jeudi 15 août 2019

LA PRIERE...GEORGES BRASSENS

  .   Par le petit garçon qui meurt près de sa mèreTandis que des enfants s'amusent au parterreEt par l'oiseau blessé qui ne sait pas commentSon aile tout à coup s'ensanglante et descendPar la soif et la faim et le délire ardentJe vous salue, Marie . Par les gosses battus, par l'ivrogne qui rentrePar l'âne qui reçoit des coups de pied au ventreEt par l'humiliation de l'innocent châtiéPar la vierge vendue qu'on a déshabilléePar le fils dont la mère a été insultéeJe vous salue, Marie . Par la vieille qui,... [Lire la suite]
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jeudi 1 novembre 2018

LE FANTÔME

C'était tremblant, c'était troublant,C'était vêtu d'un drap tout blanc,Ça présentait tous les symptômes,Tous les dehors de la vision,Les faux airs de l'apparition,En un mot, c'était un fantôme A sa manière d'avancer,A sa façon de balancerLes hanches quelque peu convexes,Je compris que j'avais affaireA quelqu'un du genre que je préfèreA un fantôme du beau sexe. " Je suis un petit poucet perdu,Me dit-elle, d'une voix morfondue,Un pauvre fantôme en déroute.Plus de trace des feux follets,Plus de trace des osseletsDont j'avais jalonné ma... [Lire la suite]
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dimanche 1 mai 2016

LETTRE DE GEORGES BRASSENS A ROGER TOUSSENOT

31 août 1948   Mon cher ami,   Nous avons longuement discuté avec toi ce dernier dimanche. Corne d’Auroch s’obstinait à te vouloir fait pour la philosophie. J’ai gueulé. Je lui ai dit qu’aider un ami à tout abandonner pour suivre la voie de la poésie ne pouvait jamais être une faute. Car un poète est à la fois philosophe, philologue, moraliste, historien, physicien, jardinier et même marchand de maisons. De plus, on ne trouve la quadrature du cercle que par la poésie. Emile a trop réfléchi et inutilement.... [Lire la suite]
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vendredi 10 juin 2011

HECATOMBE...Georges Brassens

Au marché de Briv'-la-Gaillarde,A propos de bottes d'oignons,Quelques douzaines de gaillardesSe crêpaient un jour le chignon.A pied, à cheval, en voiture,Les gendarmes, mal inspirés,Vinrent pour tenter l'aventureD'interrompre l'échauffouré'.Or, sous tous les cieux sans vergogne,C'est un usag' bien établi,Dès qu'il s'agit d'rosser les cognesTout l'monde se réconcili'.Ces furi'es, perdant tout' mesure,Se ruèrent sur les guignols,Et donnèrent, je vous l'assure,Un spectacle assez croquignol.En voyant ces braves pandoresÊtre à deux doigts... [Lire la suite]
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vendredi 19 mars 2010

VENUS CALLIPYGE

Que jamais l'art abstrait, qui sévit maintenant,N'enlève à vos attraits ce volume étonnant.Au temps où les faux culs sont la majorité,Gloire à celui qui dit toute la vérité!Votre dos perd son nom avec si bonne grâce,Qu'on ne peut s'empêcher de lui donner raison.Que ne suis-je, madame, un poète de race,Pour dire à sa louange un immortel blason.En le voyant passer, j'en eus la chair de poule,Enfin, je vins au monde et, depuis, je lui voueUn culte véritable et, quand je perds aux boules,En embrassant Fanny, je ne pense qu'à vous.Pour... [Lire la suite]
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mercredi 9 décembre 2009

DANS L'EAU DE LA CLAIRE FONTAINE

Dans l'eau de la claire fontaineElle se baignait toute nue.Une saute de vent soudaineJeta ses habits dans les nues.En détresse, elle me fit signe,Pour la vêtir, d'aller chercherDes morceaux de feuilles de vigne,Fleurs de lis ou fleurs d'oranger.Avec des pétales de roses,Un bout de corsage lui fis.Mais la belle n’était pas bien grosse :Une seule rose a suffi .Avec le pampre de la vigne,Un bout de cotillon lui fis.Mais la belle était si petiteQu’une seule feuille a suffi.Elle me tendit ses bras, ses... [Lire la suite]
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