lundi 11 juin 2018

ENCRUCIJADA / CARREFOUR

¡ Oh, qué dolor el tenerversos en la lejaníade la pasión, y el cerebrotodo manchado de tinta !¡ Oh, qué dolor no tenerla fantástica camisadel hombre feliz : la piel,alfombra de sol, curtida !(Alrededor de mis ojosbandadas de letras giran.)¡ Oh, qué dolor el dolorantiguo de la poesía,este dolor pegajosotan lejos del agua limpia !¡ Oh dolor de lamentarsepor sorber la vena lírica !¡ Oh dolor de fuenteciega y molino sin harina !¡ Oh, qué dolor no tenerdolor y pasar la vidasobre la hierba incolorade la vereda indecisa !¡ Oh el más profundo... [Lire la suite]

mardi 30 janvier 2018

SONNETS DE L'AMOUR OBSCUR...Extrait

 Je veux pleurer ma peine et te le dire pour que tu m'aimes et pour que tu me pleurespar un long crépuscule de rossignolsoù poignard et baisers pour toi délirent. Je veux tuer le seul témoin, l'unique,qui a pu voir assassiner mes fleurs,et transformer ma plainte et mes sueursen éternel monceau de durs épis. Fais que jamais ne s'achève la tressedu je t'aime tu m'aimes toujours ardentede jours, de cris, de sel, de lune ancienne, car tes refus rendus à mes silencesse perdront tous dans la mort qui ne laissepas même une ombre à... [Lire la suite]
mercredi 1 novembre 2017

FEDERICO GARCIA LORCA...Extrait

 Je veux dormir un instant, un instant, une minute, un siècle ; mais que tous sachent bien que je ne suis pas mort ; qu’il y a sur les lèvres une étable d’or ; que je suis le petit ami du vent d’Ouest ; que je suis l’ombre immense de mes larmes.   .   FEDERICO GARCIA LORCA     .    
vendredi 18 août 2017

CASIDA DE LA MUJER TENDIDA

Verte desnuda es recordar la Tierra. La Tierra lisa, limpia de caballos. La Tierra sin un junco, forma pura cerrada al porvenir: confín de plata. Verte desnuda es comprender el ansia de la lluvia que busca débil talle o la fiebre del mar de inmenso rostro sin encontrar la luz de su mejilla. La sangre sonará por las alcobas y vendrá con espada fulgurante, pero tú no sabrás dónde se ocultan el corazón de sapo o la violeta. Tu vientre es una lucha de raíces, tus labios son un alba sin contorno, bajo las rosas tibias de la cama los... [Lire la suite]
vendredi 18 août 2017

CASIDA DE LA FEMME ETENDUE

Te voir nue c'est se rappeler la terre. La terre lisse, dégagée de chevaux, la terre sans roseaux, forme pure fermée à l'avenir : confins d'argent. Te voir nue c'est comprendre l'envie de la pluie à la recherche d'une taille fragile, ou de la fièvre de la mer à l'immense visage sans trouver la lumière de sa joue. Le sang sonnera dans les alcôves, et viendra avec l'épée flamboyante, mais tu ne sauras où se cache le cœur du crapaud ou la violette. Ton ventre est une bataille de racines, tes lèvres sont une aube sans contour, sous... [Lire la suite]
samedi 29 juillet 2017

DESIR

Rien que ton cœur brû­lant,Rien d’autre. Mon para­dis : un champSans ros­si­gnolsNi lyres,Un ruis­seau dis­cret,Une sim­ple source. Pas de vent qui épe­ronneLes fron­dai­sons,Ni d’étoile qui veuilleSe faire feuille. Un jour immenseY seraitLe ver lui­santD’un autre jourDans un chant deRegards bri­sés. Lumi­neux reposOù tous nos bai­sers,Grains de beauté sono­resDe l’écho,Iraient là-bas éclore. Et ton cœur brû­lant,Rien d’autre.     .  FEDERICO GARCIA LORCA   .       ... [Lire la suite]

lundi 12 juin 2017

CHANTS NOUVEAUX

Le soir a dit : Je suis altéré d’ombre ! La lune a dit : Moi, d’étoiles brillantes. La source cristalline veut des lèvres Et des soupirs le vent. Mais moi, j’ai soif de parfums et de rires, J’ai soif de chants nouveaux Sans lunes et sans lys Et sans amours défuntes, Soif d’un chant matinal qui troublerait Les eaux dormantes De l’avenir, emplissant d’espérance Leurs ondes et leurs fanges. Il serait lumineux et pacifié, Plein de riches pensées, Virginal dans sa mélancolie, Son angoisse et ses rêves. Exempt de pesanteur, il... [Lire la suite]
vendredi 2 juin 2017

NOCTURNE

Je suis effrayé Par les feuilles mortes Et j'ai peur des prés Baignés de rosée. Je vais m'endormir. Si tu ne m'éveilles, Tu trouveras à tes côtés mon coeur glacé.   Qu'est-ce qui résonne Au loin? L'amour. Le vent sur les vitres, Mon amour!   J'ai mis à ton cou Des gemmes d'aurore. Pourquoi me laisser Parmi ce chemin? Si tu vas au loin, L'oiseau va pleurer Et la verte vigne Restera sans vin.   Qu'est-ce qui résonne Au loin? L'amour. Le vent sur les vitres. Mon amour!   Tu ne sauras point, Mon beau sphinx de... [Lire la suite]
mardi 17 janvier 2017

FEDERICO GARCIA LORCA...Extrait

Chacun des poèmes que tu tiens entre tes mains, lecteur, correspond à un bourgeon nouveau sur l'arbre musical de ma vie en fleurs..."   .   FEDERICO GARCIA LORCA   .   Artiste inconnu
mardi 13 décembre 2016

DIALOGUE AVEC GERARDO DIEGO...Extrait

" Que te dirais-je de la poésie ? Que dirais-je de ces nuages, de ce ciel ? Les voir, les voir, les voir... et rien de plus. Tu comprendras qu'un poète ne peux rien dire de la Poésie. Laissons cette tâche aux critiques et aux professeurs. Mais ni toi, ni moi, ni aucun poète, nous ne savons ce qu'est la Poésie. La voici ; regarde. je porte le feu dans mes mains. je le comprends et je travaille parfaitement avec lui, mais je ne peux en parler sans littérature. "       FEDERICO GARCIA LORCA .       ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 16:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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