samedi 19 mai 2018

LE MONDE D'HIER, SOUVENIR D'UN EUROPEEN

« Et de fait, rien ne rend peut-être plus palpable l’énorme régression dans laquelle est entrée l’humanité depuis la première guerre mondiale que les restrictions apportées à la liberté de mouvement des hommes et à leurs libertés. Avant 1914, la terre appartenait à tous ses habitants. Chacun allait où il voulait et y restait aussi longtemps qu’il voulait. Il n’y avait pas de permissions, pas d’autorisations, et cela m’amuse toujours de voir l’étonnement des jeunes lorsque je leur raconte qu’avant 1914, je voyageais en Inde et en... [Lire la suite]

vendredi 3 novembre 2017

TRACES/HUELLAS...Extrait

Une république de roulottesde frontièresdisparues à l’aubefrontières qu’avec l’angede son silencela nuit a imposéesLa marche est l’alliance de ceuxqui ont tout perduDe ceux qui rêvent la plainede l’autre côté de la meret au pied d’une montagneattendent que le soleil se couche . Myriam MONTOYATraces / HuellasL’Oreille du Loup, 2009 . Photographie Jeannette Gregori www.jeannettegregori.com
mardi 23 mai 2017

TEINDRE EN ROUGE

Teindre en rouge vos habitudes nouvelles Les sans-papiers les ex-bombardés les sans-paix les sans-amis les sans-amour les sans-famille les sans-abris les sans-pays tous des exilés à la recherche d’un don de soi de la part de l’autre d’une adoption d’un foyer accueillant de vêtements d’un travail confrontés souvent à une nouvelle langue incompréhensible pour eux ou à l'illettrisme une frontière de plus qu’ils voudraient détruire de manière à savoir communiquer parler librement et non pas être prisonniers de leur langue... [Lire la suite]
samedi 1 avril 2017

MAX-POL FOUCHET...Extrait

L'espace de l'homme est sans frontière dans l'espace Le temps de l'homme est sans heures dans le temps ...   Sache-le: toute victoire est contre la violence. Force est un nom souillé. Lave-le.   .   MAX POL FOUCHET   .       Oeuvre Odile Escolier www.odile-escolier.com            
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jeudi 1 décembre 2016

PRIZREN

L’enfance, les herbes, le lac le jadis du monde je pense comme le granit Des temps immémoriaux bien des fantômes reviennent dans la forteresse des mots Des lieux, des gens s’entrecroisent la nuit, le temps les oliviers et les oiseaux le temps semble fait de lumière pas d’obscur sur les places il fait beau. Des tziganes cheminent Et jouent le long de la rivière L’air entraine la danse il y a dans l’air des prières païennes des appels magiques et des pans silencieux d’histoire des prairies entrevues remplies de mémoire des... [Lire la suite]
jeudi 12 décembre 2013

GIL PRESSNITZER

 Porte-moi dans tes bras jusqu'au néant coule-moi profond dans l’eau sans appel du monde jusqu’à l’oubli sidéral Caresse-moi jusqu’à m’éparpiller traverse-moi plus fort que le vent mélange-moi comme fleuve et mer blé à la terre sang contre sueur sois cette migraine de part en part cette vrille qui retrace mes frontières lâche-moi dans tous les fossés plus loin que leurs pièges viens cogner tes os contre les miens tes dents contre mes échardes de verre passe par-dessus mes douves de chair en colère secoue mes fagots de mots... [Lire la suite]
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dimanche 25 novembre 2012

BRASIER D'ENIGMES ET AUTRES POEMES...Extrait

Dans un paysage de musique dans une langue uniquement de lumière dans une gloire que s'est allumé le sang avec les paroles de la nostalgie,   là-bas où les épidermes, les yeux, les horizons, où la main et le pied ne se distinguent déjà plus,   là-bas où le parfum de santal déjà flotte malgré l'absence du bois et où l'haleine continue à construire cet espace qui n'est que frontières outrepassées...   Ici où le soir de son torchon rouge excite jusqu'à la mort le taureau de la vie,   ici s'étend... [Lire la suite]
dimanche 11 novembre 2012

CHANSON POUR L'ETRANGER

Il a toujours une frontière à donner,un oiseau pour s’enfuir au réveil,un mal d’étoilesqui se nourrit de fées. Il voyage. La multitudele remplit,le papillon mourant l’appelle. Il voyagedans la sympathie des ailes. Il sait espérer d’un ruisseausous l’automne aux feuilles noires. Tout à la fin,il te donnera en filonson corps qui est cocagne. . DOMINIQUE SORRENTE .    
mercredi 19 septembre 2012

OCCIDENT/ ACCIDENT DE CONSCIENCE...Extrait

À leur fenêtre ils ont mis la mer en garde à vue et les nuages en souricière Je voyageais, ma gibecière pleine pleine des gris nuages de la faim et des peurs de dictatures lointaines Plein de rêves et sans papiers je suis en interdit je vis et je t'aime Et toi, ma sorcière ma belle mon aimée ? Papiers et sans papiers espoirs et rêves sous surveillance ils ont fermé la mer et les nuages Espérance libertine du bonheur divagation des idées et des hommes sur voie publique, interdite Belle, ma sorcière carnivore dévore mes rêves ... [Lire la suite]
mardi 7 février 2012

IL N'EST DE FRONTIERE QU'ON OUTREPASSE

A défaut de montagnes ou de mers, l'homme a inventé toutes sortes de frontières pour se protéger de l'Autre: grillages, barbelés, murs, barrières électrifiées, etc. Aucune, pourtant, n'a résisté à l'irrépressible volonté - ou nécessité - de passer outre. Nous fréquenons les frontières, non pas comme signes et facteurs de l'impossible. mais comme lieux du passage et de la transformation. Dans la relation. l'influence mutuelle des identités, individuelles et collectives, requiert une autonomie réelle de chacune de ces identités. La... [Lire la suite]
Posté par emmila à 11:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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