mercredi 7 novembre 2018

HOMMAGE A GERALD BLONCOURT PAR ISABELLE BLONCOURT ( REPITON )

  5 novembre 2018 Hommage à Gérald Bloncourt par Isabelle Bloncourt (Repiton) Prononcé dans la salle de la Coupole du crématorium du Père Lachaise, Paris 20e . " Honneur Respect " Gérald aurait commencé ainsi, en vieil haïtien qu’il était, lui a qui on demandait si souvent ces dernières années de prononcer des hommages funèbres. « Je suis Haïtien, Natif Natal », comme il disait avec sa façon bien à lui de faire sonner les A. Pas Franco-Haïtien, comme on l’a qualifié ces jours derniers dans la presse. Sans renier la... [Lire la suite]

samedi 13 octobre 2018

PEU A PEAU

  Est ce qu’un jourUn jour seulementLes peaux se souviendrontQu’elles ont le même ton Juste Soie en granitéDe Clair en Obscur moiréComme nous sommesHumains bêtes de somme Est ce qu’un peu enfin _ un jour Juste le temps de reprendreLe fil de l’humain en ChœurLes sens voilés à nos cœursEn tête pourront Doux entendre Que l’espace au temps d’exister S’il te plaîtVous Tant se meurtA vivre seul courbéQuandOn devrait surtout S’aimerEt plus encore se protéger. Cil Scille Sur le fil de l’ExilPeu à peau S’il vous PlaîtCil se... [Lire la suite]
Posté par emmila à 08:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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mercredi 10 octobre 2018

LETTRE D'EXIL

Vit encore, vaguement, vaguelettes frangées aux écumes amères,Bouge, gré des marées, filet jaune accroché au rocher, cédant,Qui disparaît, revient, message au dérisoire,Flotte, bercée par les poissons et les oiseaux de mer,Muette se balance entre l'eau et le ciel, terre lointaine, déjà...Et se défaitBribes d'humain qui perd son langage, trouve celui de l'animal,Puis de l'algue et ses lascivités de l'à quoi bon,Guette déjà le lent mouvement des sables s'enroulant qui s'usent,Parle une langue de pierres noires de silex de coquillages... [Lire la suite]
Posté par emmila à 10:16 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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vendredi 14 septembre 2018

DJAFFAR BENMESBAH...Extrait

Le chant des vagues est l’ivresse raffinée des flots quand ils symphonisent le silence des océans pour le confier en murmure à la chronique du temps qui passe. C’est une œuvre d’inspiration tendre dans laquelle la mélopée se lie indissolublement aux paroles de l'évasion où l’amour tient une part plus large que l’éloignement, la séparation, l’exil, la tristesse et la nostalgie. Une œuvre qui, dans le rideau du soir, livre par déclamation libre et notée les secrets de pérennité.    .   DJAFFAR  BENMESBAH   ... [Lire la suite]
mardi 4 septembre 2018

LA POESIE

Il faut de l'amour et de la poésie pour sauver l’espoir et vice-versa. De l’espoir, de l’amour et surtout de la poésie avec des poings d’acier pour riposter convenablement aux sociétés de courtage administrées par des puissants, tel Jules Ferry, qui s’adressent aux peuples brocantés par l’oubli comme se dédicaçait Zeus aux divinités mineures. Il faut de la poésie face à la réplicabilité violente des hâbleurs qui sèment la brouille dans les cœurs afin de les fermer à double tour après les avoir détroussés des Si qu’ils gardent en... [Lire la suite]
mardi 21 août 2018

LA TERRE DES ORANGES TRISTES

Lorsque nous avons dû quitter Jaffa pour Acre, il n’y a eu aucune sensation de tragédie. Cela ressemblait à un voyage annuel pour passer les fêtes dans une autre ville. Notre séjour à Acre ne semblait pas étonnant : peut-être même, étant jeune, m’en suis-je réjoui car ce déplacement me faisait rater l’école… Pourtant, la nuit de la grosse attaque sur Acre, la situation devenait plus claire. Ce fut, je pense, une nuit cruelle, passée entre le silence rigide des hommes et les invocations des femmes. Mes pareils, toi et moi, étions trop... [Lire la suite]

mardi 21 août 2018

NOUS ENSEIGNONS LA VIE, MONSIEUR

Aujourd’hui, mon corps était un massacre télévisé.Aujourd’hui, mon corps était un massacre télévisé censé ne pas aller au-delà des brèves citations et des limites des mots.Aujourd’hui, mon corps était un massacre télévisé censé ne pas aller au-delà des brèves citations et des limites des mots, suffisamment remplies de statistiques pour s’opposer à une riposte mesurée. Et j’ai peaufiné mon anglais et j’ai appris mes résolutions de l’ONU.Et pourtant, il m’a demandé : « Mademoiselle Ziadah, vous ne pensez pas que tout... [Lire la suite]
mardi 21 août 2018

SUFFOURIYYA

En juillet 1948, le village de Muhammad Ali,  qui avait abrité des résistants, fut bombardé par l’aviation israélienne avant d’être pillonné par l’artillerie. La plupart des villageois s’enfuirent dans les wadi et les vergers des environs, dans l’espoir que l’armée de libération arabe viendrait à leur secours. . Mais l’ALA n’arriva jamais et les habitants de Saffouriyya s’égayèrent. Certains se dirigèrent vers le nord, vers le Liban, tandis que d’autres trouvaient un premier refuge, temporaire, dans les villages avoisinants de... [Lire la suite]
dimanche 8 juillet 2018

DERRIERE LA PORTE

Un jour sur terre, le swing de la misèreDégoulinant de l’étagère à ampères Illuminera les dernières miettesLes restes d’un festin et les verres videsDe la clémence enlacée en paupiettesSur la table « nostre » dépitée de lipidesLe flux du pain chaud aux rizières du pauvreLe combat du ventre chez le concierge du criDes images flottent entre les dents du loupCe n’est pas chez toi, mais chez les autresCe n’est pas du blé, cela ne fait pas un pli Des images flottent encore où l’hostie n’est plus La souffrance efface la... [Lire la suite]
mardi 5 juin 2018

CHERCHEURS D'EAU

Ils ont coupé les arbresIls ont volé nos ruisseauxIls ont chassé les nuagesEt nous on manque d'eauIls ont sorti les armesIls disent qu'on est de tropOn n'a même plus de larmesTellement on manque d'eauOn était des nomadesOn menait les troupeauxAux maigres pâturagesOn était chercheurs d'eauOn nous a mis en cagesDans des parcs à bestiauxMême dans les miragesOn ne trouve plus d'eauLe monde nous regardeCertains chantent pour nousUne goutte de sableDans une mer de caillouxIls ont coupé les arbresIls ont volé nos ruisseauxIls ont chassé les... [Lire la suite]