samedi 22 décembre 2018

EN FILIGRANE, L'ARDENNE...Extrait

En apparencerien n’a changé.Ni stridence      ni démesureseule la parole intimeivre en son flux est dénouée.En apparence rien n’a changé.La sente est raidela forêt muettela colline    dorée sous l’or froidse baigne dans le gris liquide.On dirait que tout est en attented’un retourd’une braise     d’une luciole intimeou peut-êtrede cet immense que l’on désiremais ne nomme pas.En apparence rien ne changesinon ce creux élargibien plus sombre à chaque détoursinon cette voix perduevestige déjà… ... [Lire la suite]
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lundi 27 novembre 2017

MORCEAUX DE CIEL, PRESQUE RIEN...Extrait

Un arbre et puis un arbre et puisle froidje ne veux plus que cet aveugleme guidecomme on est seulquand on marche depuis toujoursun arbre et puispas même un arbre, une distanced’autres, je les aimais,sont loin.   ....    Qu’il réveille les anges, ce cri qui ne cesse pas...   .   CLAUDE ESTEBAN   .  
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vendredi 10 novembre 2017

ANNE MARGUERITE MILLELIRI...Extrait

Il est étroit ce chemin de vie bordé de squelettes d'arbres noirs comme les aubes mortes. Il est étroit et froid de neiges enlacées ce chemin à l'écart où nos visages se perdent comme des mains des lèvres pour jamais.   .   ANNE MARGUERITE MILLELIRI     .    
lundi 30 octobre 2017

ANNE MARGUERITE MILLELIRI...Extrait

Écrire contre. La mort. L'oubli. Le silence. L'incendie. La couleur noire des souvenirs noirs. La pluie qui gifle. Le mot qui tue. La dérive du corps qui n'a plus faim ni soif ni sommeil. Les étoiles effacées dans ce ciel à la mine de plomb. La colère réprimée. Le verre tombé des mains, brisé au sol comme un arrêt du coeur. Écrire contre. Tout contre. Le jour qui meurt, dont tu refuses la mort, et que tu regardes mourir avec toujours cette même colère contre. Et où va - t-il ce train ? Où est-ce, loin de toi ? et pourquoi loin de toi... [Lire la suite]
samedi 23 septembre 2017

AU CLOU ROUILLE DU SOIR

Lumièreà la vie brève, comme l’est un jour de décembre, aux heures sans douceur, à moins qu’elles fussent de neige et de silence tamisé,où toute branche délestée d’oiseau ne tremble que du poids sans couleur de l’attente dans laquelle s’infiltre et remonte la crue inexorable de la nuit.On observe cette heure dont on ne sut que faire, dont les fleurs de givre s’accrochent aux barbelés des mots et aux ronces de la mémoire, essayant de comprendre en quoi ce qui finit allège de sa solitude tout ce qui a déjà échu. Ces coulisses d’un temps... [Lire la suite]
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dimanche 5 mars 2017

LA NAISSANCE DU JOUR ...Extrait

« Le vent grandit, puisque la porte qui ouvre, sur la vigne, l’enclos ceint de briques ajourées, se débat faiblement sur ses gonds. Il va balayer, rapide, un quart de l’horizon, et s’agripper sur le nord verdâtre, d’une pureté hivernale. Alors, le golfe creux ronflera tout entier comme un coquillage. Adieu, ma nuit à la belle étoile sur le matelas de raphia… Si je m’étais obstinée à dormir dehors, la puissante bouche qui souffle le froid, le sec, qui éteint toute odeur et anesthésie la terre, l’ennemi du travail, de la volupté et du... [Lire la suite]
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samedi 14 janvier 2017

LA DIAGONALE DU SILENCE...Extrait

Une mélodie de silences posés sur l’escaliercomme une vie qui passeun sourire attaché aux nuages, je cherche des allumettes Je me chercheSi longtemps que j’ai perdu le cheminJ’ai froid de toi dit-ilSon sourire éclata comme une envolée de notes légères et turquoisesSes yeux portaient l’étrangeté indicible des musiques péruviennesquand elles percutent la mémoire d’un vieil homme qui revoit courir ses vingt ansJ’ai froid de toiUne ficelle de rire à la fenêtre projette une odeur de thé indigèneJe scrute hierTe rencontrerai-je ma... [Lire la suite]
mercredi 23 novembre 2016

BERNARD PERROY ... Extrait

Petite brassée d'automne avant que tout ne ploie sous l'avalanche des tons de gris froids et de terre mouillée… Les mots s'enchantent et se gavent de lumière, se prennent à rêver à trois fois rien niché dans un silence d'or… Ouvrir la porte, ouvrir la bouche et le coeur aux mouvements qui montent de l'intérieur de soi, douceurs ou blessures à longueur de mourir et de vivre à nouveau, mouvements de l'un vers l'autre que l'on apprend sans cesse entre les lignes à décrypter, à recevoir et à donner…   .   BERNARD... [Lire la suite]
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mardi 22 novembre 2016

LE JOUR VIENDRA, LA NUIT AUSSI...Extraits

 Le temps est dur comme un bourgeon. Il chemine sous la peau, cherche son tracé vers le ciel. Le temps est nuage qui glisse,  pluie qui déchaîne et qui burine. Le temps nous enchaîne de ses mille fils d’Ariane.  J’éclaterai le temps. Je veux exploser et brûler. J’irai jusqu’au centre du soleil et je le projetterai en étincelles sur le monde. .... J’ai peur, tout à coup, de ce qui gronde en moi comme un chacal en proie au mal de faim. J’ai peur de toutes mes faims de vivre, inassouvies et prêtes à me... [Lire la suite]
mardi 19 octobre 2010

LA RUE....

le vent souffle fort ce soir un vent glacial et je pense aux copains à la rue. j’espère que quelques-uns ont une bouteille de rouge. c’est quand on est à la rue qu’on remarque que tout est propriété de quelqu’un et qu’il y a des serrures sur tout. c’est comme ça qu’une démocratie fonctionne : on prend ce qu’on peut, on essaie de le garder et d’ajouter d’autres biens si possible. c’est comme ça qu’une dictature aussi fonctionne seulement elle a soit asservi soit détruit ses rebuts. nous on se contente d’oublier ... [Lire la suite]