'un pour regarder mourir. Une fleur, un vase. Un baiser, une bouche. Un regard pour celui qui part, un regard pour celui qui veille. Ce don des larmes retenues, ce mouvement secret des sources au centre des pupilles, inachevé jusqu'à la mort et longtemps après, tissé du premier au dernier souffle entre la mère et l'enfant, laisse fléchir le monde doucement dans sa sagesse. Il s'agenouille devant le dieu de celui qui part. De celui qui s'éloigne sans se retourner. Sans revenir sur ses pas. Même... [Lire la suite]
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samedi 15 mars 2014

EFFACEMENT

S'effacer,s'abstenir,sous n'importe quel climat. Vivre les nuits comme des sortilègeset rester en marge,sans même les prononcer.Dévier légèrement l'éternitéet se tenir là en suspens,comme un insecte dans une fissure.Ce n'est qu'ainsi,abandonnant parfois temporairement la vie,qu'on peut continuer de vivre   .   ROBERTO JUARROZ   .        
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vendredi 3 janvier 2014

POTEAUX D'ANGLE...Extrait

Retour à l'effacement à l'indétermination Plus d'objectif plus de désignation Sans agir sans choisir revenir aux secondes cascade sans bruit îlots coulants foule étroite à part dans la foule des environnants Habiter parmi les secondes, autre monde si près de soi du coeur du souffle Perpétuel incessant impermanent train égal vers l'extinction Passantes régulièrement dépassées régulièrement remplacées passées sans retour passant sans unir sobres pures une à une descendant le fil de la vie passant...     HENRI MICHAUX... [Lire la suite]
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jeudi 26 septembre 2013

POESIE VERTICALE...Extrait

 La vie commence où l’on veut qu’elle commence, où quelqu’un est capable de créer une forme.  Ou là où quelqu’un est capable de se laisser créer par une forme.   Mais avant d’entraîner les mains à créer une forme  ou à s’ouvrir à elle, il faut leur apprendre à créer l’espace  pour cette forme.   La vie aussi s’achève où l’on veut qu’elle s’achève, où quelqu’un est capable d’effacer une forme  ou d’annuler son espace. Ou là où quelqu’un est capable de se laisser effacer par... [Lire la suite]
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