samedi 1 octobre 2016

CETTE FACON

Où va le monde lorsque son épine dorsale traficote la faim, tricote la famine, lorsque les minarets deviennent des miradors, quand la farine cache des fusils, les cendres encore chaudes la puanteur des bombes, les herbes odorantes du thym empoisonné et le ventre des femmes des fœtus déjà prêts pour la guerre, les bras ouverts comme des balles. Cette façon qu’ont les radicaux islamistes de vouloir la mort des autres ne peut conduire qu’à la guerre. Cette façon de croire à la science dénuée de morale, cette obsession pour le pétrole et... [Lire la suite]

dimanche 4 septembre 2016

CORPS INNOCENTS

Le monde succombe Aux mains des égorgeursEn carcan de haineQui déciment les corps innocentsPuis s'échappant comme l'eauDe toute empriseLa liberté jaillitHors du joug des violences Et des hantises du temps.Mais qui ramèneraDes contréesDe l'ombre et des glaives Ces vies interrompuesAux lisières de nos vies.   .     ANDREE CHEDID Photographie Yvelyne Wood    
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samedi 3 septembre 2016

FALLAIT PAS !

Fallait pas jeter le linceul de la guerre sur ces contrées martyres ! Fallait pas la guerre ! Et maintenant l'image de cet enfant, de ce déjà corps d'enfant échoué sur la plage de Bodrum me déchire les yeux, me fermente de colère. Je suis en colère, je suis en rage contre les surpuissants de la terre. C'est vous ! C'est totalement vous qui avez fertilisé la géhenne par votre regard de spadassin et par vos armées envoyées.Cet enfant que les vagues auront été dernières à bercer, il est un. Un parmi les milliers d'invisibles déchiquetés,... [Lire la suite]
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mercredi 24 août 2016

QUE PESE UN MOT ?

Que pèse un motContre l’abîme d’un cri révulsé,Traqué sous un déluge de fer ?Que pèse un motContre l’hallali des balles sifflantes,La chape de malheur d’un ciel bourdonnant ?Que pèse un motContre le crime et le sang,Les yeux cavés des innocents ?Que pèse un motDans la balance de l’oubliQuand la terre a reverdiSur les corps à peine refroidis ?Que pèse un motQuand Dieu ne fait plus le poids,Quand Dieu lui-même a perdu la foi ?   . JACQUES ROLLAND .   Oeuvre Guy Denning    
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samedi 6 août 2016

CHANSON POUR BAB TOUMA

Jolis les yeux des femmes à Bab Touma*jolis jolis…lorsqu’ils contemplent tristement la nuit le pain les ivrogneset belles sont ces épaules gitanes sur les litsqu’elles m’accordent les pleurs et le désir ô mèreah que ne suis-je un caillou coloré sur le trottoirou une chanson longue dans la ruellelà-bas dans un creux de boue lissequi me rappellerait la famine et les lèvres sans abrioù les petits enfantssurgissent comme la malariadevant Dieu et les rues sombres.Ah que ne suis-je une rose dans un jardin quelconqueun poète mélancolique... [Lire la suite]
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mercredi 3 août 2016

LE TRES BAS...Extrait

« La religion c'est ce qui relie et rien n'est plus religieux que la haine : elle rassemble les hommes en foule sous la puissance d'une idée ou d'un nom quand l'amour les délivre un à un par la faiblesse d'un visage ou d'une voix. (...) Il n'y a pas de terre sainte. C'est toute la terre qui est sainte, ou bien rien d'elle. » .   CHRISTIAN BOBIN   .            
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vendredi 15 juillet 2016

LE CONSENTEMENT TACITE

(Après Nice, la lucidité permettrait un peu d'espoir!)   "Il était un homme, une fois, qui n'ayant plus faim, plus jamais faim, tant il avait dévoré d'héritages, englouti d'aliments, appauvri son prochain, trouva sa table vide, son lit désert, sa femme grosse, et la terre mauvaise dans le champ de son coeur. N'ayant pas de tombeau et se voulant en vie, n'ayant rien à donner et moins à recevoir, les objets le fuyant, les bêtes lui mentant, il vola la famine et s'en fit une assiette qui devint son miroir et sa propre déroute." ... [Lire la suite]
jeudi 14 juillet 2016

LE MAÎTRE DES NAUFRAGES

Je ne suis qu’une disparition au milieu de ces océans évaporés : pas un oiseau dans le ciel ! Pas un cavalier en ronde ! Ni l’ombre d’un seul tambourineur qui devancerait une armée de mendiants et laverait dans un bac de sable un poème désabusé. D’autres villes me résorberont que j’appellerai désert. Des villes inaccessibles pour qui veut comparer des civilisations grandies dans le complot et la guerre, où l’amour ne chasse pas la haine, où la haine n’explique jamais les maladies du corps et de l’esprit. Des villes sans arc de... [Lire la suite]
mardi 12 juillet 2016

STABAT MATER FURIOSA...Extrait

... Ma prière voilà comment commence ma prière j’aime que le matin blanc pèse à la vitre   et l’on tue ici j’aime qu’un enfant courant dans l’herbe haute vienne à cogner sa joue à mes paumes et l’on tue ici j’aime qu’un homme se plaise à mes seins et que sa poitrine soit un bateau qui porte dans la nuit et l’on tue ici j’aime qu’on bavarde à la porte du boulanger quand il n’y a d’autre souci que le bleu du ciel étendu sous la théorie des nuages et l’on tue ici j’aime qu’à quelques-uns on s’ennuie paisiblement à observer... [Lire la suite]
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lundi 20 juin 2016

CHAOS

Il n'y a personne pour nous dans le monde tant l’incandescence emporte tout passage ardent, amour fervent, j’ai cru à la rédemption des sillons de feu du poème j’ai cru à la tourmente des ailes de papillon dans la lumière j’ai cru à la nostalgie de l’enfant du vieil homme et la mer s’est levée la tempête, le bateau de l’amour s’est heurté au réel des torches brûlantes ont incendié les habitudes et nul n’a su dompter les mots de l’horreur Pour vous les brulées vives D’avoir résisté au viol Pour vous les égorgés, D’avoir osé votre... [Lire la suite]