mardi 17 septembre 2019

LA VIE BUISSONNIERE...Extrait

« Quand je regagne la chambre, j’entends grincer le vieil escalier de l’enfance, celui qui me fit tout comprendre, sans ajouter le moindre mot, la moindre phrase, m’ouvrant d’un seul coup à la vie immense, celle qui naît ici, à partir du point le plus minuscule : une ruelle, un visage, une façade, un oubli, un souvenir, quelques lignes, une phrase, des voix, oui, surtout des voix dont ma vie fut d’écrire un chapitre façonné par le lointain et le proche, l’aventure de l’inconnu. Je ne saurai jamais tout ce que ces voix m’ont... [Lire la suite]
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jeudi 8 août 2019

JEAN DIHARSCE...Extrait

... les enfantsde mon temps(nous eumes de la chance)levaient les yeux au ciel Picasso y traçait des colombesles adultes d'alors avaient tant de mémoirequ'ils savaient se tenirau moins pour l'essentiel se taire pour recueillir l'oiseau     .     JEAN DIHARSCE     .    Oeuvre Pablo Picasso    
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lundi 5 août 2019

AUX SOUVENIRS

Aux souvenirs       qui demeurentbattant aux vantaux d'une viecomme ils se rappellent aux jeux des reflets furtifsdes mots de givre  des pensées qui s'entent      au choeur de la nuit L'absence    m'est une ombre que fige l'albâtre des nuées océanes Sombres allants des - dalles tumulairesimmensité Durer    sur la mer   ne laisse aucune empreinteA terrele temps perd en voyage le fil de la légendele chant onirique des... [Lire la suite]
mercredi 31 juillet 2019

ICI LA AILLEURS ET AUTRE PART

Que de douleur, que de souffrance, et ces petits, tout petits, cœurs palpitants que l'on a envie de cajoler, de bercer et consoler. Petits éclats de chair si tendre, entends-les pleurer leur sang si rouge, "et que la grenade est touchante dans nos effroyables jardins"(*). Un baptême et une bague, et au cou l’opulence de la mort et du noir. Une absence, une présence, un collier de souffrance. Dans la tête une voix qui tamise le silence, et le noir de la nuit dans le cœur de l’enfant qui se noie dans son sang. Une chemise... [Lire la suite]
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jeudi 25 juillet 2019

AH, ERNESTO

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jeudi 4 juillet 2019

ANNE MARGUERITE MILLELIRI...Extrait

Ta langue s'est perduedans les méandres de Babel ...Perdus le chant dansantet le son de la voix. Et tu cherches tes mots dans l'errance du vent,au creux des larmes dans un visage désertique. Enchanteresse, elle l'était,comme toute langue de l'enfance --enchantée, comme ces châteaux en Espagne, les yeux gris-verts de la mère,la mer océane,le soleil léopard,le ciel goéland. Et te voilà sans parole, dans cet enclos planté de fleurs sages dont les graines se vendent.Où sont tes ailes ? Où sont tes yeux... [Lire la suite]

vendredi 26 avril 2019

JE VOUDRAIS QUE MON CRÂNE...

  Je voudrais que mon crâne soit comme une chapelle Abandonnée perdue au fond d'un val touffu On entend bourdonner une mouche une abeille Et l'on croît deviner des sourires aux statues   Je voudrais que mon cœur soit comme un feu dans l'âtre Qui rougeoie dans la nuit avec sa bonne odeur Dans les tisons l'on voit un mystérieux théâtre De masques de chevaux de rires et de fleurs   Je voudrais que mon corps soit une goélette Qui danse en s'amusant sur la crête des flots A la proue le beaupré se moque des... [Lire la suite]
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mercredi 17 avril 2019

L'ART DE LA JOIE...Extrait

"Le mal réside dans les mots que la tradition a voulus absolus, dans les significations dénaturées que les mots continuent à revêtir. Le mot amour mentait, exactement comme le mot mort. Beaucoup de mots mentaient, ils mentaient presque tous. Voilà ce que je devais faire : étudier les mots exactement comme on étudie les plantes, les animaux. Et puis, les nettoyer de la moisissure, les délivrer des incrustations de siècles de tradition, en inventer de nouveaux, et surtout écarter pour ne plus m'en servir ceux que l'usage quotidien... [Lire la suite]
samedi 13 avril 2019

MARIN MON COEUR...Extrait

... Nous avons coutume ici d’accueillir des enfants, c’est-à-dire de les mettre au monde comme ailleurs on capture des éléphants sauvages. Ceux qui capturent les éléphants sauvages afin de se les approprier se doivent de développer une argumentation suffisamment forte pour convaincre l’éléphant que sa vie en captivité sera mille fois plus belle que celle qu’il aurait pu vivre à l’état naturel. Cette argumentation prenait chez les Thaï la forme d’un poème forcément long car bourré de mensonges et le poème prenait forcément... [Lire la suite]
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vendredi 12 avril 2019

LE CENACLE DES SOLITUDES...Extrait

  Je ne sais pas mon âge, aujourd'hui moins que jamais, regarde mon visage, illisible, à présent, mes traits, égarés sous les travers du temps qui ne trouve même plus place dans ma chair évidée, tourne, ne sait plus où se frayer chemin, balbutie maintenant les promesses fourchues d'un destin qui halète dans mon souffle dans mon sein, agonise sur mon corps, cherche à tromper sa fin espère séduire la mort en creusant d'autres lits mais je sens que je flanche, que je vais lui céder tant je suis vieille, vois, tant la course des... [Lire la suite]
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