mardi 23 janvier 2018

EUGENIO DE ANDRADE...Extrait

" Ce sont des oiseauxde passage, je ne sais pas leur nom.Ils ont comme moi peu de réalité.Ils suivent la direction du vent,vers le sud, appeléspar une chaux qui brûle sur la mer. "   .   EUGENIO DE ANDRADE   . Oeuvre Christian Arjonilla

mercredi 13 juillet 2016

BLANC SUR BLANC...Extrait

... Maintenant j’habite plus près du soleil, les amisne connaissent pas le chemin : c’est bond’être ainsi, à personne,dans les plus hautes branches, frère du chant exempt de l’oiseaude passage, reflet d’un reflet,contemporainde n’importe quel regard de surprise, seulement ce va-et-vient des marées,ardeur faite d’oubli,douce poussière à fleur d’écume,et seulement cela....Traverser le matin jusqu’à la feuilledes peupliers,être frère d’une étoile, ou de son fils,ou peut-être un jour d’une autre lumière de soie, ignorer... [Lire la suite]
samedi 31 mai 2014

A L'APPROCHE DES EAUX...Extrait

Laisse la main cheminer perdre haleine là où l'on ne respire plus Laisse la mainerrer sur les hanches seulement complices du nacre de la langue Seul un cri depuis le sol peut le foudroyer La mort n'est pas un secret ni en nous un jardin de sable La nuit dans le silence terni des miroirs un homme peut tenir la mort par la main Je vais t'enseigner comment la reconnaître regarde c'est encore un gaminil ne cesse de grandir sur les épaulesla lumière dénouée la fauve lucidité des flancs La bouche neigeait sur la bouche .   . ... [Lire la suite]
mercredi 5 octobre 2011

BLANC SUR BLANC IX

Traverser le matin jusqu'à la feuille des peupliers être frère d'une étoile, ou son fils, ou peut-être père un jour d'une autre lumière de soie,   ignorer les eaux de mon nom, les secrètes noces du regard, les chardons et les lèvres de la soif, ne pas savoir comment   on finit par mourir d'être une telle hésitation, un si grand désir d'être flamme, de brûler ainsi d'étoile en étoile,   jusqu'à la fin. . . . . . EUGENIO DE ANDRADE . . . . .
mercredi 5 octobre 2011

LES LIEUX DU FEU...Extrait

Le blanc du lin ou des murs du Sud, le carmin matinal, le bleu clair méditerranéen, le citron encore humide, l'orange, des oliviers le vert argenté, le jaune épuisé de gloire, le violet assoupi de la fleur qui lui donne son nom, l'ocre du blé moissonné, le noir presque maternel de la terre labourée, c'est dans les yeux qu'ils sont un oiseau dans le concert des branches confondu. . .  . . . EUGENIO DE ANDRADE . . . . .  
mardi 8 mars 2011

A L'APPROCHE DES EAUX...Extrait

Laisse la main cheminer perdre haleine là où l'on ne respire plus Laisse la mainerrer sur les hanches seulement complices du nacre de la langue Seul un cri depuis le sol peut le foudroyer La mort n'est pas un secret ni en nous un jardin de sable La nuit dans le silence terni des miroirs un homme peut tenir la mort par la main Je vais t'enseigner comment la reconnaître regarde c'est encore un gaminil ne cesse de grandir sur les épaule la lumière dénouée la fauve lucidité des flancs La bouche neigeait sur la bouche . . . . .... [Lire la suite]
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vendredi 25 février 2011

BLANC SUR BLANC...Extrait

Maintenant j'habite plus près du soleil, les amis ne connaissent pas le chemin : c'est bond'être ainsi, à personne,dans les plus hautes branches, frèredu chant exempt de l'oiseaude passage, reflet d'un reflet,contemporainde n'importe quel regard de surprise,seulement ce va-et-vient des marées,ardeur faite d'oubli,douce poussière à fleur de l'écume,et seulement cela. (....) Tu appuies ton visage sur la mélancolie et tu n'entendsmême pas le rossignol. Ou est-ce l'alouette ?Tu peux à peine supporter l'air, partagéentre la fidélité que... [Lire la suite]
lundi 27 septembre 2010

CHANTER

Le corps brûle dans l’ombre,cherche la source.Je sais maintenantoù commence la tendresse :je reconnaisl’arbuste du feu.J’ai connu le désertde la chauxLa racine du lina été mon alimenta été mon tourment.Mais alors je chantais.De même que la nuit remonte aux sources,moi-même je reviens vers les eaux . . . . .EUGENIO DE ANDRADE . .. .Œuvre Marc Chagall
lundi 17 novembre 2008

LE POIDS DE L'OMBRE

N'écoute pas ces voix qui ne cessentde croître au chemin de l'hiver,les lieux où le corps d'erranceen errance renonce à être corpssont mortels, n'écoute pas ces voixoù le soleil pourrit, plus jamais. . . . .   EUGENIO DE ANDRADE . . . .  
lundi 10 novembre 2008

LE SEL DE LA LANGUE...Extrait

Chaque chose a sa fulgurance,         sa musique.         Dans l'orange mûre chante le soleil,         dans la neige le merle bleu.         Pas seulement les choses,         les animaux mêmes         brillent d'une lumière tendre ;         quand l'hiver s'approche de leurs yeux         la transparence des étoiles         devient source de leur... [Lire la suite]