mercredi 4 mars 2020

PATRICIA RYCKEWAERT...Extrait

J'ai perdu mon cheminet j'ai perdu mon frère Il se fait un temps grissur mon Rocher du bout et la corneille est morte. Ici le jour s'essouffle déjàCamus ne viendra pas, je le sais et cette femme enchantée sous ta languea le goût de l'absinthe.     .     PAT RYCKEWAERT     .   Oeuvre de Gao Xingjian
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mercredi 11 octobre 2017

PERMIS DE SEJOUR...Extrait

IL est devant la porte ou devant la fenêtre. Mais l'a-t-on reconnu ? Il est venu peut-être Pour entendre nos voix et regarder nos yeux. Ces routes de la nuit mènent vers ses grands yeux. Il voudrait nous parler aussi; mais nulle larme Ne lui est de secours. La mer brûle ses armes Et ses navires, ses aurores, ses couchants. Nous sommes là plusieurs à écouter son chant Et son souffle pareil aux orages de sable. Et tout devient plus beau. Nul contour haïssable, Nulle faim, nulle soif, pour tenir son amour. D'où revient-il ? Du Nord ?... [Lire la suite]
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mardi 10 octobre 2017

MALADIE MENTALE, LE JOUR M

  " Nous avons moins besoin  d'adeptes  actifs  que d'adeptes bouleversés  "  Antonin ARTHAUD   . On décrète à l'envie la journée de la santé mentalede l'être encore viable     qui serait atteint de maladie et de déroutementales à vrai dire   d'exclusion et de réclusion maquillées et    fort heureusement     de nos jours    prises en chargeUn mal aux multiples facettes  aux versants de la douleur contenue un fléau con-génital... [Lire la suite]
mardi 22 août 2017

DANS LA RUE COURTE

Mon frère, ne reste pas trop longtemps dans les creux et les ronciers. Je peux t’imaginer vivant dans ces résines que sont les images vives de la mémoire. Je me fais à ton absence. Je n’ai pas le choix. Sous les étoiles traversières les vivants sont l’exception et les disparus forment la coque du monde. Je suis dans la rue courte.   .     © PATRICK CHEMIN     .          
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jeudi 6 février 2014

POUR HABITER...Extrait

Frères mes taciturnes au visage de foin coupé Qui dira le bocage de vos tristesses à l'avant de vos mains Et votre mal de joncs des marais Vos yeux qui s'en vont avec les trains et les navires Vos yeux dans toutes les serrures des forêts Et la glaise de vos coeurs Vous pleurez en traversant les villes Quand la mer dételle ses chevaux Vous portez à bout de bras les hauts visages de la pluie Et les arbres se couchent dans vos voix Quand vos mains tombent en chantant le long du ciel Comme des oiseaux tués par l'orage   .  ... [Lire la suite]
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vendredi 11 octobre 2013

VIE D'UN HOMME...Extrait

Si, vivant, tu revenais à ma rencontre, La main tendue, Je pourrais de nouveau, Dans un élan d'oubli, serrer, Frère une main. Mais rien de toi, de toi plus ne m'entoure Que rêves, que lueurs, Les feux sans feu du passé. La mémoire ne déploie rien que des images, Et moi déjà Je ne suis plus pour moi Que le néant annihilant de la pensée.   .   GIUSEPPE UNGARETTI   .      

lundi 1 juillet 2013

FILS DE L'HOMME OU L'ENFANT HUMAIN

 Vois, mon frère bien aimé, vois ce que je deviens. Ce que nous avons rêvé autrefois, près du lac, dans la vallée où mille ricochets ont répété nos pactes et nos mots les plus idiots à l’époque. Toi, mon frère à jamais, comme nous le gravions sur les écorces d’arbre à sang chaud, ou sur les pierres de craie tendre, avec nos canifs aujourd’hui perdus. Que de nostalgie, mon ami, mon frère, que de temps inutile depuis, a traversé nos vies. Nous nous jurions de nous partager le monde, de nous en obtenir les plus gras morceaux, et... [Lire la suite]
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mardi 27 novembre 2012

QUAND IL NEST PLUS...

 Comme tu reviens à me manquer Frère O Frère qui de ta prison De vingt ans PerpétuelleÉminemment ProvidentielleBrûlais ta vie en te consumant Un cloître aux hallucinations au verdictSans appel de l'être collectifNous y aurons été assassinés Tous les deux Loin de nous les vésaniesMais je te garde là près de moiTel que j'aime à te panserEt l'absence la réclusion Ne sont rien tu le saisQui enfantent toujoursNos songes et attisentLes souvenirs les plus beauxEn se jouant de notre mortAu sourire généreux qui n'est plus A cette joie... [Lire la suite]
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jeudi 24 mai 2012

A TOI MICHEL...IL EST LIBRE MAX

 Veuillez excuser les fautes d'orthographes et d'accords qui se seraient glissées dans le Texte dans le vif de l'écriture d'un seul jet - Je viens les reprendre une à une pour rester encore un moment avec celles et ceux qui partagent l'absence. . Tu as regagné le large, l'azur, les rives de l'éternité disait-on ensemble en évoquant Pascal. Demain, avec toi, je tirerai une longue bordée, éperdument blanche, une bordée déraisonnée dans le grand bleu. Nous éclabousserons  comme les oiseaux l'infiniment grand qui te fascinait.... [Lire la suite]
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dimanche 28 août 2011

A MON FRERE QUI N'EST PAS MORT...Extrait

Les médecins sont parfois poètes. Ils ont dit « insuffisance respiratoire ». Et ils sont tombés dans le mille : il ne pouvait plus respirer. Le monde, l’air, étaient trop durs à avaler. Alors il s’est arrêté. C’était un combat ancien, qu’il avait mené depuis longtemps. Avec ses poumons, sa voix, tout ce qui lui permettait de faire entrer en lui les images, les cigarettes, l’alcool, le parfum des filles. Et ce qui lui permettait aussi de raconter. « Il faut choisir entre vivre et raconter », disait Sartre. Il avait refusé de choisir. ... [Lire la suite]
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