dimanche 12 mars 2017

VIVANTE PIERRE FRICHES no 71...Extrait

Nuit de Sisyphe, sans halte, sans recours Il n’y a pas d’aurore éclatante et fragile Juste cette fatigue et l’habitude du naufrage Mais l’étincelle, la sauvage, la brusque, nous la portons en nous, malgré nous, plus tenace que les désastres Envole-toi, Sisyphe, Un feu déjà se prépare La nuit, la nuit éclatera comme une graine prête à de nouveaux départs   .   COLETTE GIBELIN   .     Photographie Laureos  

lundi 15 août 2016

QUI ?

Je ne suis plus de ceux qui donnent Mais de ceux-là qu'il faut guérir. Et qui viendra dans ma misère? Qui aura le courage d'entrer dans cette vie à moitié morte? Qui me verra sous tant de cendres, Et soufflera, et ranimera l'étincelle? Et m'emportera de moi-même, Jusqu'au loin, ah! au loin, loin! Qui m'entendra, qui suis sans voix Maintenant dans cette attente? Quelle main de femme posera sur mon front Cette douceur qui nous endort? Quels yeux de femme au fond des miens, au fond de mes yeux obscurcis, Voudront aller, fiers et... [Lire la suite]
Posté par emmila à 09:04 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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mercredi 20 avril 2016

BRUNO ODILE

L’incertitude de ce qui advient, malgré la détermination que nous avons à empoigner le réel pour le domestiquer, trahit les promesses d’existence à jamais perdues. L’impossibilité pour l’agir humain de plier le réel à ses seules volontés, nous contraint aux rêves et aux fantasmes. Quasiment jamais maître des événements, nous ne sommes plus propriétaires des aventures que nous vivons mais seulement du sens que nous leur donnons. Alors, nous apprenons, avec plus ou moins de réussite, à modifier nos désirs plutôt que l’ordre du monde.... [Lire la suite]
mercredi 25 novembre 2015

LE DOUTE

Ceux qui nous ont quitté En partant, ont laissé Un fugitif instant La porte entrebâillée... Détournant le regard Impossible de voir S'il existe une lueur Au seuil de cette demeure Juste un peu de lumière Justifiant nos prières Où bien l'immensité D'une vaine obscurité... Et si elle était réelle Cette clarté vraiment De quel brasier ardent Serait-elle l'étincelle ? Un bûcher ou nos âmes Viennent se consumer, Etoiles immolées Dans une ultime flamme Ou la douce promesse D'une nouvelle clarté, La première caresse D'une main... [Lire la suite]
jeudi 11 avril 2013

LES AMANTS DU FRAGILE...Extrait

 Ce qui a valeur d'étincelle Je l'engrange en moi-même   Comme un poème à m'éblouir Une femme en amande dans ma rivière   Ne me demandez pas le sens de mes caresses Ni le tremblant du verbe aimer   L'amande est bien plus que le fruit Et l'étincelle dépasse de ma poche   Même déchiré Le poème est toujours trop grand     .     MARC BARON   .            
Posté par emmila à 20:32 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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