lundi 12 novembre 2012

UN ETRANGER, AVEC SOUS LE BRAS, UN LIVRE DE PETIT FORMAT...Extrait

Nomade ou marin, toujours, entre l’étranger et l’étranger, il y a – mer ou désert – un espace délinéé par le vertige auquel l’un et l’autre succombent.Voyage dans le voyage.Errance dans l’errance.L’homme est, d’abord, dans l’homme, comme le noyau dans le fruit, ou le grain de sel dans l’océan.Et, pourtant, il est le fruit. Et, pourtant, il est la mer. .   EDMOND JABES   .      
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dimanche 11 novembre 2012

MIROIR DE LA LUGE NOIRE

Tu as dit : Mon visage est navire, mon corps est une île,    et l’eau, organes désirants. Tu as dit : Ta poitrine est une vague,    nuit qui déferle sous mes seins. Le soleil est ma prison ancienne, Le soleil est ma nouvelle prison, La mort est fête et chant. M’as-tu entendu ? Je suis autre que cette nuit, autre Que son lit souple et lumineux. Mon corps est ma couverture, tissu Dont j’ai cousu les fils avec mon sang. Je me suis égaré et dans mon corps était mon errance… J’ai donné les vents aux feuilles, J’ai... [Lire la suite]
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dimanche 11 novembre 2012

CHANSON POUR L'ETRANGER

Il a toujours une frontière à donner,un oiseau pour s’enfuir au réveil,un mal d’étoilesqui se nourrit de fées. Il voyage. La multitudele remplit,le papillon mourant l’appelle. Il voyagedans la sympathie des ailes. Il sait espérer d’un ruisseausous l’automne aux feuilles noires. Tout à la fin,il te donnera en filonson corps qui est cocagne. . DOMINIQUE SORRENTE .    
dimanche 4 novembre 2012

ANDRE LAUDE

Je n'ai pas d'autre preuve d'existence que cet obscur labeur de mots où je convoque dieux fleurs fleuves femmes animaux bouts de bois rejetés par la mer rythmes de rumba et rhum de bars de malfrats Ainsi séparé je vais mon chemin solitaire j'ai froid en été et j'ai la fièvre en hiver je ne dors que d'un œil je mange sur le pouce je me tiens aux aguets je me déguise en poussière, en cailloux je ne fais guère plus qu'une rumeur d'eau douce Habitant du verbe je dors en plein désert fusillé par les étoiles : pourtant j'aime la... [Lire la suite]
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jeudi 18 octobre 2012

LA PAROLE ERRANTE...Extrait

(...) Qui va nous donner la possibilité du choix ? les personnages ? les matricules ? le marchandage entre leurs compromis? et nos dosages ? N'est-ce pas l'écriture avant d'exister assassinée ? Nous entrons dans un temps qui est le nôtre mais que barricadent des intentions qui ne sont pas les nôtres. Signes, nous devenons notre propre apocalypse. Nous sommes pris entre possibilité et hypothèse. Les phrases forment un puisard dans lequel nos fonctions leur gravitation perdue essayent de se mettre à la vitesse d'une autre lumière. ... [Lire la suite]
dimanche 14 octobre 2012

LES BOHEMIENS DE LA TERRE

Sans feu ni lieu Ils errent depuis tant de siècles Que leurs membres Ne peuvent même plus ramer le soleil   Parfois ils consentent à se souvenir Du visage d'une femme Brûlant au coeur de l'orage : La foudre est sa destinée.   Légataires des fleurs et des oiseaux  L'amour mène l'aventure Dans leur poitrine sourde, Leurs mains sont promues à des odyssées exaltantes. . ANDRE LAUDE .   Gitanes du Rajasthan    
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mardi 9 octobre 2012

CRAS TIBI

Aux déserts du cosmos aventurer la chasse Sans but et sans gibier qui nous rue au trépas, Aux ronces des sentiers ensanglanter nos pas, Aux sables ignorés poser la vaine trace   Offerte à l'implaccable vent qui tout efface, S'élancer au mirage et céder aux appâts Les plus vils, le clinquant, la chair, l'affreux repas Où ricanent, gorgés, le fauve et le rapace,   Achopper aux cailloux, buter aux fondrières En aveugle, à tâtons, aux nuits empérières, Sans trêve et sans espoir vers un morne horizon   ... [Lire la suite]
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dimanche 30 septembre 2012

LE CHEVAL COUCHE....Extrait

« J’aurais aimé être chanteur. Je m’en serais allé par les chemins de mer, harpant, fablant. J’aurais ému l’arbre et la taverne. J’aurais fui les cités sourdes, les faubourgs de pluie. Rural harpeur, marins de rimes, aède. Tel était le bonheur de quelques-uns. Ah, lui, la dure flamme bleue de son regard, il allait, le chanteur, l’ami ! J’aurais marché dans le soleil de l’ajonc, et, trouvant le repos dans l’abri des dolmens, j’aurais imaginé ma vie, la chantant, l’enchantant. J’ai la tête pleine d’incantations. Elles stagnent.... [Lire la suite]
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samedi 29 septembre 2012

DEMESURE...Extrait

L’heure était à l’absence à cette nécessité portée en creux dès l’origine, à ce dire en staccato qui affolait et refusait de se tarir. L’heure était à l’errance au vertige sur les terres intimes au filet lancé à contre espoir vers la rive et ramené vide...   .   AGNES SCHNELL   .   Oeuvre Mario Sanchez Nevado
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vendredi 20 juillet 2012

LE SEUIL, LE SABLE Poésies complètes 1943-1988...Extrait

Qui dirait encore, de cette île, qu'elle est une île et de ce " il " qu'il est une pensée ? Qui dirait, ne ressassant que cela, qu' " il " et " île " sont une seule pensée au sein du vide où elle persiste; tantôt figée dans son désir - mais c'est l'espace qui, autour d'elle, s'anime -; tantôt ivre d'errance - mais dans un univers immobile. Ce qui demeure fuit. Et à aucun moment ne refuse: ni l'attente, ni l'aventure; ni d'être double, ni d'être solitude du double et multitude de solitudes. (...) Disant davantage - ne se livrant... [Lire la suite]
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