jeudi 15 novembre 2012

MEMOIRE QUI TUE....

Mémoire qui tue...mémoire qui étouffe à petit feu..”. Excès de déchets organiques, pourriture lente formant vase au fond du cœur. Et l’on suffoque, et l’on s’égare à vouloir trouver le chemin inédit, le sans-trace, le non-balisé par les ancêtres, par la forge du temps, par la puissance de l’Histoire ou la pression des événements, même futiles, même anodins, même attendus. Sortir. Out. Sortir. Out. EXIT. SORTIR. ANY WHERE OUT OF THE WORLD. Trouver la passe, trouver l’issue, trouver la fente la faille la fêlure la fenêtre la face ou la... [Lire la suite]
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vendredi 7 septembre 2012

LIGNEES...Extrait

« La forêt n’est pas vierge, la page n’est pas blanche, et les chemins n’existent pas. Tu dois marcher longtemps dans le blanc éblouissant du trop-plein de signes, dans le noir incertain des ombres mêlées. Les morts en attente, alignés comme des troncs, dressent leurs branches défeuillées. Tu dois marcher sans t’arrêter. Sans t’encombrer de mots. Que rien ne te retienne, si tu veux franchir la passe, si tu espères toucher du doigt l’or de l’énigme. »  . FRANCOISE ASCAL .    
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jeudi 6 septembre 2012

UN RÊVE DE VERTICALITE...Extrait

Solitude heureuse. Ma colonne vertébrale cherche la verticalité. Ce sont les lignes avoisinantes qui agissent. Dans la cour rectangulaire, les troncs des tilleuls se dressent, puissants, sereins. Les fréquenter permet d’entrer dans un mode de perception fine.  Ici, écouter, c’est voir. Et voir, c’est revoir. Revoir le jour après la nuit. Ouvrir les pores de sa propre peau, comme autant de minuscules fenêtres élargissant la prison. Prison du corps et de l’âme inquiète. Prison obscure où s’ébattent nos peurs, où survivent... [Lire la suite]
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jeudi 6 septembre 2012

LA TABLE DE VEILLE...Extrait

Mon “ devoir de lumière ”. Qu’en est-il ? Ecrire n’est jamais que l’un de mes outils. Pauvre. Peu efficace. Archaïque comme le plantoir pourrissant au bord du puits. Combien pourtant je sarcle, bine, remue l’humus, remue la croûte, remue les racines, remue le vent, les ombres, mon âme. Et rien ne bouge. Ou si peu. Habiter la chair et le verbe. Habiter la joie - si possible - d’être vivant. Habiter non pas une maison, mais le printemps à venir, qui frémit déjà au ras du sol, visible dans ces pousses de jonquilles qui crèvent la... [Lire la suite]
mardi 4 septembre 2012

LE CARRE DU CIEL...Extrait

Habiter la chair et le verbe. Habiter la joie —si possible— d’être vivant. Habiter non pas une maison, mais le printemps à venir, qui frémit déjà au ras du sol, visible dans ces pousses de jonquilles qui crèvent la vieille peau figée de la terre hivernale. Habiter l’instant. Habiter le lien, la tresse invisible qui unit à ceux qu’on aime, comme aux inconnus, par condition d’humanité. Habiter le sans-poids, l’espace entre les choses, entre les êtres, habiter le vide éblouissant de la lumière, l’intervalle entre les sons, la vibration... [Lire la suite]
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mardi 4 septembre 2012

TRAVAIL DE DEUIL

Ne veux pas le faire, ce boulot. Veux laisser les plaies ouvertes, veux être traversée par d’éternelles douleurs intimes. Veux les nourrir, leur donner la becquée pour que jamais jamais ne meurent les visages aimés. Un jamais de pacotille, on le sait, à la mesure du dérisoire, un jamais naïf de fillette, une promesse d’ivrogne, une volonté d’irréalité, une crispation d’utopie, une insoumission. Non. Pas de travail de deuil. Pas d’accommodement. Pas de douceur. Pas de résignation. Pas de sagesse. Mais le mal nourricier, la blessure... [Lire la suite]
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dimanche 24 juin 2012

LIGNEES...Extrait

Ce que je sais, tout le monde le sait. Je ne sais rien que je serais seule à savoir. Et tout ce que j’ai appris je le savais déjà. J’en arrive à douter d’exister. J’en arrive à ne plus savoir si un moi est possible. Si quelque chose à soi est possible. Dans la foule je vous regarde et me reconnais. À des milliers d’exemplaires. Visages d’argile commune. Regards qu’on pourrait croire uniques. Vous-mêmes, sentez-vous parfois votre crâne devenir un lieu de traverse, un corridor ouvert à tous vents, un hall fourmillant, tandis que vos pas... [Lire la suite]
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lundi 11 juin 2012

CENDRES VIVES, suivi de LE CARRE DU CIEL...Extrait

 Le monde, à cette époque, avait la forme l’étendue la saveur du pré qui jouxtait sa maison et son jardin. Elle y pénétrait par une trouée secrète dans la haie de lilas, cœur battant à chaque passage dans le silence des feuillages et l’entremêlement des racines. Si proche qu’il fût du jardin familier où son père allait et venait, de la fenêtre où se dessinait par instant la silhouette de sa mère, le pré cachait dans ses replis d’imprévisibles ailleurs. (...)     Était-ce une visite ? un appel ? ou la simple... [Lire la suite]
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jeudi 23 juin 2011

ROUGE ROTHKO...Extrait

« Odilon. Redon. 0-di-lon-re-don - o-di-lon-re-don. Les syllabes roulent sourdement, tracent un chemin d'eau, puis tombent dans une grotte humide. Murmures parmi les fleurs et les femmes, les feuillages, les lianes prises dans une lumière liquide. Or pur répandu en fines particules. » . FRANCOISE ASCAL . Oeuvre Odilon Redon
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jeudi 23 juin 2011

CENDRES VIVES...Extrait

« Exténuée Dormir. Déposer les armes. Le monde en hémorragie. Moi en hémorragie. Toujours et toujours des fuites. Toujours et toujours l’envie de poser des garrots, de colmater. Inutile combat. » . FRANCOISE ASCAL .
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