samedi 25 juin 2022

LETTRE A L'ENFANT A VENIR...

Cher enfant, . Bientôt va débuter pour toi une merveilleuse et tragique expérience. Quelque part dans l’immensité de l’univers, à la périphérie d’une galaxie appelée la Voie Lactée, près de l’étoile Soleil, sur la troisième planète de son système, la Terre, tu vas naître. Tu es le fruit d’une longue gestation qui se poursuit depuis près de quatorze milliards d’années. Tout a commencé dans la lumière éblouissante d’un gigantesque et torride espace. Ne me demande pas ce qu’il y avait avant, je n’en sais rien. Par la suite,... [Lire la suite]

vendredi 10 juin 2022

PABLO NERUDA ...Extrait

  ... . Il n’y a de pure lumièreni d’ombre dans les souvenirs :ils se sont faits cendre violâtreou pavé salede rue piétinée par les gensqui sans cesse au marché sortaient entraient. Et il est d’autres souvenirs : ceux-là qui cherchent à mordre encorecomme les dents de quelque fauve inassouvi.Ils cherchent, rongent le dernier os, dévorentce long silence de ce qui en arrière est resté. Et tout est resté en arrière, aurore et nuit,le jour suspendu comme un pont entre les ombres,les villes, les ports de l’amour et de la... [Lire la suite]
mercredi 8 juin 2022

MON AMIE LA ROSE

On est bien peu de choseEt mon amie la roseMe l'a dit ce matinÀ l'aurore je suis néeBaptisée de roséeJe me suis épanouieHeureuse et amoureuseAux rayons du soleilMe suis fermée la nuitMe suis réveillée vieille . Pourtant j'étais très belleOui, j'étais la plus belleDes fleurs de ton jardin . On est bien peu de choseEt mon amie la roseMe l'a dit ce matinVois le dieu qui m'a faiteMe fait courber la têteEt je sens que je tombeEt je sens que je tombeMon cœur est presque nuJ'ai le pied dans la tombeDéjà je ne suis plus . Tu m'admirais... [Lire la suite]
mardi 7 juin 2022

J'ÉCRIS

J'ÉCRIS parce que l'âme peut mourir avant le corps. J'ÉCRIS pour que l'on entende hurler le silence de l'innocent. J'ÉCRIS pour faire aimer la vie. J'AI PEUR que si nous, les poètes, cédant aux pressions de la boue, aux chantages du désespoir, cessions de chanter la beauté possible hors des bruits de ce temps, J'AI PEUR que notre monde ne soit plus vivable et que, définitivement, l'homme soit inutile. . . . . . ARMAND MONJO . . . . Oeuvre Maryam Lamei Harvani
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mardi 7 juin 2022

10 000 ème message .... ! DE SANG ET DE LUMIERE...Extrait

  Je tiens à remercier les lecteurs, les écrivains , les poètes pour le soutien et l'intérêt porté à ce blog qui atteint aujourd'hui son 10 000 ème message...Et ce , après 14 ans de présence auprès de tous... . . . « Je veux une poésie du monde, qui voyage, prenne des trains, des avions, plonge dans des villes chaudes, des labyrinthes de ruelles. Une poésie moite et serrée comme la vie de l’immense majorité des hommes. Je veux une poésie qui connaisse le ventre de Palerme, Port au Prince et Beyrouth, ces villes qui ont... [Lire la suite]
lundi 6 juin 2022

PENSEES FURTIVES I

Mais il n’y pas d’étoiles dans le ciel amoindri. Sommes-nous les variables d’ajustement dans la cérémonie du chaos et le beffroi du néant ? Je veux que tu me tiennes la main quand nous traverserons le petit bois. Comme jadis. Nous serons bien ; sans attente. Sans lendemain. Le présent est conciliant. Les fruits sont offerts. Irascibles vergers. Je vais poser ma tête sur ta poitrine. Je ne parlerai plus de ces choses auxquelles nous pensions dans l’anxiété et le dénuement. Rien n’est comme avant. Avons-nous seulement existés ? Nous... [Lire la suite]

lundi 6 juin 2022

POTEAUX D'ANGLE...Extrait

N'apprends qu'avec réserve. Toute une vie ne suffit pas pour désapprendre, ce que naïf, soumis, tu t'es laissé mettre dans la tête – innocent - sans songer aux conséquences. Dans une époque d'agités, garde ton andante. En toi-même redis-toi toujours : « Davantage, davantage d’andante », tâchant de t'amener où il faut que tu arrives. Sinon, précipité, tout devient superficiel. Les indignés du moment n'y échappent guère. Avec tes défauts pas de hâte. Ne va pas à la légère les corriger. Qu'irais-tu mettre à la place ? Ne laisse... [Lire la suite]
Posté par emmila à 10:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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dimanche 5 juin 2022

ANNA MARIA CARULINA CELLI, POEMES ...Extrait

Seulement la mémoire Afin d'assembler le puzzle dispersé Où se mêlent d'étranges fragments de moi Des marches d'escalier descendent en forêt Je tombe et me rattrape et me réveille et tout m'échappe Verre brisé Déjà le vent ensevelit les voix Dans l'arbre, le ressac des feuilles Sans cesse rapporte le bois mort Il faut aller au puits Jeter le seau aux sortilèges des réminiscences Recommencer encore la pêche miraculeuse La levée des mirages Refaire le monde, se rassembler, se ressembler Seulement la mémoire Je ne veux... [Lire la suite]
samedi 4 juin 2022

ANTOINE EMAZ...Extrait

Fatigue du jour fait, bien sûr, mais tout autant dedans celle empilée des semaines d’avant comme un lest que l’on ne pose repose pas plus que le sommeil n’efface toute l’ardoise quotidienne. Passoire lente de la nuit, il en reste encore le matin, tamis trop fin, on remet à demain. Faudrait purger tous les circuits du corps, remettre à neuf le sang, et compteur à zéro repartir… On continue dans la crasse accrue, la rouille et l’enlisement dans l’ornière d’un vivre, sol mou, pénible et lent pour la marche. Sisyphe vieux. On laisse... [Lire la suite]
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jeudi 2 juin 2022

BESOIN D'IMMENSITE -662

Profitant de l’inattention du cielPour invoquer l’inconnuNues et désentravées comme une aubeSe lèvent mes penséesJ’aime à n’être pas immortelCela donne accès à l’humanitéL’être a besoin d’immensitéDe s’y fondreJamais seul avec les étoiles sans nombreSur les sommets enneigés du monde De mon âme solitaire recouvrant les déserts La terre est mon trône, le palais de ma vie, la demeure de mon cœurCette terre chaude qui hante mes mains et mes lèvresQui s’effrite entre mes doigtsDernier berceau pour mon corps... [Lire la suite]