dimanche 22 octobre 2017

PATRICK CHEMIN...EXTRAIT

Nous sommes laissés à l’abandon par l’espérance déçue et la réalité frontale des pierres. La pluie partage la rumeur du vallon en deux. Et contre la mousse des troncs sont adossées les chimères et les amours parfaites. Ce sont des eaux anciennes qui dictent la mémoire troublée de la source. Ainsi, c’était hier, nous étions heureux d’échanger et d’échanger encore, de changer, d’échanger le mystère de notre différence. Quel est ce nuage porteur des hivers précoces. Qui est celui qui rit dans la coulisse, qui se moque du silence... [Lire la suite]

jeudi 31 août 2017

LA CHEMINEE

Un poète est un homme qui regarde partir dans le feu les mots des enfants qui le peuplent les mots des femmes qu’il a aimées leurs silences Un poète est un homme qui regarde partir dans le feu le mont-de-piété de ses incantations le bois de sa vie en grande quantité Il ne se consume pas il distille l’essentiel de ses moissons il se dépouille de toutes ses vies de tout son désir Il est nu quand s’avance le poème heureux ou malheureux Mais peu importe Un poète est un homme qui place son espérance dans la cheminée ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 11:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
jeudi 3 août 2017

PERSONNE NE ME CONSOLE PLUS

 Personne ne me console plus, ma mère. Ton cri n’arrive pas jusqu’à moi même en songe. Il n’arrive pas une plume de ton nid sur cette rive.   Les soirs bleus, est-ce toi qui attends les mulets à la porte, les mains cachées dans les plis de ta robe ? Lis-tu dans le feu les combats qui dispersent tes fils aux abords des villes ?   Un abîme entre nous, un flot nous sépare qui coule entre les digues d’où s’élève de la fumée. Ces étoiles sont-elles tiennes ? Ce vent, celui de la terre ? Est-il notre... [Lire la suite]
jeudi 3 août 2017

LA MONTAGNE PREND LA PAROLE

Et voilà mon silence dur fonçant sur le moindre bruit qui ose. Je souffre de ne pouvoir donner le repos sur mes flancs difficiles Où je ne puis offrir qu'une hospitalité accrochée, Moi qui tends toujours vers la verticale Et ne me nourris que de la sécheresse de l'azur. Je vois les sapins qui s'efforcent, en pèlerinage immobile, vers l'aridité de ma cime. Plaines, vallons, herbages et vous forêts, ne m'en veuillez pas de mes arêtes hautaines ! J'ai la plus grande avidité de la mer, la grande allongée toujours mouvante que les... [Lire la suite]
samedi 22 juillet 2017

NOS MAINS DANS L'EAU

Nous remuons cette eau. Nos mains s’y cherchent, S’y effleurent parfois, formes brisées. Plus bas, c’est un courant, c’est de l’invisible, D’autres arbres, d’autres lumières, d’autres rêves.   Et vois, même ce sont d’autres couleurs. La réfraction transfigure le rouge. Était-ce un jour d’été, non, c’est l’orage Qui va « changer le ciel », et jusqu’au soir.   Nous plongions nos mains dans le langage, Elles y prirent des mots dont nous ne sûmes Que faire, n’étant rien que nos désirs.   Nous... [Lire la suite]
samedi 15 juillet 2017

TANT DE CORPS ET TANT D'ÂME

Captifs de l'étrange machine Qui nous mène de vie à trépas En quel lieu de ce corps en fonction De ce sang qui déambule Se fixe l'être Bâti d'élans de songes de regards Qui parle les langues du silence Qui devance mots et pensées? Qui prononce notre mort Qui instaure notre vie Qui présence ou absence Dans la mêlée des vallées et des gouffres Nous prodigue Cette sarabande de rixes et de roses Nous assigne Ce pêle-mêle de discordes et d'harmonies? Qui tissant ensemble tant de corps et tant d'âme Nous imprègne de passé Nous génère... [Lire la suite]

dimanche 2 juillet 2017

YVES BONNEFOY...Extrait

Nous plongions nos mains dans le langage, Elles y prirent des mots dont nous ne sûmes Que faire, n’étant rien que nos désirs. Cette eau, notre espérance. D’autres sauront chercher à plus profond Un nouveau ciel, une nouvelle terre.   .     YVES BONNEFOY     . Oeuvre Xavier http://rlass.over-blog.fr/article-reflets-dans-l-eau-comme-des-pierres-de-lune-56464165.html
Posté par emmila à 11:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
lundi 12 juin 2017

BLEU SEULEMENT

A la lisière seulement ce vent qui bruisse Une basse à laquelle s’accommode le temps Une illusion de soleil et de verdure Derrière laquelle vont tous nos maux Le bleu seulement le bleu Une promesse de repos une étamine Sur le grand lit des désespoirs Sur le patchwork des espérances Une veille parcimonieuse et altérée De vains rêves que nous faisons Et qui s’étiolent ainsi que des soleils levants Que la lumière écartèle et tue Le bleu seulement le bleu Offrande des silences Ceux que nous avons sertis Des pierres que nous avons... [Lire la suite]
lundi 12 juin 2017

CHANTS NOUVEAUX

Le soir a dit : Je suis altéré d’ombre ! La lune a dit : Moi, d’étoiles brillantes. La source cristalline veut des lèvres Et des soupirs le vent. Mais moi, j’ai soif de parfums et de rires, J’ai soif de chants nouveaux Sans lunes et sans lys Et sans amours défuntes, Soif d’un chant matinal qui troublerait Les eaux dormantes De l’avenir, emplissant d’espérance Leurs ondes et leurs fanges. Il serait lumineux et pacifié, Plein de riches pensées, Virginal dans sa mélancolie, Son angoisse et ses rêves. Exempt de pesanteur, il... [Lire la suite]
mercredi 7 juin 2017

PETIT INVENTAIRE

Afin de tous vous remercier pour votre fidélité durant les dix années de l'existence de ce blog de poésies du monde, j'ai choisi ce joli cheminement poétique tout en délicatesse de Sylvie Méheut . . . . . La roselière La santoline Le quartz éolien de l’errance La note bleue qui s'illumine Entre l’azur et l’espérance L’allée couverte de Nohant Le guéridon sous la verrière Sur la villa des Églantiers La chrysalide de la mer Le front fiévreux de la Durance Mézières La Sorgue Et la Puisaye La timonerie de la... [Lire la suite]