dimanche 8 juin 2008

CARLOS PRADAL

  El Hombre de la Luz, Carlos Pradal CARLOS PRADAL me dit « J'ai beaucoup travaillé, venez voir... ». J'entre dans son atelier. Au mur, la copie d'un Gréco qu'il fit il y a plusieurs années ; des paysages, des portraits, des natures mortes, anciens pour la plupart ; et un grand « toro » qui sèche. Par terre, posées de champ dans des caisses, des toiles. Je ne sais pas, une centaine peut-être. On y trouvera trois fois, cinq fois, dix fois le même sujet. Car il ne corrige jamais, il recommence. Comme au saut en hauteur si... [Lire la suite]
Posté par emmila à 19:20 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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samedi 29 mars 2008

L'EXIL

 « L’exil m’érode, tige dans la tempête de duneLes vertiges, nausées du sevrage, me renversentChiffon que le vent agiteSur les piquets des campements désertés.Le parfum de la nostalgie m’étouffeComme un enfant entraîné par le reflux des vaguesLe soleil dessèche mon cœurMes yeux sont tannés par le regard de l’étrangetéGrimace de fantômesLes soucis creusés sur mon frontDes rivières, marques de la vieRides d’une pastèque abandonnéeSur les pas de la caravaneQui relie Ghadamès à Tombouctou.Mes souvenirs sont figés dans les mirages du... [Lire la suite]
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samedi 15 mars 2008

LITANIES DE L'EXILE

  Et toi, l’exilé :   Être de passage, toujours de passage,avoir la terre pour aubergeet contempler des cieux qui ne sont pas les nôtres,vivre parmi des gens qui ne sont pas les nôtres,fredonner des chansons qui ne sont pas les nôtres,rire mais d’un rire qui n’est pas le nôtre,serrer des mains qui ne sont pas les nôtres,pleurer avec des larmes qui ne sont pas les nôtres,céder à des amours qui ne sont pas les nôtres,goûter à des plats qui ne sont pas les nôtres,prier des dieux, des dieux qui ne sont pas les... [Lire la suite]
vendredi 29 février 2008

ELOGE DE L'AUTRE (version française et portugaise)

Celui qui marche d’un pas lent dans la rue de l’exilC’est toiC’est moiRegarde-le bien, ce n’est qu’un hommeQu’importe le temps, la ressemblance, le sourire au bout des larmes l’étranger a toujours un ciel froissé au fond des yeuxAucun arbre arrachéNe donne l’ombre qu’il faut Ni le fruit qu’on attendLa solitude n’est pas un métierNi un déjeuner sur l’herbe Une coquetterie de bohémiensDemander l’asile est une offenseUne blessure avalée avec l’espoir qu’un jour On s’étonnera d’être heureux ici ou là-bas. . TAHAR BEN JELLOUN . .... [Lire la suite]
Posté par emmila à 13:04 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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