mercredi 7 novembre 2018

LA FÊTE DE L'EAU

  L’on chante une rivière mal chantée car trop chantéecomme un mantra qui de tout l’affirmerait victorieuse,car ce n’est plus par réflexe qu’il faut nous y pencher : plutôt rompre la mécanique des automatismes,penser son cours comme notre propre réseau sanguin irriguant les tissus les plus essentiels de notre être ; autour les sources sont sèches, l’aridité ruisselleen un pays d’illusions comme de réalitéoù le mistral abrite les foulques et l’éphémère ; l’on chante la rivière aux factionnaires disparusdans un... [Lire la suite]

samedi 2 juin 2018

JEAN EMMANUEL DUCOIN

 Quand nous tombons enfin les masques de l'éphémère, il nous arrive de découvrir la source même de nos désirs les plus enfouis, de ceux qui donnent sens et existence à la littérature majuscule, par la grâce d'un texte qui nous hantera aussi longtemps que durera la vie, puisqu'il nous semble, à perdre raison, que nous l'avions toujours connu et aimé, ce texte, lu et relu tant il naît en nous à l'évidence de ce qu'il y a peut-être de plus sacré dans l'écriture : la singularité, l'unicité absolue, l'absence totale de... [Lire la suite]
lundi 19 décembre 2016

LUIS MIZON

Je voudrais quitter ma villeet mon corpspour aller vivre ailleurssi le ciel était lumière de l'instantje partirais en quête du cielsi le ciel habitait notre regardje chercherais la transparencepour voir le vol des oiseaux traverser tes yeuxet l'instant de lumièrese poser près de nousjour après jourj'imite je colle je reconstruis avec des motsles morceaux dépareillés de l'instantune maison éphémère entourée de cigalesde bidons et de vieux pneus     LUIS MIZON       Oeuvre Elfi Cella
jeudi 29 septembre 2016

TRAMONTI...Extrait

...libellule affolée du déclinde nos viesje cherched'autres seuils où élargir le tempsje cherched'autres vies pour inventer ma vieles frontières du jour qui déclineses heuresme sont d'inutiles palisoù appuyer le front le temps s'espace et me ramène   cours sans finimpossible retour                        je voyageen ailleurs je repousse      au plus loinde l'exil le vif... [Lire la suite]
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lundi 29 décembre 2014

PAUL LES OISEAUX...Extrait

... Peut-être pas toi mais quelque chose de nous qui tisse l'épissure peut-être poème ou enlacement proie contre proie Peut-être l'aile tombée nue de cet éphémère céleste dans le cerveau ayant vu une durée infinie       ERWANN ROUGE      
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mercredi 29 octobre 2014

AGNES SCHNELL...Extrait

L'aube lente à venir. Le regard flou encore de rêves arrêtés les mots s'ébauchent alchimie profonde hasardeuse. Le passage est ardu. Une fresque s'esquisse. Les songes ont traversé l'opacité l'imprécision. Sur les lèvres le silence s'attarde avant la domination du dire. Moment fragile où le chant surgit ignorant l'éphémère. Les sutures sous l'écorce se resserrent invisibles. Tout prend couleur.   .   AGNES SCHNELL   .  
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vendredi 7 février 2014

LA PIERRE DU JARDIN

Une rose éclate au jardin.Se perpétue mon lent suicideà travers les germinations,Vole au dessus des arbres, corps absent.La puissance des signes, au lieu des forces brûléeste retient.Du charbon de notre êtreta mort fait un diamantplus lointain que l'étoile la pluslointaineet si proche, parfois.Trait tremblé de l'éphémèrecomme une course vers la mort,un pépiement d'oiseau en fuite.Un arbre l'absorbe.Restent les pommes ces lunes pâles. .   EMILIENNE KERHOAS   .    
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dimanche 10 mars 2013

LE BONHEUR

Court moment qui ignore le temps qui passe.Souffle de calme après une tempête de violence.Oubli de l’humiliation et du rejet.Flash de silence dans le « cahot » des cris,des larmes et des injures.Paix intense, tout au fond du ventre,qui remonte jusqu’au bord des yeux.Instant suspendu au fil du sursis,accordé à nos peines.Regard posé sur l’infinie beauté du monde :Une branche de pommierD’où ruissellent de légers pétales,Des gouttes de rosée qui parlent au soleil,Un nuage bas qui nous ouate le regard,Une pluie d’aigrettes s’éparpillant... [Lire la suite]
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jeudi 25 août 2011

LE VENT SANS ABRI...Extrait

Comme une rose sauvageBrûlée par le soirPerdant le sommeilL'absenceSuspend les saisons à tes paupièresLa chevauchée du rêve rebelleQuittant la frémissante roséePar les matinsOù s'évade la lumièreLumière après lumièreS'effritent les annéesAux confins des injustes frontièresLueurs impénitentesAlliées aux réminiscences des aurores. Cette porte depuis longtempsOuverte à la merPour accueillir le vent sans abriDans la course des heuresDans la nuit inconsolableDes vagues venaientReposer leur âme pourpreComme ton souvenirOu les feux de... [Lire la suite]