vendredi 28 janvier 2011

CHEMINS TOUTES CES TRACES...Extrait

J’annonce la folie l’étonnementL’imbrûlé de la luneDont la lumière est blanche autour des cerisiersEntourant la fillette illuminéeFillette avec ses attributs de femmeSon front penché vers l’enfant mis à ses piedsCelui qui rêve et parleEt dans sa main le feu de deux cerisesNon, mon amour, je ne conterai pas d’histoireSi dans mon cœur il y a le sang verséLa pureté et la compassion nocturneSont assises et elles se tiennent aux avant-brasFace à face elles pleurentÔ mon enfant leurs larmes sont devenues colombesSouillant de leur déjection... [Lire la suite]
Posté par emmila à 11:57 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

mardi 14 décembre 2010

UN ENFANT

Un enfant ça vous décroche un rêveÇa le porte à ses lèvres et ça part en chantantUn enfant avec un peu de chanceÇa entend le silence et ça pleure des diamantsEt ça rit à n'en savoir que faireEt ça pleure en nous voyant pleurerÇa s'endort de l'or sous les paupièresEt ça dort pour mieux nous faire rêverUn enfant ça écoute le merleQui dépose ses perles sur la portée du ventUn enfant c'est le dernier poèteD'un monde qui s'entête à vouloir devenir grandEt ça demande si les nuages ont des ailesEt ça s'inquiète d'une neige tombéeEt ça croit... [Lire la suite]
Posté par emmila à 14:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
jeudi 21 octobre 2010

MERE COLERE

 je suis la mère colère   la terre a bu mes enfants  mes mains fouillent cette terre   mes bras flagellent le vent  mes flancs palpitent   vides  où fleurissaient les belles moissons      j’étais femme tendre  au regard d’herbes mouillées   ma douleur est de pierre  mes ruisseaux sont asséchés   et je ne suis que mère colère    mon long manteau de nuit  flotte dans le vent   je suis louve... [Lire la suite]
Posté par emmila à 16:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
vendredi 18 juin 2010

L'ÎLE EQUINOXE ...Extrait

Les pulsations d'un paysageVibrant dans les veines de l'arbre,Le rocher frère et ses présagesFurent appris en ce matinPorté vers moi du fond des âges.Le même oiseau de rive en rive,Rythme la saison des éclairs.La même barque à la dériveRêve aux vertiges des déserts Aux silences d'eau et de pierre.L'orage éclate et l'arbre enfant,Lové dans la paume du vent,Comprend notre fraternité Scellée dans le sang des étés.Fus-je mélèze ? après ? avant ?Dans les forêts de la mémoire,L'homme plante ses territoires Et l'arbre enfant, né des... [Lire la suite]
Posté par emmila à 14:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
vendredi 16 avril 2010

SUPPLIQUE D'UN ENFANT A SES ENSEIGNANTS

Apprenez-nous l'enthousiasme, Enseignez-nous l'étonnement de découvrir N'apportez pas seulement vos réponses, Réveillez nos questions, Accueillez surtout nos interrogations, Appelez-nous à respecter la vie. Apprenez-nous à échanger, à partager, à dialoguer, Enseignez-nous les possibles de la mise en commun, N'apportez pas seulement votre savoir, Réveillez notre faim d'être, Accueillez nos contractions et nos tâtonnements, Appelez-nous à agrandir la vie. Apprenez-nous le meilleur de nous-mêmes, Enseignez-nous à ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 09:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
vendredi 12 mars 2010

L'ENFANT NOUVEAU

L’Enfant Nouveau qui habite où je vis Me tend une main à moi Et l’autre à tout ce qui existe Et ainsi nous allons tous trois par le chemin qui se présente. Sautant et chantant et riant Et savourant notre secret commun Qui est que nous savons en tout lieu Qu’il n’y a pas de mystère en ce monde Et que tout vaut la peine. L’Enfant Eternel m’accompagne toujours. La direction de mon regard c’est son doigt qui désigne. Mon ouïe joyeusement attentive à tous les bruits Ce sont les chatouilles qu’il me fait, pour jouer, dans... [Lire la suite]
Posté par emmila à 21:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

lundi 22 février 2010

ORLANDO

au Mozam­bi­queOr­lando, aux yeux bien trop vides, au fusil bien trop grand, je l’ai ren­con­tré là-bas, à Maputo. Il avait plu­sieurs bal­les dans le dos. Il s’était mis à cou­rir pour qu’on le tue par bal­les…    Je me sou­viens de l’hôpi­tal de Maputo. D’autres enfants gisaient, taillés à l’arme blan­che…    Et comme je deman­dais à Orlando ce qu’il ferait plus tard quand il serait guéri, il me dit sans me regar­der :    «Quand je serai grand, je vou­drais deve­nir un enfant…» . TRISTAN  CABRAL ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 20:10 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,
lundi 8 février 2010

COMPTINE DE LA GUERRE

Petite échelle d'or - tu es montée jusqu'au dernier échelon et tu es venue voir combien le matin donne envie de chanter quand la ville et la mer se fiancent avec le jour Tu es venue voir les bateaux chargés de figues et de dattes appareiller vers le soleil mais tu n'as pas voulu voir les bateaux qui arrivaient chargées d'armes et de soldats En haut de ton échelle d'or tu n'as pas entendu, tu n'as pas voulu entendre, en haut de la colline, la Forteresse qui s'ouvrait dans un bruit de fanfares comme pour l'arrivée d'un roi Mais... [Lire la suite]
Posté par emmila à 11:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
lundi 21 décembre 2009

DE HAUTE MER

L’enfant a compté et recompté toutes les vagues; il a chevauché l'écume et bu la nue. Il a dénombré les coquillages, trié les étoiles de mer, aiguisé les couteaux.Il a balisé la plage de châteaux forts et bourré ses poches de galets soyeux. Il a singé la démarche des crabes. Entre ses doigts écartés, il a laissé couler l'infini sable fin et s'est trempé longuement dans chaque bâche aveuglante. Il s'est tressé des bracelets d'algues et de varechs.Il lèche sur ses lèvres le goût opiniâtre du sel et secoue se crinière d'oyats délavés. Il... [Lire la suite]
Posté par emmila à 18:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
mercredi 2 décembre 2009

BAGDAD A CIEL OUVERT

"Je ne sais comment exhumer mon cartable d'écoleégaré dans les ruines de la guerreen route vers les saisons du bonheur Ici, les matins s'ouvrentsur des jours nus, sans miraclesalors que là-bas chaque miroir est un visage Ici il faut se lever tôtlà-bas la mort guette les hommes Ici les matins sont couverts de battements d'oiseauxlà-bas, d'éclatements de corps Où est l'homme qui sait sourireet celui qui garde le fruit de la terre? " . SALAH  HAMDANI .
Posté par emmila à 21:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,