mercredi 25 juillet 2018

ON M'APPELLE L’ANGE DÉCHU

Le cosmos m’a enfanté J’ai quitté l’éther pour un ventre de femme J’ai quitté l'éden pour capter le chant des hommes     Je suis   La spirale de plumes éventant vos baisers Les ailes abritant vos membres emmêlés Les rémiges blanches éclairant vos alcôves Je vois vos corps frémir à l’appel Sombrer dans cet or dont je ruisselle Vous ployez sous tant de chatoyances Et je taraude vos fibres dérobées Les griffe et les lisse les tords et les caresse   Je suis le Désir qui jamais n’est comblé ... [Lire la suite]

samedi 3 juin 2017

L'ARIDE DESIR DE SIGNIFICATION

Une demeure se construit une autre s'use les livres tombent en poussière tout se mélange dans le discours du bavard négligent temps-sable coule fêtes vendanges anniversaires le silence épaissit la lumière ciel amplifié temps nul qui tisonne sa braise dans la pupille du veilleur il est toujours possible de chiffrer le désastre ou l'échange arithmétique chaque langue tas de pierres et tas de mots chaque temple ignorons à jamais ce qui entrave car le vent souffle éternel sur l'aride désir de signification   .     ... [Lire la suite]
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mercredi 9 novembre 2016

SUITES MAROCAINES...Extrait

Merci Thami...   Mes chants sont ceux des Hommes libres Nul ne les reconnaît pourtant Ils sont lourds de sens Qui peut les chanter ? Solitaire, je suis entravé Notre chant l’est aussi La corde au cou Ma langue est pourtant vive Elle bruisse encore Au milieu des sourds ; nulle fatigue Le verre plein se doit D’étancher toute soif Mes chants sont ceux des Hommes libres Personne n’en veut Chimères ! dit-on ; On passe et nous abandonne On nous tend piège sur piège et on nous dit : Plus jamais nul ne t’écoutera Quoique tu dises On... [Lire la suite]
dimanche 16 octobre 2016

VOIX..

Voix aimées, idéales, de nos morts et de ceux qui, pour nous, sont perdus à jamais. Parfois elles reviennent dans nos rêves. Parfois elles se lovent dans nos pensées. El leur écho ramène pour un moment — telle une musique lointaine qui se perd dans la nuit — cette poésie première qui effleura notre vie. ... Autant que possible Si dans ta vie tu ne peux faire selon tes désirs, tâche au moins ceci: autant que possible, ne la prostitue pas la traînant chez les gens, parmi l'agitation des gestes et des paroles. Ne la... [Lire la suite]
samedi 4 octobre 2014

JOEL GRENIER...Extrait

L'enfance posée en haut d'une étagère, les ficelles sont trop grosses pour pouvoir l'oublier. Et l'on se demande qui, du gosse ou de l'homme, est le plus pantin.Des rêves disparus pendent encore au bouts des fils, bras ballants, lèvres pincées pour taire les voyages jamais commencés. La vie manipule les chemins.Debout, les marionnettes ! Il faut refaire l'aube et sortir de l'ombre des castelets en coupant les cordons liberticides qui entravent votre coeur d'enfant. .   JOEL GRENIER   .       ... [Lire la suite]
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lundi 24 octobre 2011

RUINES-MERES...Extrait

On peut dire que la patience a pouvoir sur la parole on peut dire que l’impatience a devoir de la venger on peut dire que l’oeil ouvert la regarde s’avancer et surveille chaque signe sur la terre qui l’inspire.   on peut dire que l’oeil avide la nourrit de sa vision vois regarde et puis regarde encore   on peut dire les liens serrés dans ses membres liberté on peut dire le trop d’amour qui la gêne dans sa gorge on peut dire son attention à la plaie qu’elle vient d’ouvrir   on peut dire aussi son visage... [Lire la suite]
Posté par emmila à 12:24 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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