vendredi 4 septembre 2015

JOSE EMILIO PACHECO

Sous le plus petit empire que l'été a rongé s'écroulent les jours, la foi, les prévisions. Dans la dernière vallée la destruction s'assouvit dans des villes vaincues que la cendre affronte. La pluie éteint la forêt illuminée par l'éclair. La nuit laisse son venin. Les mots se brisent contre l'air. Rien ne se restitue, Rien n'accorde La verdeur aux champs calcinés. Ni l'eau dans son exil Ne retournera à la fontaine Ni les os de l'aigle Ne retourneront à ses ailes.   .     JOSE EMILIO PACHECO   ... [Lire la suite]

samedi 29 août 2015

LOS NADIES / LES RIEN

Sueñan las pulgas con comprarse un perro y sueñan los nadies con salir de pobres, que algún mágico día llueva de pronto la buena suerte, que llueva a cántaros la buena suerte; pero la buena suerte no llueve ayer, ni hoy, ni mañana, ni nunca, ni en lloviznita cae del cielo la buena suerte, por mucho que los nadies la llamen y aunque les pique la mano izquierda, o se levanten con el pié derecho, o empiecen el año cambiando de escoba. Los nadies: los hijos de los nadies, los dueños de nada. Los nadies: los ningunos, los ninguneados,... [Lire la suite]
lundi 24 août 2015

JE BÂTIS MA DEMEURE...Extrait

J’ai quitté une terre qui n’était pas la mienne,pour une autre, qui non plus, ne l’est pas.Je me suis réfugié dans un vocable d’encre, ayant le livre pour espace,parole de nulle part, étant celle obscure du désert.Je ne me suis pas couvert la nuit.Je ne me suis point protégé du soleil.J’ai marché nu.D’où je venais n’avait plus de sens.Où j’allais n’inquiétait personne.Du vent, vous dis-je, du vent.Et un peu de sable dans le vent. .   EDMOND JABES   .   Oeuvre Cirillo Martinez Novillo
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lundi 2 juin 2014

MAYA ANGELOU...Extrait

Nous, étrangers du courage,Exilés du plaisir,Sommes recroquevillés dans nos coquilles de solitudeJusqu’à ce que l’amour quitte les hauteurs de son temple sacréEt se révèle à nousNous libère et fait entrer dans la vie.L’amour arriveEt dans son cortège viennent des extasesDe vieux souvenirs de plaisirD’anciennes histoires de souffrance.Pourtant, si nous sommes audacieux,L’amour fait tomber les chaînes de la peurDe nos âmes.Nous sommes sevrés de notre manque de hardiesseDans l’afflux lumineux de l’amourNous osons être bravesEt soudain... [Lire la suite]
mardi 20 mai 2014

BRISURE II

Quel mot pur, essentiel, total Dense, inoubliable te dire ?   Un bruit confus s’élève dans mon cœur, Comme une sourde angoisse, Et se remue, enfant redoutable d’un sentiment amer   Il se crée une inexplicable musique, Combien dure, étrange et lente, Inconnue : Coups sourds frappés du lourd marteau de la mémoire, Appels funèbres d’un avenir semé d’orages solitaires, Au seuil du temps.   Solitude, Complainte grise et froide, Maîtresse déjà tes cheveux impalpable comme la vie Couvriront mon... [Lire la suite]
jeudi 6 février 2014

POUR HABITER...Extrait

Frères mes taciturnes au visage de foin coupé Qui dira le bocage de vos tristesses à l'avant de vos mains Et votre mal de joncs des marais Vos yeux qui s'en vont avec les trains et les navires Vos yeux dans toutes les serrures des forêts Et la glaise de vos coeurs Vous pleurez en traversant les villes Quand la mer dételle ses chevaux Vous portez à bout de bras les hauts visages de la pluie Et les arbres se couchent dans vos voix Quand vos mains tombent en chantant le long du ciel Comme des oiseaux tués par l'orage   .  ... [Lire la suite]
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lundi 27 janvier 2014

LES PORTES DE L'EXIL S'OUVRENT A BLAGNAC

A Zouheir   Qu’est-ce qu’un aéroport     Sinon une fourmilière     de sueurs humaines adossées     Sur des latitudes incertaines     Homme que voici     Chargé de valises     de confiseries déconfites     de caprices démodés     Tu possèdes un visage     Soumis aux simagrées     du miroir     Peux-tu... [Lire la suite]
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lundi 14 octobre 2013

SERGE VENTURINI

KROOH, KROOH, KROOH*— Avec le doudouk j’entends l’appel du Massis. Mon cœur respire à son immémorial cri. J’écoute vibrer son souffle dans l’invisible. — Pierre de ma parole ricochète sur l’Ararat ! — Dans l’écho elle se répercute. Très haut. Dans l’air. Or au levant les oiseaux l’emportent sur leurs ailes. — Une odeur de printemps inonde toute la grande plaine. Une forte pluie vient à tomber violente queue d’orage. Le vent qui se lève nettoie l’atmosphère fumante. — L’espace s’ouvre d’éclairs. De clarté. — Puis le noir.... [Lire la suite]
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samedi 21 septembre 2013

EXILEE

Elle installait l'Andalousieavec des gestes lentsdans un petit pré revêchecerné de murettes de pierrepar tous les chemins de la terreappel du sol familier« si jamais je t'oubliaisque ma droite se dessècheque ma bouche soit scelléecomme un ruisseau pris de gelsi je perds le souvenirde mes défunts nourriciers »elle livrait les emblèmesdes divinités domestiquesentre les arbres amaigrisaux rayons de miel du couchant   .   PIERRE ETIENNE   .        
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dimanche 8 septembre 2013

AGNES SCHNELL

La nuit atteint un lieu différent quelque chose comme un exil crispé parfois en nos poings tout paraît doublé d’odeurs palpables de touchers veloutés de la légèreté des ailes tout semble précaire et creux. On sait que l’on rêve et que l’on devra se réveiller.   .   AGNES SCHNELL   .                    
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