lundi 11 juin 2018

PUISQUE TU PARS...

Puisque l'ombre gagnePuisqu'il n'est pas de montagneAu-delà des vents plus haute que les marches de l'oubliPuisqu'il faut apprendreÀ défaut de le comprendreÀ rêver nos désirs et vivre des "Ainsi-soit-il"Et puisque tu pensesComme une intime évidenceQue parfois même tout donner n'est pas forcément suffirePuisque c'est ailleursQu'ira mieux battre ton cœurEt puisque nous t'aimons trop pour te retenirPuisque tu pars Que les vents te mènent où d'autres âmes plus bellesSauront t'aimer mieux que nousPuisque l'on ne peut... [Lire la suite]

lundi 21 mai 2018

LE PASSANT D'ARGILE...Extrait

Je ne sais pas devenir. Je ne sais pas réussir. Je suis depuis toujours cette même question posée à la vie et ce que le poème répond.Je cherche au travers du bruit froissé des mots le chemin d'un silence. Mais je ne suis pas écrivain, ni bavard, je suis inquiet. Je suis de l'inquiétude des pauvres gens, de leurs cités et pour sûr maintenant Je ne serai plus jamais poli J'ai tant de temps d'enfance à rattraper. Je ne sais pas devenir, je suis des passants Et nous arpentons le même décor grotesque et... [Lire la suite]
mercredi 2 mai 2018

REMINISCENCES

Du marine des ombres à la couleur du vin coupé  il y a toujours en nousun éclat d’enfance. Il y a le froid des murs de pénitence le brouillard dont on émergeait  si lentement les voix trop assuréesdont la distance nous étourdissait. On allait en aveugle bousculés par les jours. On résistait peu tout attentifs aux brasiers de nos âmesà l’impatience de nos mains. Maintenant on écrit comme on ravaude pour combler à points serréspour garder fixés les mots nomades. Il y a toujours quelque chose d’étonné en nous ... [Lire la suite]
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vendredi 20 avril 2018

LA NUIT VENUE ...Extrait

Il n’est que temps. Demain déjàPourrit dans la mémoire des vivants.Un monde en agonie exhale ses ténèbres,Il nous souffle à la face une haleine de mort.Demain se tait, son silence nous gagne,La terre dépérit sous le sel des moissons.Nos lèvres ont perdu le goûtD’enfance des syllabes, nos voixSous la neige, des motsNe nous parviennent plus.Il n’est que temps, vois, la dernière flammeVacille et va s’éteindre.Ah ! tout ce qui nous reste à dire,A voir, à vivre et à aimer, quoi, tout celaQui nous brûlait le cœur d’espoir et... [Lire la suite]
jeudi 12 avril 2018

LE PASSEUR DE SILENCE...Extrait

... Quand un enfant blessé se prend pour un navireet regarde la mer de son lit de poussièrequand le filin des jours vous glisse entre les doigtsquand le vent tient ouverts même les yeux des mortsquand les pierres se détachent de nos années perduesquand la douleur ressemble à quelqu’un qui approchealors on aimerait bien pour mourir l’un à l’autretrouver une maison où l’on oserait vieillir   .   TRISTAN CABRAL     . Oeuvre Claude Monet
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vendredi 6 avril 2018

L'AMER NOUS GUIDE...

Je suis né d’une erreur du vent et de la mer c’est pourquoi j’ai vécu au rythme des marées entre les hommes et dieu je n’ai pas pu choisir poisson-lune égaré sur un trottoir vitreux je n’ai fait que passer sans pouvoir respirerun enfant replié s’est pris dans ma mémoire qui m’empêche d’atteindre au pays d’où je viens quand trouverai-je enfin de quoi crever mes yeux sur le plancher glissant d’une barque fantômesi je viens à mourir qu’on me jette à la mer dans l’aube bleue des sables je trouverai... [Lire la suite]

samedi 31 mars 2018

LA VOIE NOMADE

  O rompre les amarres Partir partir Je ne suis pas de ceux qui restent La maison le jardin tant aimés Ne sont jamais derrière mais devant Dans la splendide brume Inconnue Est-ce la terre qui s'éloigne Ou l'horizon qui se rapproche On ne saurait jamais dans ces grandes distances Tenir la mesure De ce qu'on perd ou ce qu'on gagne Pour aller jusqu'au bout du temps Quelles chaussures quelles sandales d'air Non rien O tendre jour qu'un mince fil d'été Autour de la cheville Mais le cercle d'argent Au poignet... [Lire la suite]
mercredi 21 mars 2018

BRUNO RUIZ...Extrait

Un jour, il y a bien longtemps, je suis sorti de moi, de ce grand pays du silence. J’ai pris la route des mots pour embrasser l’univers avec vous, pour étreindre vos paysages, renverser des barrières, ouvrir des vannes, fleurir des jardins, crier l’inutile. Jamais je n’aurais cru semblable lumière dans vos yeux, tant de secrets dans vos enfances, de fleuves aux poèmes, d’espérance à vos genoux qui ne fléchissaient pas. Je m’approchais de vos îles sans vraiment les atteindre et je me nourrissais de vos viandes dans les poitrines du... [Lire la suite]
vendredi 16 mars 2018

LA NATURE...Extrait

 Pour se retirer dans la solitude, on a autant besoin de quitter sa chambre que la société. Je ne suis pas seul tandis que je lis ou écris, bien que personne ne soit avec moi. Mais si un homme veut être seul, qu'il regarde les étoiles. Les rayons qui tombent de ces mondes célestes le sépareront de ce qui l'environne. Il est permis de penser que l'atmosphère a été créée transparente dans le seul but de  donner à l'homme, par l'intermédiaire des corps célestes, le sentiment de la présence constante du sublime. Vues à... [Lire la suite]
Posté par emmila à 15:40 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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samedi 24 février 2018

ACCOINTANCES

La poussière des bombes m’étouffe, m’écrit une amie ce matin, et j’ai envie de lui répondre la poussière des bombes et celles sur ces langues sèches qui ne bougent plus, dans nos bouches brûlées de trop d’images, de trop de chiffres monstrueux derrière lesquels on ajoute Enfants Tués Enfants Cassés Humains Écrasés, la poussière de Paris, de Londres, de Berlin, de New York, je vous épargnerai Beijing où la poussière est noire, Moscou où elle est rouge de sang frais qui coule, la poussière qui est devenue notre... [Lire la suite]