samedi 11 décembre 2010

LETTRES DE TEMPS SUR LES ROSES

Dans les branches touffues des cèdres majestueux aux dernières lueurs du jour des papillons multicolores se chuchotent avec affectuosité les poèmes des troubadours amazighes et les échos des ancêtres…Les odeurs de résine et de thym mêlées se souviennent d’une enfance qui passa par là comme une étoile filante le temps d’un enchantement … dont le cœur palpite encore aux premiers rayons du soleil Ah ! le bord du ravin intérieur où les souvenirs nous mettent en danger où nos secrets idiots sont inscrits en lettres de temps sur des... [Lire la suite]
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samedi 6 novembre 2010

LA PETITE HERBE DES MOTS

"On peut croire qu'un souvenirCreuse la couleur du mot bleu, à forceIl en reste plus rien, du bleu ;Et du souvenir pas plus.Qu'est-ce qu'on raconte ?""Une ancienne cour que l'enfance a ferméeSi t'ouvres le portailQuelques mots reviendront, pas grand-chose.La couleur d'autrefois c'est pareil qu'aujourd'hui, presque :De la tôle toute neuve, mais quand mêmeEncore du vieux bois qui pourrit.""Un mur s'est ébouléC'est comme des mots (mais tombés d'où ?)La douceur du ciel continue son bleuOn dirait qu'on peut rêverA... [Lire la suite]
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lundi 1 novembre 2010

L'ENFANT QUI...Extrait

(...) L'enfant qui vit dans ta mémoire                     réclame sa part                     de tes pauvres escapades.                     Il exige moins de mensonges                     et un plus clair silence.Il en sait autant que toi        ... [Lire la suite]
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mercredi 6 octobre 2010

POEME...Extrait

Même si Dieu n’existait pas, si l’âme n’existait pas    et si l’âme existait et était mortelle, et s’il n’y avait pas de résurrection, s’il n’y avait plus rien après, vraiment rien, alors la part que toi et moi aurons prise à une telle comédie n’aura été que de pitié, pitié pour cette vie qui n’est qu’un souffle, et soif, et faim, accouplement, maladie et douleur… Un jour que je marchais au milieu des bruyères en fleur, j’entendis la question que posait un enfant: Pourquoi? et je n’ai pas su lui... [Lire la suite]
dimanche 3 octobre 2010

L'ARMOIRE DES JOURS...Extrait

Nos chemises pliées tout en haut de l'armoire, qui attendaient parfois des jours et des semaines. Et nos mains se hâtaient vers les odeurs de propre qu'elles avaient gardées de leur passé de voile... dans le vent du suroît qui secouait la corde tendue de la maison à la bâtisse à bois...J'y songe quand j'écris. Quand je plie mon poème. Et que je viens l'étendre sous le vent de vos yeux. .. .GILLES VIGNEAULT .. .Œuvre Désiré François Laugée  
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dimanche 26 septembre 2010

FRESQUE PEINTE SUR UN MUR OBSCUR....Extrait

Ainsi se décide l'impossiblecomme une caresseEntre le monde et l'amourle lien est d'eau qui trembleTes mains sont un fruitautant que la rondeur de l'étéEt la révolution et les désastressont l'œuvre d'un regardou d'un baiser demeuré videTout désir est une enfance revécueau bord d'un ruisseauToute vaillance dans le pasest nouée au sommeil le plus chaudAinsi l'avenircet ordinaire du pauvreest la trace indécised'une main sur ta peau.JEAN-PIERRE  SIMEON.Fresque de Pompeï
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jeudi 9 septembre 2010

L'USURE DU JARDIN....Extrait

le cœur est la troisième oreille c'est celle aussi de l'enfance celle qui entend dans la vieille maison  les chansons et les rires d'une autre viecomme une lumière d'étoile affleurant dans la nuitj’entends le front appuyé à des odeurs closesles mains cherchant la couleur des mursune rumeur d'arbres et de rivièresqu'on partageait à table avec le painquand la place du pauvre était videje devine les joies muettes et leur disparition dans l'usure du jardinalors je me reconnais fils de la rumeur et du retour des... [Lire la suite]
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vendredi 27 août 2010

SOUVENIRS DESORDONNES...Extrait

Je crois que l'amitié que j'ai vouée à Char dès son arrivée à Paris s'explique d'abord parce qu'il était L'Islois. Nous étions presque du même village, presque voisins ; nos souvenirs d'enfance avaient la même couleur, la même sonorité et il était attaché à son clocher autant que moi au mien. Nous avions vécu la même jeunesse ; connu à coup sûr les mêmes jeux d'enfant, les mêmes patientes chasses aux papillons et aux lézards. Il avait dû, comme moi, façonner par la torsion de l'extrémité d'un long stipe d'herbe folle ce nœud... [Lire la suite]
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vendredi 27 août 2010

SABLES FUNAMBULES...Extrait

(...) notre absence nous définitet notre solitudeun rêve de terre ouvreles mots sur la merle temps nous rouvre à l’enfancesculptés d’ombre et de lumièrenous nous tenons visagesà gauche du soleilcomme à côté des épinesla plage des cœursde l’espace naît le videl’animéet le silence entre les pagesest souffleentre les souffles.AMINA SAÏD.
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mercredi 18 août 2010

SOUS LE SCEAU DU SILENCE...Extrait

    Nous surveillons une présence, une enfance qui persiste. Ni espérance, ni faux-semblants, mais une incroyable volonté d'accueillir ce qui fut, d'inventer ce qui subsiste.        Les paroles, l'imagination prolongent l'allé­gresse provoquée par la perspective d'une colline, par les remous d'une forêt. La nuit même semble radiée ; seule s'impose l'aube après laquelle tout est possible. Aucune attente ne sollicite notre hâte.        Au-dessous de nous, un oiseau s'égare... [Lire la suite]
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