mercredi 10 juillet 2019

RESPIRE

 Approche-toi petit, écoute-moi gamin,Je vais te raconter l'histoire de l'être humainAu début y avait rien au début c'était bienLa nature avançait y avait pas de cheminPuis l'homme a débarqué avec ses gros souliersDes coups de pieds dans la gueule pour se faire respecterDes routes à sens unique il s'est mis à tracerLes flèches dans la plaine se sont multipliéesEt tous les éléments se sont vus maîtrisésEn deux temps trois mouvements l'histoire était pliéeC'est pas demain la veille qu'on fera marche arrièreOn a même commencé à... [Lire la suite]
Posté par emmila à 23:23 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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samedi 27 avril 2019

SUICIDE LA CHRONIQUE

Prévenez si ça les intéresse, de prés de loin, et ce qu'il reste des miens car ce soir cahin caha je chemine vers des sentes interdites... Ce soir mon cœur est si plein et gonflé que l'idée fait chemin et vient me hanter. Pourquoi poursuivre, pourquoi rester...? SEUL au milieu de tant d'immensité, de vide, sans gaieté, le projet fait rage. Pourquoi, pour qui continuer ? Des ombres se déploient, sur moi tombe leur froid ! Il y a eu erreur, rendez-vous manqués, aucune voie ne parait meilleure j'ai beaucoup essayé ! ... [Lire la suite]
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jeudi 11 octobre 2018

APPRENTISSAGE AMER...Extrait

Il arrive un jour où le jour se termineavant que la nuit ne soit tout à fait tombée.Il arrive un jour où la main, en chemin déjà,oublie tout à coup la tendresse de son geste.Il arrive un jour où le bois ne parvient pasà allumer le feu de la cheminée.Il arrive un jour où l’amour qui était infini,soudain finit, soudain. La force est de savoir aimer avec douceur et constanceavec l’enchantement de la rose bien droite sur sa tige,afin que l’amour, blessé, ne finisse pasdans l’éternité amère d’un instant   .     ... [Lire la suite]
vendredi 28 septembre 2018

AGNES SCHNELL...Extrait

On a replié sa viecomme une carte lue à l’envers.On a replié sa viecomme un livreoù se terrent les dérapageset les boues. On est telle une vieille horlogeobstinée dans le recultaiseuse depuis trop longtemps. On repousse le sommeilon se cogne à l’ombreaux premiers soupirs de la mémoire.Certains guettent le soleilou la place d’un feu. Quelles bouches diront ton nom ?Quelles bouches dironttes gestes dans l’imprudenceet tes méandres inversés par distraction ? Quelles bouches oseront parlerdu fleuve qui courait en toilesquelles diront... [Lire la suite]
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jeudi 5 juillet 2018

NOTRE PART D'OMBRE ET D'OR...Extrait

Cela commence à la fin d’un mondeau dernier printemps d’un monde qui va mourir.Cela surgit dans une apocalypseoù les guerriers croyaient mourir avec l’HistoireDe chair aimante aimée (du pur bonheur)de la chair déchirée (de l’onde bien-aimée)de la chair en son fond ouverte découverte(de l’âge d’or où l’être en sa plénitude dormait,où l’être en dormant se formait à naître)de la chair justifiée (et le temps, le tempsqui va se jeter sur sa proie nouvelleun instant à jamais est nié)de la chair merveille écartelée émerveilléecela cela cela... [Lire la suite]
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jeudi 29 mars 2018

POURQUOI LES BÊTES MEURENT-ELLES ?

Pourquoi les bêtes meurent-elles comme les enfants ? Pourquoi mourons-nous en elles ? Est-ce par la loi d’un dieu, sous le poids de son pas sur les choses ? Pourquoi ne distinguons-nous pas les mots ? Pourquoi cette pitié ou cette loi ne sauvent-elles pas ? Pourquoi mourons-nous dans les fleurs dans la lumière du jour nécessaire ? C’est ainsi que je sors dans la lumière pour me soustraire aux ombres où j’écris. tels seront la reddition, le temps : la destruction de tout style la lumière frontale qui nous brûlera tous. ... [Lire la suite]
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mardi 13 février 2018

LA TERRE VAINE ET AUTRE POEMES...Extrait

Le temps présent et le temps passésont tous deux présents peut-être dans le temps futuret le temps futur contenu dans le temps passé.Si tout temps est éternellement présenttout temps est irrémissible.Ce qui aurait pu être est une abstractionqui ne demeure un perpétuel possibleque dans un monde de spéculation.Ce qui aurait pu être et ce qui a ététendent vers une seule fin, qui est toujours présente.Des pas résonnent en écho dans la mémoirele long du corridor que nous n’avons pas prisvers la porte que nous n’avons jamais ouvertesur le... [Lire la suite]
mardi 14 novembre 2017

LA FIN SE LEVE

La fin se lève. Qui a parlé. Moi, un inconnu, un fantôme. Nous habitons une terre féroce où les « Droits de l’homme » sont au mieux notre misérable butin. Dans la mort qui monte, j’entends tourner les roues maléfiques qui broientvictimes et bourreaux, pêle-mêle.Le flanc percé d’une lance longue et fourbe, l’homme saigne.La lumière a rétréci dans notre regard jusqu’à épouser la dimension de la plus minuscule piécette d’argent.La fin se lève ?Mais  nous  n’avons  pas  encore  donné ... [Lire la suite]
mercredi 3 mai 2017

OEUVRE POETIQUE...Extrait

"Je suis la rage, la rage universelle contre les limites La fleur, la Fleur d'acier La Fleur parmi les ruines La fin se lève ? Qui a parlé. Moi , un inconnu, un fantôme. Nous habitons une terre féroce où les "droits de l'homme" sont au mieux notre misérable butin. Dans la nuit , j'entends tourner les roues maléfiques qui broient victimes et bourreaux, pêle-mêle. Le flanc perçé d'une lance longue et fourbe, l'homme saigne. La lumière a rétréci dans nos regards jusqu'à épouser la dimension de la plus minuscule piécette d'argent. La... [Lire la suite]
jeudi 9 mars 2017

LA BELLE SAISON

Je regarde d’ici les guerres fatiguées Les mots qui sont des mouches sur les vitres Prisonnières Le poids mort de la pesanteur sur la nuque et ce temps que l’on tue De peur De croiser son regard d’y voir le décompte A rebours et le va et vient qui finira Les mêmes boucles la même fin qui ramène le naufragé Toujours à la même vague quand le sol se dérobe Je pense à Diogène avec sa lampe qui cherchait un homme Quand j’écarte de mon chemin les humains en cherchant la lumière Pourquoi Est-il impossible d’être debout Sans retomber... [Lire la suite]