lundi 19 octobre 2015

VIVRE A LA HACHE XCVI

En dernier lieu en dernière instance quand les bouchers rigolards égorgent à 100 contre un et foutent le tout à la broyeuse une vieille, très vieille histoire de visages et de crânes refait surface Une histoire brève et même un tantinet brutale dont la concision donne vraiment pour une fois À RÊVER Au hachoir industriel à l’abattoir consacré du loup parmi les hommes, à une certaine profondeur plus basse que les nécropoles putains un morceau dur enraye les tranchoirs Subitement, ça ne passe plus Il y a "un os" comme on dit Mais on a... [Lire la suite]
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mardi 16 juin 2015

AU CAFE DES FAITS DIVERS...Extrait

Le monde brûle…Mon père, à ma nuque, comme une peau de mouton… me laboure les flancs et ma mère dans ma chair qui tremble encore son dernier souffle…Dors, père…Les femmes ont cessé de pleurer leurs enfants… ou leurs corps et la terre sous nos pieds vaste… charnier… de couleuvres, et de cendres…Asphyxie…Les flammes montent vers le ciel, expirent dans les nues un dernier souffle blanc… Je sais que ma mère est l’une de ces flammes qui montent vers le Bon Dieu…Le Paradis…Asphyxie…Le Paradis et ses fleuves de miel et ses... [Lire la suite]
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lundi 23 janvier 2012

L'AURORE DE NEW-YORK

L’aurore de New-York a quatre colonnes de fange et un ouragan de noires colombes qui barbotent dans les eaux pourries. . L’aurore de New-York gémit sur les escaliers sans fin, cherchant parmi les arêtes vives le jasmin d’une angoisse dessinée. . L’aurore vient et nul ne la prend dans sa bouche parce qu’ici il n’y a ni espoir ni lendemain possible. Parfois les pièces de monnaie en essaims furieux transpercent et dévorent des enfants abandonnés. . Ceux qui sortent les premiers comprennent dans leurs os qu’il n’y aura ni... [Lire la suite]
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samedi 22 mars 2008

ZRIKA

Je commencerai par la merpour parvenir à une goutte d’eauPar la langue entière pour parvenir à un motPar l’écriture pour parvenir au blancNe mange pas de pain mais de la bougiepour éclairer la pénombre du ventreAh le blanc dans le cœur est le même qui vogue dans ce nuageMais qui voit cette fourmi entrée par mégarde dans le trou de l’oubliComment dormirai-je alors que la nuit est la cendre qui reste du brasero du jourJe me détournerai pour ne pas voir cette maison solitaire qui ressemble à une pierre témoin du videPersonne ne m’a... [Lire la suite]
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