lundi 7 mars 2011

NOCTURNE

 Notre Père qui es aux cieux,pourquoi m’as-tu donc oubliée ?Tu t’es souvenu du fruit de l’étéquand tu as blessé sa chair de rubis.Moi je porte aussi blessure à mon flanc,mais tu ne veux pas regarder vers moi ! Tu t’es souvenu de la grappe noireet tu l’as donnée au pressoir carmin ;du peuplier as dispersé les feuillesavec ton haleine, dans l’air subtil.Mais dans le vaste pressoir de la morttu ne veux encore fouler ma poitrine ! En marchant, j’ai vu s’ouvrir les violettesmes lèvres ont bu du vent le falerneet j’ai abaissé,... [Lire la suite]