lundi 18 mars 2019

A UNE TÊTE DE MORT

  Mon frère, d'où, viens-tu ? Dans quel siècle? Comment ? Que contint le cerveau qui fut dans cette boîte ? L'Infini douloureux ? ou la pensée étroite Qui fait qu'on vit et meurt sans nul étonnement ? Chacun presque, ici-bas, suit naturellement, Sans rien voir au delà du cercle qu'il exploite, La route de l'instinct si commode et si droite, Et toi tu fus ainsi jusqu'au dernier moment. Oui! mais comme eux aussi, à l'heure solennelle, Ne sachant rien des cieux, ô frère tu partis Les yeux... [Lire la suite]
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samedi 16 mars 2019

L'AVENIR SEUL...Extrait

Et je l’ai rêvé et le rêve,Un jour le rêverai encore,Tout se répétera, tout se réalisera,Vous rêverez tout ce que j’ai vu en rêve. Là-bas, de notre côté, du côté du mondeLa vague poursuit la vague et bat le rivage,Et sur la vague l’étoile, l’homme et l’oiseau,Et le rêve, le réel et la mort – vague après vague. Pas besoin de date : j’étais et je serai,La vie est le miracle des miracles, et sur mes genouxComme un orphelin j’assois ce miracle, Seul au milieu des miroirs – dans le cercle des refletsDes mers et des villes qui... [Lire la suite]
vendredi 8 mars 2019

MARIANNE WILLIAMSON

Notre peur la plus profonde n'est pas d'être nul ou incapable notre peur la plus profonde c'est d'être puissant au-delà de toute mesure.Nous nous demandons:"Qui suis-je pour être brillant,talentueux, génial ? "Mais la vraie question devrait dire :"Qui êtes-vous pour ne pas l'être ? "Vous êtes un enfant de la Vie.Rester jouer dans votre école maternelle n'offre aucun service au monde d'aujourd'hui.Il n'y a rien de sain ou d'illuminé à vous rétrécir et à vous cacher pour ne pas insécuriser votre... [Lire la suite]
dimanche 3 mars 2019

ANNA MARIA CARULINA CELLI...Extrait

Tu t'attendais à quoi En revenant sur les pierrailles Avec les quelques gouttes d'eau Que ces racines à secQui n'avaient offert ni feuilles ni fleurs ni fruitsQuand tu courbais l'échinePour les nourrir du lait opulent de tes seinsAvaient vidées à ta gorge Ces racines hermétiques luisaient à fleur de terreComme des serpents d'orComme les flammes d'orOndulant de désir dans l'âtre noirSinueuses couleuvresAux promesses enchanteresses J'ai encore dans l'oreille griséeTa voix grave et suaveDisait la jeune fille... [Lire la suite]
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lundi 25 février 2019

EDGAR MORIN...Extrait

Vivre de prose n’est que survivre. Vivre, c’est vivre poétiquement.L’état poétique est un état de participation, communion, ferveur, amitié, amour qui embrase et transfigure la vie. Il fait vivre à grand feu dans la consumation (Bataille), et non à petit feu dans la consommation. L’état poétique porte en lui la qualité de la vie, dont la qualité esthétique qu’il peut ressentir jusqu’à l’émerveillement devant le spectacle de la nature, un coucher de soleil, le vol d’une libellule, devant un regard, un visage, devant une œuvre... [Lire la suite]
vendredi 22 février 2019

UNE SEULE MAIN NE SUFFIT PAS POUR ÉCRIRE

  Une seule main ne suffit pas pour écrirePar les temps qui courentil en faudrait deuxEt que la deuxième apprenne viteles métiers de l'indicible : broder le nom de l'étoilequi se lèvera après la prochaine apocalypsereconnaître entre mille le fil qui ne casse pascoudre dans l'étoffe des passionslanges, capes et linceulssculpter l'aube dans un tas d'immondicesDeux mains ne suffisent pas pour écrire Par les temps qui courent et les misères qui grondentil en faudrait trois, quatrepour que la vie daigne visiterce... [Lire la suite]

mercredi 20 février 2019

AVEC LA MORT, QUARTIER D'ORANGE ENTRE LES DENTS...Extraits

Oui, le temps se desquame nous brûlons nos passeports trompeurs, nos photographies, nous prenons possession du passage. Sommes-nous seulement nos contemporains ?   Rebrousser jusqu’à l’orque et l’algue, s’attendre à passer hors limites, supposer la réversibilité des organismes… Nous nous citons à comparaître, au péril de l’échange.   ...    L'oubli est sourd, l'oubli des voix de disparus qui nous aimaient l'oubli des vents qui délivrèrent les prisonniers d'étroites villes. L'oubli est nu comme du... [Lire la suite]
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mercredi 20 février 2019

ANNA MARIA CARULINA CELLI...Extrait

Est-ce sentir, penser, danser sur un fil Allonger la fouléeCaressant le tranchant des falaises Et pris par la rumeur des profondeurs qui grondent Sauter Toujours s'élancer dans le vide Saisir à la volée Le nuage qui passe S'égrène en pluie dès qu'effleuréFleurir, mourir est ce cela le cri de vivre Est ce s'oublier ou bien se souvenirDu fil sombre dans la lumièreDu rayon de soleil au fond de la chambre noire Est ce partir courir le mondeLes villes, les ports, les hommes,les drapsLes... [Lire la suite]
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lundi 18 février 2019

QUI VIVE...Extrait

... ton haleine chaude sur le cou de la nuitou le petit matin naissant entre nos doigtsnous voici tout vivants plongés dans l'éphémèred'une foudre sans lieu ni point d'impact au solhors chair de passage mais quelle voix appelleinaudible aux entours et de sève gorgéeà toutes les saisons c'est dire d'où tu viensbeau fantôme perdu mais quel chant traduis-tule pays est désert et le cœur dévastécar je n'existe pas tu restes sa demeure   .     CHRISTIAN  ARJONILLA     . Oeuvre Léonor Fini ... [Lire la suite]
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mercredi 13 février 2019

ERNEST PEPIN...EXTRAIT

Le beau songe qui s’éparpilleDans l’arc-en-ciel des ansA tire d’aile s’envole en reliant nos viesEt nous voilàArchet et violon d’un orchestre sublimeQu’on appelle l’amourQuand nous frôle la douceurDes souvenirs endormisSous nos paupières fragilesD’avoir pu exister et entrevoirCette lumière bénie par le tempsEt qui nous gratifie de blessures inconsoléesNous voilàEcorce des choses neuvesFiers d’offrir au jourSa part de tendresseCri muet d’un éclairQue le toujours du toujours foudroieAu point de chavirer nos chairs Ivresse des... [Lire la suite]