dimanche 3 mars 2019

ERNEST PEPIN...Extrait

Nous ne sommes pas venus en avionNi en bateau de croisièresNous sommes venus traînés par la houleHappés par les gouffresNous sommes venus comme des marchandisesDu bétail ou des machines humainesLes vagues et le vent escortaient notre douleurEt les requins voraces festoyaientEn goûtant notre chairNous avons tout oubliéLes rois et les dieuxMais nous n’avons pas oublié l’AfriqueEt depuis nous reconstruisons l’AfriqueNotre musique vient de l’AfriqueNotre cuisine vient de l’AfriqueTout l’humain en nous rappelle l’AfriqueL’Afrique... [Lire la suite]

lundi 28 mai 2018

ERNEST PEPIN..Extrait

Nous ne sommes pas venus en avionNi en bateau de croisièresNous sommes venus traînés par la houleHappés par les gouffresNous sommes venus comme des marchandisesDu bétail ou des machines humainesLes vagues et le vent escortaient notre douleurEt les requins voraces festoyaientEn goûtant notre chairNous avons tout oubliéLes rois et les dieuxMais nous n’avons pas oublié l’AfriqueEt depuis nous reconstruisons l’AfriqueNotre musique vient de l’AfriqueNotre cuisine vient de l’AfriqueTout l’humain en nous rappelle l’AfriqueL’Afrique... [Lire la suite]
dimanche 13 mai 2018

MINERAI NOIR

Quand la sueur de l'Indien se trouva brusquement tarie par le soleil Quand la frénésie de l'or draina au marché la dernière goutte de sang indien  De sorte qu'il ne resta plus un seul Indien aux alentours des mines d'or On se tourna vers le fleuve musculaire de l'Afrique Pour assurer la relève du désespoir Alors commença la ruée vers l'inépuisable Trésorerie de la chair noire Alors commença la bousculade échevelée ... [Lire la suite]
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vendredi 19 janvier 2018

OXYGENE

Traduire en poésie les soubresauts de l’histoire provoqués par les mouvements populaires du Maghreb et du Proche-Orient ne saurait faire l’économie d’un souffle puissant. C’est par un tel souffle que ce poème voudrait rendre compte de la nouvelle saison historique du printemps arabe.   .   Écoute où que tu sois le chant de ceux qui vivent de l’air dont se nourrit l’espritOn dit qu’un vent de liberté souffle après bien des lustres à l’aune d’un continentSur une terre damnée léguée de despote à despote aux crimes... [Lire la suite]
lundi 14 août 2017

MON PAYS QUE VOICI...Extrait

Sur mon visage j'ai dessiné les signes du Samba et je remonte lentement ô mon Pays le lit de ton Histoire parmi la pierre à feu et le silex taillé Et l'odeur acre de la poudre se mêle à la senteur douceâtre des abricots Tu ne connaissais point le sacrificateur au couteau d'obsidienne et qui ouvrait au valeureux guerrier le chemin du soleil Par la voix des Butios l'oracle des Zémès gouvernait le Pays des cent grottes et les Chémis maîtres des destinées humaines se partageaient l'espace veillant sur ton enfance ô mon Pays Mais un... [Lire la suite]
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vendredi 27 mai 2016

POEMES POUR AIME

   Mon cœur, préservez-moi de toute haine ne faites point de moi cet homme de haine pour qui je n'ai que haine car pour me cantonner en cette unique race vous savez pourtant mon amour tyrannique vous savez que ce n'est point par haine des autres races que je m'exige bêcheur de cette unique race                  Aimé Césaire (Cahier d'un retour au pays natal )                 ... [Lire la suite]

dimanche 8 novembre 2015

TERRE TERANGA...Extrait

en terre teranga le fleuve pleure ce poème que jamais je n’écrirai et le sable de ton corps en mémoire du jeudi tremble comme la flamme sabrée de la mèche la ville s’écoule à l’embouchure des couleurs dans le secret des palétuviers entre les spirales de l’oiseau-voyageur et la danse rocailleuse du muezzin le silence s’enfonce rouge dans la nuit dénudée ta voix émerge de la rumeur de la mer il me revient ces chants anciens nous les pleurions devant le lac de sel avant de faire offrande aux dieux et nous en aller sans nous... [Lire la suite]
samedi 9 mai 2015

NOUS SOMMES LA PREUVE VIVANTE D'UN CAUCHEMAR CONVERTI EN LUMIERE

Mesdames, Messieurs,   Il est des mots que l’histoire a blessés et dont le sang ne coagule jamais. Des mots de plaie vive qui suinte d’amertume et que ravive la conscience du toujours et du jamais. Des mots d’eau salée qui ont poussé à l’ombre de l’arbre du non-retour. Des mots sombres comme les cales des bateaux négriers. Des mots couleur de peau, au plus noir du désastre, quand s’effondrent les dieux et que la langue déparle. Des mots qui sont des cris que dévorent les îles et des chants resurgis au blues des plantations.... [Lire la suite]
samedi 16 février 2013

ODE A L'AMERIQUE AFRICAINE

à Marc Baudon   Free Man fume. Il me lance dans la bouche sa fumée.    Des HLM éclatent. L’enfant noir rit. Ses beaux cheveux crépus aucune moisissure ne les lisse. Planètes. Planètes. Nous ne sommes pas blanc-noir Je suis beau parce que    je suis noir Je suis beau parce que je suis blanc Nous sommes beaux   Le sang a la couleur des roses de Jéricho, Du rêve de l’émigré sur l’abjecte paillasse (Négriers, patrons vous paierez !), la couleur De l’aube sur les plages du Chenoua, de Californie, Le... [Lire la suite]
Posté par emmila à 22:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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mardi 13 novembre 2012

LE VENT M'A DEMANDE

Le vent m’a demandé Quelle est ton histoire C’est une histoire de vents et de mers enchaînés Une histoire de caravelles et de bateaux négriers Une histoire d’îles volées et de cimetières d’eau salée Le vent m’a demandé Quelle est ton histoire C’est une histoire de cannes et de jardins créoles Une histoire de maîtres et d’esclaves tourmentés par l’histoire Une histoire des couleurs du monde Une histoire de peuples qui déménagent les greniers du monde Une goutte d’île dans l’histoire des continents Le vent m’a demandé Quelle est ton... [Lire la suite]
Posté par emmila à 23:53 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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