vendredi 10 février 2017

POEME

Il est des pensées que fait jaillir la nuit,épaves de pirogues qui ne peuvent se dégager des flots ;il est des pensées qui n’arrivent pas à se hausserjusqu’aux lèvres et qui ne sont qu’intérieures. Épaves de pirogues perdues loin des bancs de sable,qui se charrient simplement près du golfe.Devant, l’on voit une terre désertique,et derrière, l’océan infini. Ô mes pensées, quand naît la lune,et que tout ce qui se voit paraît boire les étoiles !Ô mes pensées, liées, enlacées,épaves d’une pirogue aventureuse qui n’a pas... [Lire la suite]

mercredi 5 octobre 2016

ELEGIE DU SILENCE

Silence, où mènes-tu Ton cristal imprégné De rires, de paroles Et des sanglots de l'arbre ? Comment effaces-tu La rosée des chansons Et les taches sonores Que les lointaines vagues Laissent sur la blancheur Sereine de ton voile ? Qui ferme tes blessures Lorsque dans les campagnes Une vieille noria Plante sa flèche lente Dans ton cristal immense ? Où vas-tu si, le soir, Te blesse l'angélus, Si troublent ton repos Des essaims de chansons Et la rumeur dorée Qui tombe sur les monts Bleutés en sanglotant ?   .   ... [Lire la suite]
mercredi 26 décembre 2012

CHANTS D'OMBRE...Extrait

Nuit d'Afrique, ma nuit noire, mystique et claire noire, et brillante, Tu reposes accordée à la terre, tu es la Terre et les collines harmonieuses, Ô beauté classique qui n'est point angle, mais ligne élastique, élégante, élancée ! Ô visage classique ! depuis le front bombé sous la forêt de senteurs et les yeux larges obliques jusqu'à la baie gracieuse du menton et L'élan fougueux des collines jumelles ! Ô courbes de douceur, visage mélodique Ô ma Lionne ma Beauté noire, ma Nuit noire ma Noire ma Nue! Ah ! que de fois... [Lire la suite]
Posté par emmila à 18:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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mardi 28 août 2012

CHANT V

… Et toi, Femme dont la peau caresse quand tu passes, plus blanche que la douceur de le dire, dont la respiration suspend la planète à travers l’eau rouge d’aurores, le souffle qui éteint un astre et en allume un autre, tu portes mon tremblement comme je porte sur moi ton existence. Femme de colombes en plein vol, aux yeux de métal blessé, aux yeux où l’eau incendie et le feu mouille, sépare-moi de cette solitude qui laisse en solitude tout ce qu’elle touche. Femme, jour fermé, femme à la démarche nue, au chant nu, je vais et viens... [Lire la suite]