mercredi 15 août 2018

POESIE ETCETERA: MENAGE...Extrait

Je défendrais la posture suivante : nécessité de la poésie ; nécessité, si on est poète, de se revendiquer comme poète. Pas d’excuse. Je suis contre la posture du renoncement.- Vous parlez au nom de qui ? En mon nom propre. Je vois les choses ainsi, c’est tout.- Et vous justifiez l’existence de la poésie ? La conception de la poésie qui résulte des hypothèses avancées ne peut donner à la poésie aucune des justifications qui sont généralement proposées comme raisons de son existence, de sa survie. Elle n’amène pas non plus à... [Lire la suite]
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jeudi 5 juillet 2018

NOTRE PART D'OMBRE ET D'OR...Extrait

Cela commence à la fin d’un mondeau dernier printemps d’un monde qui va mourir.Cela surgit dans une apocalypseoù les guerriers croyaient mourir avec l’HistoireDe chair aimante aimée (du pur bonheur)de la chair déchirée (de l’onde bien-aimée)de la chair en son fond ouverte découverte(de l’âge d’or où l’être en sa plénitude dormait,où l’être en dormant se formait à naître)de la chair justifiée (et le temps, le tempsqui va se jeter sur sa proie nouvelleun instant à jamais est nié)de la chair merveille écartelée émerveilléecela cela cela... [Lire la suite]
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mardi 31 mai 2016

HERBES HERBES

herbes herbes à quels vents ployées coupées sur quel autel en longue mémoire de nos moissons la faux nos vies usées pierres mortes que plus un sel n’avive je regarde devant le futur libre de nous la route si étrange maintenant qui conduit nos paupières en ailleurs pays sauvage que nous aimions les ronces les étangs les bruyères abstraites le sablier je tremble et le seul néant entre nous rameute sa chiennerie on m’attend la porte est lourde la pousser m’illumine   .   FRANCIS ROYO   .   ... [Lire la suite]
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mardi 10 mai 2016

NOS ENNEMIS

 Je ne me tairai pas : je suis né du silence, De celui qui s’obsède à vous montrer ses plaies. Je suis né un beau jour, de mots de délivrance. Que s’ouvre notre écluse au sang des oubliés ! Le mot ne sert à rien s’il ne chante les hommes. La raison n’a de sens que si le cœur l’écrit. Un futur est en nous pour de nouveaux royaumes Et l’argent et les dieux en sont leurs ennemis !   .   BRUNO RUIZ   .   Oeuvre Cirilo Martinez Novillo  
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mardi 10 mai 2016

DIALOGUE AU BOUT DES VAGUES...Extrait

A Toi, ma soeur d'étoiles..   J'ai trouvé ce soir les clefs d'un sémaphore pour guider mon voyage aux sources de ma vie J'ai trouvé ce soir au doux silence enduit de ta présence exquise la trace de tes pas J'ai suivi l'ombre de mes yeux égarés à la silhouette de ta voix J'ai mûri le fruit qu'en deux j'ai partagé lorsque minuit sonna Qu'il est des rêves étranges que celui de tes doigts qu'il est doux de sentir un peu de ton émoi La ville aboie par un chien affamé des voix montent lointaines et le cri d'un enfant meurtri ce... [Lire la suite]
samedi 19 septembre 2015

DEVIENS CE QUE TU ES

 Toi qui ne sais pas encore lire le grand livre du passé et demain auras à te reconnaître dans le miroir de l'avenir, il est prévu qu'un jour tu jaillisses des profondeurs de la Vie. Comme ton intervention sera comprise entre le déterminisme et le libre-arbitre, avec le temps tu apprendras à découvrir les étoiles de la nuit, les soirs d'orage, les douces pluies, les vents légers qui transportent des parfums de voyages et les soleils couchants qui te tiendront compagnie. Plus tard, tu apprendras à te connaître, à reconnaître que... [Lire la suite]

vendredi 6 décembre 2013

MOTS ROSES PARFOIS....Extrait

Cet instant à l’ombre fragile que le présent ventile n’est qu’un souffle passager   où dans la réalité le doute se faufile   l’improbable se rebelle l’impossible agite l’incertain prend le pas   vers un énigmatique et soupçonneux futur   entité abstraite tiraillée entre « être » et « non être »   à « l’irraisonné » l’incohérence est   étrange avancée d’un silence sur la portée des croyances   .   ... [Lire la suite]
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samedi 10 août 2013

LIERRES SANGUINS

Pour tout bouclier, La feuille qui tremble Et un masque de roses Habité par ton ombre Qui se sépare de son collier de cris Semé aux quatre tracés du futur tu. Ciel gelé, Sous la crasse gluante d’une mémoire Qui n’en finit pas de se multiplier En lierres sanguins. Astre inondé d’astres. La porte du livre se referme Sur le roucoulement du pigeon Et les lettres, en cage, recousent La mèche de l’alphabet.   .   MOKHTAR EL AMRAOUI in « Arpèges sur les ailes de mes ans »   .   Oeuvre Dale Dunning ( Sculpture... [Lire la suite]
jeudi 27 septembre 2012

LE POULPE ET LA PULPE...EXTRAIT

Il faut parfois de grandes bourrasques qui nous laissent hébétés, en dehors de nous-mêmes.   Partir. Ne laisser que nos mues quelque part griffonnées, cachées dans une fente, entre les dents d’un voleur d’âmes. Un vendeur de vent et ses hochets de feuilles.   Nous purgeons nos peines de vie et pouvons saisir dans une fraction de temps, de soleil, de silence, quelques visions et parfums fugaces de paradis.      Le chat lèche le pain, le pain lèche le chat.   Inextinguible simplicité des jours. Ne... [Lire la suite]
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mardi 25 octobre 2011

LE POINT IMMOBILE

Au point immobile du monde qui tourne Ni chair, ni absence de chair : Ni origine, ni destinée ; Au point immobile, là est la danse, Mais sans arrêt ni mouvement. Et n’appelez pas fixité, Là où passé et futur se rejoignent. Mouvement sans source ni but, Ni ascension ni déclin. Sans le point, le point immobile, Il n’y aurait nulle danse, Et il n’y a que la danse.   THOMAS STEARNS ELIOT .