lundi 6 juin 2022

CLEMENCE

Un homme sur le chemin Au sud Loin A peine la touffeur infléchit son pas Sa vie est alentour Champs brûlés Sous la force des jours La corne de l’été Le jour respire faiblement Dure coûte que coûte Malgré le tourment Le doute L’homme soliloque Sous la pierre anguleuse Du soleil Sa voix de mémoire Décrit des orbes vibrants Dans un soleil volatil Ses mots rehaussent le jour Avec la pertinence d’une pluie d’été Inverse symphonie miséricordieuse Mais revient parfois une voix plus ancienne D’un seul tenant ... [Lire la suite]

jeudi 2 juin 2022

VERSETS D'AFRIQUE

  Il y eut ce qui transpire,ce qui prieet succombe. Il y eut ce qui appelle,ce qui affoleet incrimine. Pierriers du ventà l’haleine tranchante,dunes en cavaleoù le regard ricoche. Dans le brasier du jourse fendent les lèvres,s’ébrèchent les paroles.   La nudité d’être,au milieu de ce rien,au milieu de ce tout,seule à tournersur son orbite de chair,astre bédouinqui ne veut pas s’éteindre. L’Africaine débordede ses étoffes bleues,du ciel qui ne l’étouffe plus. ... [Lire la suite]
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samedi 19 février 2022

LA FEMME SANS PAROLES...Extrait

De métamorphose en métamorphosel’eau conduit son propre deuilSe quitte à chaque vagueerrant de la terre au ciel, du ciel à la terredu nuageux au solideIgnore qu’elle irriguajusqu’aux larmes aux baisers de la parolece corps dont tu lui prêtas la voixles lèvres et les yeuxavant qu’elle ne s’en retireun jour d’intense soifComme le caillou ignorequ’il aurait pu t’écraser quand il était rocet ne pourra te meurtrirbroyé en poussièreTu chevauches le tempsqui les chevauche, transparent cavalierMais ta mémoire, toutes les mémoiresne... [Lire la suite]
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samedi 22 janvier 2022

ENTRE LE VIDE ET L'ILLUMINATION...Extrait

Arrache-moi doucement à l'enveloppe de chair qui m'opprime me tourmente et m'étrangle Arrache-moi doucement à la griffe de la douleur Qu'un moment je sois tout entier un homme Conduis-moi au pays qui n'existe que lorsque tes doigts brûlent Et que tes cheveux répandent dans la chambre Une odeur de terre d'aube et de terre mouillée Ne parle pas l'Amour est un long silence Habité par un verbe tout-puissant qui sourd des feuilles et des eaux Et des deux corps qui se fondent ensemble Arrache-moi doucement aux masques... [Lire la suite]
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mercredi 15 décembre 2021

EN BUVANT DU LAIT

On discute de coups d'état de jeunes reines profanées de sphynx soumis à la question d'inquiétantes razzias nocturnes On parle d'ecorcher le temps pour effacer ses tatouages Se dresse l'inventaire des espèces charnelles La mémoire de sang réinvente l'amour dans la nuit du destin au delta de dentelle La bagarre c'est la bagarre donneurs de sang buveurs de sang regardez-vous embrassez-vous enivrez-vous de ces liqueurs délictueuses qui démentent tous les proverbes tombant en juste pourriture au gibet de la liberté C'est... [Lire la suite]
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jeudi 1 juillet 2021

STABAT MATER FURIOSA, Poème de Jean-Pierre Siméon, Interprété parSophie Marceau

Adapté par l’artiste colombienne Violeta Cruz, le texte de Jean-Pierre Siméon, qui fait entendre la voix d’une femme qui n’en peut plus de la guerre et de la violence, est porté par Sophie Marceau et un orchestre dirigé par David Greilsammer. . . ... . Un tremblement contenu Une inquiétude C’est le cri d’une femme. Au moins on peut dire ça. Le cri d’une femme qui a perdu son fils. Je crois qu’on peut dire ça. Derrière le propos apparent, l’horreur et l’absurdité de la guerre, le sujet principal semble être... [Lire la suite]
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lundi 19 avril 2021

TERESA WILMS MONTT...Extrait

Maria Teresa Wilms Montt de las Mercedes, née le 8 septembre 1893 à Viña del Mar et morte le 24 décembre 1921 à Paris, fut une écrivaine et poète chilienne. Très tôt, son esprit libre et créatif se heurta à une société patriarcale intransigeante. En 1916, elle se rendit à Buenos Aires pour échapper à cette ambiance particulièrement oppressante. Cette ville lui permit d'acquérir cette liberté qu'elle convoitait depuis tant d'année. Elle travailla pour le magasine Nosotros et publia ses deux premiers écrits en 1917. Son premier... [Lire la suite]
mercredi 24 février 2021

FRANCOIS LAUR...EXTRAITS

Si j'écris, c'est pour entendre et t'obéir, toi l'hôtesse de mes saisons ; pour te dire, comme oiseau, avec toutes les voyelles. Pour écouter en ton idiome tes mots leurs modulations intonations vibratos. Je persiste dans ma vénerie : un ricochet de résonances, avec, pour horizon, vagues et scintillements. Si tu me prêtais tes mots, mes doigts courant sur le clavier déferleraient bien mieux qu'un suaire entre nous. Je compose dans cette ombre qui, parfois, éteint ton sourire ; rédige, noir sur blanc, tes clairs-obscurs dans un... [Lire la suite]
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vendredi 15 janvier 2021

UN HEMISPHERE, UNE CHEVELURE

« Laisse-moi respirer longtemps, longtemps, l’odeur de tes cheveux, y plonger tout mon visage, comme un homme altéré dans l’eau d’une source, et les agiter avec ma main comme un mouchoir odorant, pour secouer des souvenirs dans l’air. Si tu pouvais savoir tout ce que je vois ! tout ce que je sens ! tout ce que j’entends dans tes cheveux ! Mon âme voyage sur le parfum comme l’âme des autres hommes sur la musique. Tes cheveux contiennent tout un rêve, plein de voilures et de mâtures ; ils contiennent de grandes mers dont les... [Lire la suite]
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vendredi 2 octobre 2020

LA QASIDA DE BEYROUTH

En vers et avec tout Pomme dédiée à la mer, narcisse du marbre, Papillon de pierre, Beyrouth, forme de l'âme dans le miroir, Description de la première femme et parfum des nuages, Beyrouth, de fatigue et d'or, d'Andalousies et de Shâm. Argent, écume, commandements de la terre dans les robes des colombes, Décès d'un épi, exil d'une étoile entre mon aimée et moi, Beyrouth. Je n'ai jamais entendu encore mon sang prononcer le nom d'une amante qui dort sur mon sang... et dort. Une pluie sur la mer nous a enseigné... [Lire la suite]