jeudi 27 septembre 2012

AGNES SCHNELL

une main trop tôt retirée ou l’usure de l’attente l’éclair d’un uppercut verbal tel du sel sur plaie vive juste une danse fauve... incantatoire une arabesque froissée une houle chaotique une brèche où la vie pénètre la nuit fœtale jusqu’à l’ultime porte juste assez pour nous meurtrir… . .    . AGNES SCHNELL .   .  . Oeuvre Jaya Suberg  
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jeudi 20 septembre 2012

DE L'ATTACHEMENT...

    Attachés de toutes les manières, et à chaque fois par amour, par obligation, et par contraintes, nous sommes autres qu’à l’attache, et par l’attachement nous mesurons ce à quoi nous ne pouvons nous arracher, ce qui n’en finit pas de se révéler et de nous retenir. L’Ulysse d’Homère est nostalgique ; nous le connaissons attaché à Ithaque ; celui de Dante est sans retour, et s’il quitte tout, s’il quitte le chemin ― qui attache le lieu à un autre, nous dit le dictionnaire ― il ne quitte pas « cet... [Lire la suite]
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jeudi 6 septembre 2012

LA TABLE DE VEILLE...Extrait

Mon “ devoir de lumière ”. Qu’en est-il ? Ecrire n’est jamais que l’un de mes outils. Pauvre. Peu efficace. Archaïque comme le plantoir pourrissant au bord du puits. Combien pourtant je sarcle, bine, remue l’humus, remue la croûte, remue les racines, remue le vent, les ombres, mon âme. Et rien ne bouge. Ou si peu. Habiter la chair et le verbe. Habiter la joie - si possible - d’être vivant. Habiter non pas une maison, mais le printemps à venir, qui frémit déjà au ras du sol, visible dans ces pousses de jonquilles qui crèvent la... [Lire la suite]
dimanche 5 août 2012

FEUILLETS - SENSATIONS

Il est des rives à l'abordage desquelles De leur nacre grêle l'eau sur la défensive   Il est des perditions Le voile vient se coucher d'immensité sur l'amour en défragmentation   Ecouter rouler les diamants d'eau sur la vague et rendre les larmes devant l'intime montée    Être la vérité car elle peut bien se sertir de bégaiements elle n'en est pas moins vraie    Il est des communions encore plus belles Naissances dans l'union de la boue et des fossés    Navigantes à vue... [Lire la suite]
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dimanche 5 août 2012

SUR LE SOUFFLE, AU DESSUS

Un plus, sur les côtés, sur le souffle, sur le devant, entre les dents, au dessus de la langue, dans un flot, un flot de paroles. La chose et son mystère, le grand et le puissant, le souffle se déplace et frappe dans le nez, dans le nez, entre les dents, au dessus de la langue, des flots, des flots . Des paroles à perdre, des notes à égrener, de la musique à faire avant, avant la fatigue, la peur est partie, elle est éloignée, elle est souvenir et fossile, et partie dans l’eau noire, dans le remous, dans le flot, perdue, perdue,... [Lire la suite]
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vendredi 3 août 2012

AHMED BEN DHIAB

...à chaque levée d’ancre un nouveau soleil fraternel le témoin inconsolable de la blessure nous rejoint pour féconder la première parole les étoiles et les lettres de l’alphabet du jardin du feu et de l’eau... . AHMED BEN DHIAB .    

mercredi 18 juillet 2012

LES CORMORANS...Extrait

Oui, on cherche à se laver les yeux, on poursuit l'inconnu. Les yeux veulent boire de nouveau, enfin, à quelque chose de vif, de frais, de caché et d'inaltéré comme une source. Autour de soi, trop près de soi, on ne sait plus le trouver. Alors, comme un enfant, comme quiconque rêve et ne peut s'empêcher de rêver à ce qui est a "de l'autre côté de la montagne" ou "derrière le mur", à l'invisible, on franchit les frontières en s'imaginant qu' aussitôt ce pas fait, tout sera différent, comme diffèrent les drapeaux et les noms qui... [Lire la suite]
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lundi 16 juillet 2012

UN POEME PARMI TANT D'AUTRES...Extrait

Nous avons souffert les uns parmi les autres de certitudes ou d'utopies Nous avons marché hors des frontières et des cadastres nous nous sommes exténués dans la solitude des rivages où nous psalmodions sans conviction les noms sacrés de nos aïeux au bord des ravines Nous avons souffert des chemins de croix ostentatoires où des sorciers frénétiques hurlaient la haine d'un dieu difforme de jalousie et nous avons été disséminés comme troupeaux de graines happées par la tempête nous avons été séparés par des forces contraires morceaux de... [Lire la suite]
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lundi 11 juin 2012

POINT DE RALLIEMENT...Extrait

 Lui  la nuit durant  il cherche à écrire ce misérable théâtre  il cherche à nouveau en vérité il attend  il attend d’écrire pour traverser la nuit à gué  en vérité il ne fait qu’attendre  la parole dans le corps la parole dans l’esprit  la parole de bon secours  la parole qui serait appui de lumière  et contiendrait un signe résurgent  d’unité    Ô corps et esprit de la parole  Ô parole incarnée  Viens au secours de ceux dont le sang n’est ni de caoutchouc ni... [Lire la suite]
dimanche 20 mai 2012

ENCRE PREMIERE

 Cela ne fait qu’un an…   Alors...   Le temps…    Qui est-il, ce temps, corps sans désir informe pantin sans pensée actionné par des fils cassés dans le creux où toi tu tais combien tu es   mortelle.    Mais toi, Vivante, tu vibres pleures, et sais ton possible mourir à chaque sonorité cardiaque, ta douleur, ta joie à marcher depuis l’inconsistance jusqu’à la terre réelle par le ponton forgé des feux intimes.    J’ai manqué ton cœur.    Le temps... [Lire la suite]
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