mercredi 5 juin 2013

LEURS YEUX TOUJOURS PURS

Jours de lenteur, jours de pluie, Jours de miroirs brisés et d’aiguilles perdues Jours de paupières closes à l’horizon des mers, D’heures toutes semblables, jours de captivité. Mon esprit qui brillait encore sur les feuilles Et les fleurs, mon esprit est nu comme l’amour, L’aurore qu’il oublie lui fait baisser la tête Et contempler son corps obéissant et vain. Pourtant, j’ai vu les plus beaux yeux du monde, Dieux d’argent qui tenaient des saphirs dans leurs mains, De véritables dieux, des oiseaux dans la terre Et dans l’eau, je les... [Lire la suite]
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dimanche 19 mai 2013

APOTHEOSE

La beauté viendra Elle apparaîtra   Etincelante Imprégnée De l’essence des rêves   Et le Verbe te dictera Le chant des étoiles   .   FRANCIS PANIGADA   .      
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samedi 11 mai 2013

SERGE VENTURINI

Réapprendre à aller voir, ce que nous ne savons plus regarder, ce que nous ne savons plus VOIR, - que nous ne voyons même plus. Vivifier l'or de l'enfance nue dans le regard, dévêtir la vision de tous ses oripeaux. Lors de cette mise à nu, le transvisible apparaît dans tous ses éclats. Et c'est alors que nous franchissons le pont de la vision, vers les pentes de la rêverie. Même si la transparence de l'invisible n'est jamais atteinte, mais seulement approchée, il demeure essentiel de désagrafer l’œil du conformisme, cet immobilisme... [Lire la suite]
samedi 4 mai 2013

RESTITUER LA PRESENCE ABSENTE - Heather Dohollau

  L'oeuvre poétique laisse en nous une trace d'encre et de lumière qui ne peut être figée : elle garde la fluidité féconde du vivant - ou alors, elle ne compte pas. Nous n'avons pas à l'expliquer, mais à la comprendre, car elle se suffit à elle-même. D'ailleurs, elle refuse de se laisser dire en peu de mots. Nous pouvons tout au plus témoigner ; avec l'espoir de convaincre qu'il est urgent d'aller aux livres Il y a, dans le cas particulier d'Heather Dohollau, que les premières pages publiées étaient - sans y... [Lire la suite]
mardi 30 avril 2013

CE QUI, LA NUIT...Extrait

(...) À combien d’anges A-t-on déjà parlé ?Combien d’autresEntrevus Dans ce creux d’une épaule,Dont nous cherchons Les traces encoreÀ genoux ?Combien d’autres si bien,Si mal ignorés,À qui,Désormais, Nos yeux Vont manquer ?   .   EMERIC DE MONTEYNARD   .   Oeuvre Michaël Parkes              
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dimanche 14 avril 2013

D'INFINIS PAYSAGES...Extrait

Nous avons beau nous éloignerle paysage ne nous quitte pasQu’il s’ouvre comme un livre d’heuresà chaque levée matinale des arbressur les talusnous le savons en nous lovési intérieurqu’il instille sa sève goutte à gouttedans notre sangjusqu’à se ramifierEt si marcher n’étaitqu’aller à sa rencontrepour mieux s’empayser des autres ?Et si écrire ou liren’était que traverser sa viecomme on traverse un paysage,laisser à la neige des pagesle soin de constellerle silence des marges,à ces mots simples le pouvoirde ralentir le cœur,le pouls de... [Lire la suite]
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jeudi 21 mars 2013

L'INACHEVEMENT....

  Il n’y aurait donc que cela. L’instant du dernier souffle      Et, face à cette unique étincelle d’agonie, un territoire d’inexprimable solitude où l’errance de mon écrit contre en de vains suspens l’incompétence et l’abattement de mon penser.      Alors, d’exorcismes en manifestes, le verbe ne peut que subir dans l’accablement l’attirance que le secret du double veut nous faire pressentir, l’extase du passage où se perd en moi l’énigme de ma différence.... [Lire la suite]
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dimanche 3 mars 2013

J'AI UN ARBRE EN MOI

J'ai un arbre en moi Dont j'ai rapporté le plan du soleil Poissons de feu ses feuilles se balancent Ses fruits tels des oiseaux gazouillent Les voyageurs depuis longtemps sont Descendus de leur fusée Sur l'étoile qui est en moi Ils parlent ce langage entendu dans mes rêves Ni ordres, ni vantardises, ni prières. J'ai une route blanche en moi Y passent les fourmis avec les grains de blé Les camions pleins de cris de fête Mais cette route est interdite aux corbillards. Le temps reste immobile en moi, Comme une odorante rose rouge, Que... [Lire la suite]
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jeudi 7 février 2013

CHANT APACHE

Aux conteurs d'histoires Voués à l'esprit de vie. Chanteurs protégeant l'écho De nos légendes sauvages. Le coeur-tambour soit honoré ! Préparés dans la nuit, Mouchetés par la lumière, Ils parlent aux cavernes, Abreuvent le sacré Leur vie soit honorée ! Réveillant les montagnes, Une forêt d'animaux en bouche, La langue, comme une chute d'eau Pour imprégner tout lieu. Leur langue soit honorée ! Priant avec l'âme de notre Mère, Honorant la terre sacrée Les esprits répondent : Mon frère, voici notre chant ! Et que ce... [Lire la suite]
jeudi 24 janvier 2013

POESIE NOMADE ...Extrait

Brins de jonc ou de roseautrois quatre pas davantagedessinent l'idéogrammereflété sur le corps du fleuvesigne qui frappe et fascinepur dans ton ambivalenceirritant par un mutismelourd de paroles perduesFais-tu pressentir un messageau-delà de l'expliciteimpossible à déchiffrer   Témoignage d'un autre tempsd'un plus loin et d'un ailleursà la limite de l'absence ? .   PIERRE ETIENNE   .                  
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