jeudi 19 octobre 2017

LA BARQUE SILENCIEUSE...Extrait

"Il n’y a pas deux aubes. Tous les matins du monde sont sans retour. Il n’y a pas deux nuits. Chaque nuit est le fond de l’espace en personne. Il n’y a pas deux fleurs, deux rosées, deux vies. Il faut dire à tout instant : Toi. Il faut dire à tout ce qui vient : Arrive."   .     PASCAL QUIGNARD     .    Oeuvre Mathilde Le Goff      
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samedi 23 septembre 2017

LE CHANT DE LA TERRE

Dans la transparence du regard, le ciel s’accouple avec la terre ; les nuages sont des sources, les feuillages, des étoiles. Depuis longtemps l’Homme s’interroge sur le fluide et sur l’opaque ; sur ce qui coule et ce qui voile ; ce qui prodigue ; ce qui recèle. Le sang provient-il des océans ; et la peau, de la glaise ? Qu’y a-t-il en deçà du commencement ? Et par delà nous-mêmes, qu’y a-t-il d’autre, qui ne soit ni le tout ni le néant ? L’Homme, arc-bouté sur ses pensées, depuis toujours se nomme,... [Lire la suite]
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mercredi 20 septembre 2017

BIENS ÉGAUX

Je suis épris de ce morceau tendre de campagne, de son accoudoir de solitude au bord duquel les orages viennent se dénouer avec docilité, au mât duquel un visage perdu, par instant s’éclaire et me regagne.  De si loin que je me souvienne, je me distingue penché sur les végétaux du jardin désordonné de mon père, attentif aux sèves, baisant des yeux formes et couleurs que le vent semi-nocturne irriguait mieux que le main infirme des hommes.  Prestige d’un retour qu’aucune fortune n’offusque.  Tribunaux de midi, je... [Lire la suite]
jeudi 7 septembre 2017

HIERARCHIES...Extrait

Le temps, me dit-il, c’est le cœur… Longue portée des mots, longue portée du cœur ?... J’ai beau savoir aussi que le cœur ne dit pas ses clôtures et n’avoue pas de fautes, j’allais me répétant le temps : « le temps, me disait- il, c’est le cœur »… L’oiseau communicatif des mots appréhende l’espace, or voici que soudain, sous sa voûte certaine, je me suis vue nue à même la nudité du temps – vieux cœur à cœur tenace compris par l’horizon.   .     GABRIELLE ALTHEN     .    
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samedi 22 juillet 2017

ANDREE CHEDID...Extrait

L'arbre tenait par ses racinesMais les cendres asphyxiaient l'écorceLes branches renonçaient à l'oiseauLes feuilles se gaspillaientAlors j'ai criéCrié à travers chosesLes déserts par instantsReculaientJe m'attelais au criRêvant échosMobilisant étoilesTaillant passerellesCreusant galeriesJe me rivais au criAmeutant l'eau qui stagneRaccordant l'astre aux bergesMe liant aux visagesDressant voûtes et fondementAlors la vieFit plus loin dans sa réponsePlus loin que tout l'imaginéDes branches enfantèrent d'autres branchesLes paumes... [Lire la suite]
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vendredi 16 juin 2017

LETTRES A UN JEUNE POETE...Extrait

« Vous avez eu de nombreuses et grandes tristesses qui sont passées. Et vous dites que même le fait qu’elles aient passé vous a été pénible et fut débilitant. Mais demandez-vous, je vous en prie, si ces grandes tristesses ne vous ont pas traversé plutôt qu’elles n’ont passé ? Si bien des choses en vous ne se sont pas transformées, si vous-même quelque part, en quelque endroit de votre être, vous n’avez pas changé tandis que vous étiez triste ? Seules sont dangereuses et mauvaises ces tristesses que l’on porte avec soi parmi les gens... [Lire la suite]

mardi 13 juin 2017

POUR MILA...

Pour ma petite Mila qui fête ses 13 ans aujourd'hui . Comme il s'atténue vite Le bruit sourd qui cogne À la porte du cœur, Dès que la vie nous hèle, Dès que l'espace est là, Fruit ouvert tout entier, Ce printemps de feuillages, De balançoires et de ramiers, Ce feu d'enfances éblouies, Cet orchestre habité, Comme il devient ténu Le tic-tac du temps, Et comme on rejoint vite Cette passion gourmande Et cette rage de vivre, Nougaro au piano, Les trompettes du vent Et les tam-tam maudits, Mais rien n'arrête en fait Le... [Lire la suite]
samedi 1 avril 2017

MAX-POL FOUCHET...Extrait

L'espace de l'homme est sans frontière dans l'espace Le temps de l'homme est sans heures dans le temps ...   Sache-le: toute victoire est contre la violence. Force est un nom souillé. Lave-le.   .   MAX POL FOUCHET   .       Oeuvre Odile Escolier www.odile-escolier.com            
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mercredi 22 mars 2017

MEDITATION, CHAQUE VOIX A DES MOTS,TOUT PARLE...Extrait

Descendre en soi- au plus profond de soilà où s'origine en secret la vie.Gagner la complicité du ruisseaule silence du lac et la promessedu noroît porteur de spores, élagueurde cimes, passeur de sables et d'or.Les livres sont refermés. A peineécrire nos versets sur l'oubli de l'ondeet la haute respiration du ciel.Les paroles sont tues qui taraudaientles lèvres et déchaînaient le tumultedes hémisphères. L'écoute nous suffitet tous les sens en plénitude convoqués:le toucher du regard, le goût du parfumen la symphonie d'espace et de... [Lire la suite]
samedi 11 février 2017

REFUS

Je ne parlerai pas d’amour. Le mot s’est arrêté sur mes lèvres s’est figé s’est fermé fossilisé. Je ne dirai pas l’amour ni le chant qui s’en évade chant de joie mêlée de crainte telle l’envolée soudaine de mille oiseaux dans l’émoi dans la transe. Je sens leurs battements d’ailes l’ivresse de leur vol vers les cimes toujours plus hautes. Je sens leur passage le trouble qui jaillit au tout profond. L’espace conquis est ample et lourd et inquiétant. Pulsations d’ailes et du cœur en arythmie l’amour attache s’accroche s’épingle se... [Lire la suite]
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