dimanche 3 septembre 2017

A LA PLEINE LUNE...Extrait

Je vis dans deux époques J'adresse mes lettres aux deux En deux langues Dans leurs villes je ne suis point entrée N'ai pas bu le soufisme de miel de la première Ni la poésie du vin de la seconde Leur musique ne m'a point émue Au point d'unir luth et guitare Pour qu'en naisse un violon Dont les cordes connaissent le secret du retour A l'arbre Ma plume ne cesse de flotter    ...   En moi la puissance du papillon et la faiblesse d’un taureau En moi la fragilité des montagnes et la solidité du fil d’araignée le... [Lire la suite]
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mercredi 9 août 2017

LES BRUITS DE GUERRE

..Si les enfants votaient, ils empêcheraient la volonté de guerre au pouvoir. En donnant le droit de vote aux enfants, plutôt que d'en faire des soldats ou des victimes, nous entendrions une autre pensée à propos de ce monde. Les guerres tuent aussi les chiens, les dauphins, les orvets et les corneilles. Les enfants le savent, pas les adultes. . Les bruits de guerreEcrasent le cœurLes enfants aux yeux trop grandsNe bougent plusLeur maison n'est pas si solideLeurs parents non plusQu'avons nous fait ?Ils nous regardentSans... [Lire la suite]
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mercredi 31 mai 2017

ECCE HOMO...Extraits

J'ai vu l'homme.Je n'ai pas vu l'homme comme la mouette, vague au ventre, qui file rapide sur la mer indéfinie.J'ai vu l'homme à la torche faible, ployé, et qui cherchait ...Je n'ai pas entendu le chant de l'homme, le chant de la contemplation des mondes, le chant de la sphère, le chant de l'immensité, le chant de l'éternelle attente.Mais j'ai entendu son chant comme une dérision, comme un spasme....  C'était donc bien lui, lui, toujours l'homme, l'homme gonflé de soi, mais pourtant embarrassé et qui veut se parfaire et qui... [Lire la suite]
mardi 25 avril 2017

NOUS AUTRES MEURTRIERS

...  Parce qu’il est plus facile de faire son travail quotidien et d’attendre dans une paix aveugle que la mort vienne un jour, les gens croient qu’ils ont assez fait pour le bien de l’homme en ne tuant personne directement. Mais, en vérité, aucun homme ne peut mourir en paix s’il n’a pas fait tout ce qu’il faut pour que les autres vivent et s’il n’a pas cherché ou dit quel est le chemin d’une mort pacifiée. Et d’autres encore, qui n’ont pas envie de penser trop longtemps à la misère humaine, préfèrent en parler d’une façon... [Lire la suite]
mercredi 5 avril 2017

ALBERT AYGUESPARSE...Extrait

Rien ne grandit ici qui n’ait le poids de l’ombre.La nuit même se cueille avec des gants de suieEt son bouquet se fane entre les mains des pluiesEt l’on dit que son cœur est plein de graines sombres.Le monde surprenant des bêtes endormiesGlisse dans les chemins et laisse un long remousDe sueur et de lait à la robe des loups.Les pieds dans les cailloux, je t'attends, mon amie.Car sans toi ma journée est perdue et s’en va,Comme tant de journées, se mêler à l’oubli,Si tu lèves le bras, les murailles d’ortiesN’arrêtent plus le sang de... [Lire la suite]
mardi 14 mars 2017

GIGUE

La guerre, on la dansait dans la cour de l’écoleBardés de cheveux fous et de tabliers noirsOn sentait l’encre amère, un peu la confiture,Une mouche d’été dormait sur nos devoirs.L’institutrice était une jeune bergèreQui avait entendu la voix de Michelet.Ses yeux fleurs préféraient le rêve à la lectureSes seins n’avaient jamais bourgeonné dans des doigts.Parfois, les jeudis clairs, elle allait en voitureAcheter à la ville un coupon de satin.Son fiancé, était – disait-on – mort en guerreC’est un très grand malheur quand on n’en compte... [Lire la suite]
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dimanche 5 mars 2017

VISITEURS AUX PORTES DU JARDIN

Pareils à ces arbres qui voyagent dans les textes ils se mettent en marche à la lueur des amandiers pressés d’atteindre l’eau qui flambe depuis un millénaire dans un village en mal d’oiseaux et qui à contre-orage repart à vide. Visiteurs aux portes du Jardin leur cercle s’élargit comme des chats miroitants que dessine la peur sur les murs des cathédrales abandonnées. Toujours la même ligne infranchissable toujours la même errance le même mort la même griffe la même blessure une botte sur le cœur et cette lune qu’ils tiennent serrée... [Lire la suite]
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vendredi 17 février 2017

LE PIEGE

Et tout ce sang Tout ce sang… Toutes ces vies qui s’échappent les cris Les rochers entassés devant la grotte et le feu La fumée l’air qui manque les prières sont-elles utiles Les enfants que l’on serre dans les bras jusqu’à les étouffer Tout ce sang Tout ce sang Le bruit absurde de la bombe à la terrasse du café les rires Brisés les vitres en éclats le silence qui suit comme un souffle Mortel puis les cris les appels au secours les sirènes Et ceux qui rampent sous les tables celui qui regarde l’endroit Où était sa main au bout de... [Lire la suite]
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dimanche 15 janvier 2017

ALEXO XENIDIS...Extrait

Braves gens braves gens de FranceOuvrez-moi vos portes tout grandJe suis en 1942 je fuis sur la route je n’ai plus rienEt je porteCelui qui sera votre pèreDans mes brasEt cet enfant a faim et froid et peurBraves gens braves gens de FranceOuvrez-moi vos portes et vos cœursJe suis en 1856 je fuis sur la route je n’ai plus rienEt je porte celle qui sera la mère de la mère de la mèreDe votre grand-mèreDans mes brasEt cet enfant a faim et froid et peurBraves gens braves gens de FranceOuvrez-moi vos portes et vos âmesJe suis l’humanitéJe... [Lire la suite]
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samedi 31 décembre 2016

ALEXO XENIDIS

Ce soir inviterai à ma table pour vousSix villes mortes et deux qui agonisentTiendrai, une à une, leurs mains tendues,Y poserai mon visage attendantLeur pardonPleurerai doucement elles me consolerontDirai Vous me manquez vous laissez dans ce mondeEt dans ma tête un videEt ce vide me mordPuis, comme je suis l’une de leurs enfants,Me coucherai au milieu d’elles pour m’endormir.         ALEXO XENIDIS          
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