vendredi 6 juillet 2012

LE BOIS DE VIVRE...extrait

Le poème fait jouir les mots jusqu'à cet avant d'ombre sur les choses et sa pensée rend à l'errance, son sens prophétique. L'initial vient voir jusqu'en la déchirure des instants. Là, si l'homme incarne des territoires, c'est pour qu'ils incarnent aussi son pas, le placent dans l'urgence assaillante de voir selon l'au-delà des coupures, de voir par l'éclair, Dans cette présence où l'écart de lui aux choses, se met à parler.   .     GENEVIEVE CLANCY, PHILIPPE TANCELIN  (Edition L'Harmattan, 1995)   ... [Lire la suite]

dimanche 18 septembre 2011

DOULEUR DE MON AMOUR

Et le poème travaille comme la terre Friable dans la circulation des sèves Dans la posture de la douleurTu partages incessant l'errance rageuseTu tiens dans la main ce dernier souffle recueilli Qui fuit déjà entre tes doigtsIncurve la buée sur la vitreDans la main l'aimante même qui se meurt Quand tu voudrais simplement épouser une terre Enfin terre à venir de ton nomQuand tu voudrais seulementFondre ici les mots de ta nuit . GUY ALLIX .  
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samedi 18 juin 2011

TRANSHUMANTS DU TRANSVISIBLE

Je suis le vent de nuit de l'été qui franchit le seuil de l'aujourd'hui et qui vient rafraîchir toutes les pièces ouvertes jusqu'à l'aurore. Je suis fils de la Terre, un errant transhumant. Je vais au-delà dans le ciel de toujours, la mort n'est plus mon ennemie. Je suis aussi le fils du ciel, passeur des mondes, des vivants et des morts, j'avance dans le temps, — je suis une force qui va de l'avant, trébuchant parfois, bégayant souvent. Je suis à l'image de ma pierre de parole, je suis un pont entre les hommes, — je suis un fragile... [Lire la suite]
vendredi 17 juin 2011

LA NUIT AVANT LE RÊVE...Extrait

 Le monde disparaît lentement. Ils regardent tous le temps trompeur sur le mur : ô allons ! Les frontières dans lesquelles nous vivons ne sont pas les frontières dans lesquelles nous mourons. Nuit âpre au corps mort, mort est le coeur mais les profondeurs restent. Cette nuit l’eau elle-même voudrait se boire jusqu’à la lie et reposer.Voyage tant qu’il y a encore monde et savoir : tu seras beau de poussière, tu connaîtras la cendre et l’éclat. Rends-toi aveugle en allant ton chemin, mais sache : faux est le soleil,... [Lire la suite]
mercredi 19 janvier 2011

ERRANCES...Extrait

Les vents du soir ont emporté les feuilles noircies du grimoire où – réduit désormais à rien – j’avais noté mes faux pas mes manques et mes égarements. Une fois le seuil franchi évanouie toute mémoire ! La mer s’éloigne mais dans le sable nu ma main trace encore quelques signes : derniers messages jetés aux vivants pour dire à ces regards peuplés d’insolentes questions que le temps – peut-être – m’aura manqué pour tenter de redonner aux mots l’évidente clarté qui leur fait défaut. . JEAN-PAUL HAMEURY .
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lundi 27 décembre 2010

L'ENFANT NU

    Au terrain vague des Tsiganes où papillonne l'enfant nu,   aux marches froides des ghettos,     aux usines où l'on enchaîne     hommes et femmes pour la soupe,     aux fonds des prisons politiques,     à la caserne " troisième âge "     où l'on exile le vieillard,     aux cris des chambres de torture,     aux vieux bordels de Thaïlande     où se... [Lire la suite]
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samedi 9 octobre 2010

CHANTS DE L'ERRANCE...Extrait

Quand le vent eut frappé, quand fut détruite la Cité de l'âme, quand la tyrannie eut bousculé jusqu'au dernier des souffles, le Voyageur fut jeté, ah brindille dans l'ouragan, jusqu'au désert sans route, vers l'exode sans but. D'autres, nombreux, des familles entières jetées au vide, au rien, à l'égarement, cherchant un lieu, et ne sachant, de l'eau, et ne la trouvant. Ou bien trouvant un puits et voyant leurs mains vides voyant l'absence de corde et voyant un enfant, d'une pierre insondable, révéler la... [Lire la suite]
mercredi 22 septembre 2010

LES INTOUCHABLES

« Debout dans la boue ,dans le vent Vous rêvez à la chasse au bonheur » Les enfants dorment dans des carcasses de voiture Boivent l’eau de la Seine. Et hagards du matin au soir, Sur le macadam, Mendient quelques centimes Dans un gobelet , Agaçant les passants : Pour manger SVP « Moussiou  », SVP « Madam ». Inutile de chercher la clé De ce paradis apparent. Le monde a le cœur en béton. « Debout dans la boue , dans le vent Vous rêvez à la chasse au bonheur ». Des hommes énervés descendent Des fourgons, Piétinent... [Lire la suite]
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jeudi 1 juillet 2010

APPELEZ-MOI NUAGE, APPELEZ-MOI FUMEE..

Ne cherchez pas à lire mon nom sur mes papiers J'ai lavé mes empreintes et j'ai perdu mon âgeAppelez-moi nuage appelez-moi fuméeLaissez le reste en blanc sans rien me demanderJe n'ai jamais volé que mes instants de chanceJe n'ai jamais tué que le temps qui passaitMes poches sont percées mais je garde en secretLe coquillage bleu du fond de mon enfanceVous n'avez pas le droit de me prendre mes bretellesOuvrez-moi cette porte; rendez-moi mes lacetsJe n'ai rien demandé seulement je passaisSi je n'ai pas de nom c'est que nul ne... [Lire la suite]
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samedi 5 juin 2010

LES ERRANTS

« La misère même silencieuse peut déranger » Il n’y avait en eux ni vie ni mort, Seulement ce vide étrange. Il n’y avait en eux ni présent ,ni futur, Ni signaux ,ni gestes. Que les passerelles de leurs vies Mutilées. L’eau ne creuse plus leur soif, Le pain n’attise plus leur faim, Le Temps est ce joug qui menotte Le moindre lien Avec le monde dit « des êtres vivants  ».ANGELA NACHE MAMIER.
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