lundi 17 avril 2017

VOYAGE A TRAVERS UNE NEBULEUSE

 Je ne peux remettre l’amour à un autre siècle je ne peux pas même si le cri s’étrangle dans ma gorge même si la haine éclate crépite brûle sous des montagnes grises et des montagnes grises Je ne peux ajourner cette étreinte qui est une arme au double tranchant d’amour et de haine Je ne peux rien ajourner même si la nuit pèse des siècles sur mes épaules même si tarde l’aurore indécise Je ne peux remettre ma vie à un autre siècle ni mon amour ni mon cri de libération Non je ne peux ajourner le cœur.     .   ... [Lire la suite]

mercredi 8 mars 2017

HOMMAGE A MAYA ANGELOU

 Je suis femme par les deux plateaux de mes mains Comme deux générosités ouvertes Je suis femme par la savane brûlée de mes yeux Et par le bouclier de mon front  derrière lequel luttent mes pensées et mes rêves Je suis femme par l’audace de mes lèvres où viennent pondre les baisers Je suis femme par l’écho de mon prénom qui roule dans les vallées de la vie Je suis femme par l’étreinte de mes bras autour du soleil Je suis femme par le berceau de mon ventre Je suis femme par la poulie de mes hanches où remonte l’eau... [Lire la suite]
mercredi 9 novembre 2016

REGAIN DU SANG...Extrait

La terre brisée où je te retrouve – tes mains puisent à mon visage et j’ai cessé de mordre le vent dans tes cheveux – cette terre de sacre, de couleurs avides d’ombre tendre compte ses failles avant boire. Un peu de feu nous tient à distance. Des armes dorment près de nous qui ne sont pas les nôtres. Soudain cette hâte à rompre les fruits sur l’étal au plus cru sous le ciel, et dans la pulpe la lumière fraye – nous sommes avec l’eau courante le sucre sur la peau, celui que la faim oublie, qui réveille les langues. ... [Lire la suite]
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mardi 8 novembre 2016

MEMOIRE D'ETOILE DE MER...Extrait

les doigts en éclats devinent l'avenir sur ton corpsl'écriture passée brisée en étoile à six branches sur main mortetoison sans blason tangue le rythme de liberténous sommes vent et mernavire et pharefrontières en étau divorcent l'étreinte et la terre se retourne sur son  flancl'étoile polaire dessine route d'ouest .   VINOD RUGHOONUNDUN   .   Oeuvre Amel Zmerli http://portesurletoit.canalblog.com/
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vendredi 21 octobre 2016

LE DERACINE...Extraits

Rien n'est beau comme ta nuitEclairée d'un sourireLe peu de temps pour la mortTu te pares fragile si belleD'un corps au solstice du rêveVentre premierEt le figement de la vague sur l'étoffeDans l'étreinte de ce lieu perdu que tu saisLa vigueur exige la patience de l'amourL'urgence du souffleLa plus juste faiblesse ... Tu reprends voix dans la révolteTu reprends vieTu reprends criPoussé le premier motArraché du sang véritableLe poème t'avoue dans un autre lieuMoment propice d'une irruption de vivred'une éclosion de souffleTon seul... [Lire la suite]
jeudi 22 septembre 2016

LA FEMME AVEC QUI JE SUIS EN AMOUR

Le crève-cœur faibli, sans doute serait-il possible d’adresser un début de motet à un être de lumière ; encore faudrait-il que me vînt quelque figure ou sa feinte, signe quelconque avant-coureur ouvrant leur envol aux vocables, les laissant s’affranchir de l’horizon fielleux. Prémices : aux entrailles, une fougue métissée d’euphorie, un réveil de visées sans dessein pour l’instant, de silencieuses effigies augurant un futur incertain. Mais l’orpailleur du temps n’écrit-il pas : « L’étreinte poétique comme l’étreinte de... [Lire la suite]
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mercredi 10 août 2016

SONNET

J’aime, de la nuit, le prélude lorsque vous venez, Main dans la main et me prenez lentement, strophe après strophe, dans vos bras. Vous m’emporterez, tout là-haut, sur vos ailes. Amis, restez, ne vous hâtez pas Et dormez contre mes flancs pareils aux ailes d’une hirondelle fatiguée. Votre soie est chaude. A la flûte d’attendre un peu Pour polir un sonnet lorsque vous me trouverez secret et beau Comme un sens sur le point de se dénuder. Ne parvenant à arriver Ni à s’attarder devant les mots, il me choisit pour seuil. J’aime, de la... [Lire la suite]
mardi 6 janvier 2015

QUINZIEME POESIE VERTICALE

   Éteindre la lumière, chaque nuit,    est comme un rite d’initiation :    s’ouvrir au corps de l’ombre,    revenir au cycle d’un apprentissage toujours remis :    se rappeler que toute lumière    est une enclave transitoire.    Dans l’ombre, par exemple,    les noms qui nous servent dans la lumière n’ont plus cours.    Il faut les remplacer un à un.    Et plus tard effacer tous les... [Lire la suite]
Posté par emmila à 23:27 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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