mercredi 6 décembre 2017

Il A NEIGE TANT DE SILENCE...Extrait

Sans autre signe, sans nul autre prologue que la nuit, sertir l’espoir du monde dans l’amande du poème. Mais en cet enclos si précaire, qui saurait lire en filigrane l’éternel ? Quelle lumière filtre et graine sans l’inflexion d’une voix si ténue ? Langes ou linceul, naissance ou deuil, comment traduire ce que les mots recèlent ? Il a neigé tant de silence sur la page, que ce qui fut jadis écrit porte le sceau des sans-visage.     .   GILLES BAUDRY   .          

dimanche 18 septembre 2016

LES PAS DE L'EAU...Extrait

La vie n'est pas cette chose que nous oublions, toi et moi, L'ayant égarée naguère dans la niche de l'habitude. La vie est cette main tendue qui s'apprête à cueillir Les premières figues noires dans la bouche acre de l'été, La vision qu'offre l'arbre aux yeux multiples des insectes, La sensation étrange qu'éprouvent les oiseaux migrateurs, Le sifflement d'un train qui vire dans le rêve d'un pont, La vie est reflet multiplié par le miroir, Fleur "à la puissance de l'éternité", Elle est : terre amplifiée par nos battements de cœur,... [Lire la suite]
lundi 12 octobre 2015

BERCEUSE POUR MA BIEN-AIMEE

Viens dormir, ma douce colombe, Ma bien-aimée! Viens voyager, Toi, mon amour si éreinté ! Je caresserai tes rêves de paix, Tes cheveux qui racontent Tant d’années de luttes, tant de veillées ! Laisse ton souffle, qui se libère, me réchauffer De toutes ses lunes, de tous ses soleils ! Il couvrait tous leurs réveils, tous leurs sommeils, De baisers, quand ils étaient, Au milieu de la nuit, si effrayés, Quand ils se réfugiaient, petits anges, Dans le nid de tes insomnies, mon ange! Ta radieuse patience, qui toujours rit, Leur cachait... [Lire la suite]
lundi 16 septembre 2013

TENORS-MEMOIRES...Extrait

... "Et je l'interrogerai encore, et nous dialoguerons jusqu'à la transparence des horizons où plongent les piliers de nos prières." "Midi passe, les ombres vont revenir Je professe la refonte des yeux, je donne à voir au regard du monde l'incroyable paix qui est à l'œuvre dans la veille martiale de ma voix. Je bats la pierre du jour pour qu'éclosent à sa pointe d'éclat les germes de possibles demains, moi l'éphémère, l'éternel, un scintillement."   . LEOPOLD CONGO-MBEMBA   .      
dimanche 24 février 2013

DIXIEME POESIE VERTICALE...Extrait

Calquer l’infini  sur la vitre de la fenêtre,  comme on calque une branche ou une plume,  avec le papier de soie de notre fugacité.    Calquer ensuite une branche ou une plume  sur cette même vitre,  comme on calque l’infini,  avec le papier de soie de nos yeux grands ouverts.    superposer ensuite les deux calques  jusqu’à ce que tous deux coïncident parfaitement.    Si nous continuions à calquer,   sur la même vitre, de nos yeux grands ouverts,  peut-être... [Lire la suite]
Posté par emmila à 19:22 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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