jeudi 30 septembre 2010

GIORGIO CAPRONI

Ne tuez pas la mer, la libellule, le vent. N’étouffez pas le gémissement (le chant !) du lamantin. Le galagon, le pin : l’homme est fait de cela aussi. Et qui par vil profit foudroie un poisson, un fleuve, ne le faites pas chevalier du mérite.L’amour finit où l’herbe finit, où l’eau meurt. Où disparaissant, la forêt et l’air vert, ceux qui restent soupirent dans le toujours plus vaste pays dévasté : « Comment l’homme disparu, la terre pourrait redevenir belle. ».GIORGIO CAPRONI .