mardi 23 avril 2013

NICOLE BARRIERE

Travail de poésieparole dans le tempscomme un très vieil arbre et l’ombre porte fraîcheur au peuple déraciné racines, terre ingrate, l’âpre mélancolie des sombres solitudes !de la douleur des guerrescoupé des sources vives, poète aux poings serrés et de folle passion besoin de paix, à Paris ou ailleurs.Tout est déchirure et combat fratricide envers la femme, l’amante, la soeur, la poésieÉlans ardents du juste Vérité jusqu’au cri, tout en soi est contraire, exigence, déchirurequi fait œuvre de vie.On connaît la fuite qui fera mourir,... [Lire la suite]

mardi 5 mars 2013

D'AUTRES ANNONCIATIONS...Extrait

Seuls subsistent ces nœuds de parole sur la langue pour te rappeler le goût d’oiseau déchiré de l’enfance.   Seuls te sont concédés un reste de pays suspendu à l’azur par un fil de neige et l’adieu des mouchoirs au bord de l’infini.   Tu lèves le bras et saisis la ville tes mains ouvrent la fente par où surgit la mort. Tu hèles le troupeau ingénu des images avant de renverser le soleil sur ton tablier : il reste à même la peau des cicatrices de mûres et d’oranges amères.   Tu t’en iras plus tard... [Lire la suite]
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jeudi 28 février 2013

LES YEUX DU SUD...Extrait

(A tous les laissés-pour-compte du monde entier)   Ils maigrissent en jaunissant  Dans les rôts de ta suralimentation  Les yeux de la faim  Ils flétrissent en s’évaporant  Dans les clapotis de tes piscines  Les yeux de la soif  Ils rougissent ensanglantés  Dans la chaleur de ton nucléaire  Les yeux du froid  Ils meurent sans molécules  Dans ta pharmacologie cupide  Les yeux du sida  Ils gouttent de la sueur  Dans tes firmes délocalisées  Les... [Lire la suite]
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samedi 22 décembre 2012

PENDANT QU'IL EST ENCORE TEMPS...Extrait

Je voudrais faire un poème puissant un poème de hurlement contre le cri nu contre le dénuement violent contre la violence saccadé des dernières prostrations sur une barque grillée de soleil un poème d’esclave contre les nouveaux maîtres et d’impuissance contre toute nouvelle super puissance de pauvreté contre la corruption de gosse floué qui vieillit sans avenir. Un poème terrible de peur de souffrance et de soumission qu’on écartèlerait sur les murs et les barbelés de la honte éventré comme un grabat ensanglanté un poème insensible... [Lire la suite]
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vendredi 21 décembre 2012

SAMBELA...Extrait

Tu sais que ne viendra plus le dieu grec -foudre à la boutonnière & jasmin sur l'oreille- qui devait apporter sens & feu à ta vie Alors tu étudies la psychologie des cyclones leurs humeurs stochastiques Tu cherches à interpréter les oracles vernaculaires -ce parler-chanter insulaire- Tu n'oses plus demander au jardin de parfumer la misère aux oiseaux de cacher la guerre     RAYMOND FARINA      
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samedi 8 décembre 2012

PSAUMES...Extrait

Je t’aime, ou ne t’aime pas. Je pars, je laisse derrière moi des adresses susceptibles d’être égarées. J’attends ceux qui rentrent. Ils savent les heures de ma mort et ils viennent. Tu es celle que je n’aime pas lorsque je t’aime. Les remparts de Babylone sont étroits le jour, vastes sont tes yeux et ton visage se répand dans la lumière. Comme si tu n’étais pas née encore, que nous n’étions pas encore séparés et que tu ne m’avais pas mis à mort. Et sur les toits des tornades, toute parole est belle et toute rencontre un adieu. Et ce... [Lire la suite]

jeudi 6 décembre 2012

LES ENFANTS D'AVRIL...Extrait

Beyrouth, lourde fleur de guerre, plus dense que chargement de myrrhe, repose à même nos épaules, métissée de dieux de marbre et de siècles magnétiques. Cité en marche vers l’étoile du midi, elle suscite la convoitise pour le bronze de ses fontaines et la volière de son regard. Louange aux boucles noires de ses édifices, au front fêlé des façades, à son martyre, à sa souveraineté d’aimer, à son ventre enfantant l’éternel supplice ! (...) Le fantôme de l’Apocalypse bat des ailes sur les quartiers. L’éclatement des vitres lacère nos... [Lire la suite]
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jeudi 22 novembre 2012

QUI DIRA NOTRE NUIT...Extrait

Poigne d’homme Face d’homme      étoile de sang sur le front Corps broyé Os rompus      étoile de sang dans le cœur Broyée la promesse Rompue la parole    étoile de sang voici l’homme .   FRANCOIS CHENG .    
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mercredi 21 novembre 2012

EXIL...Extrait

Dans tes yeux, Mon enfant, J’ai lu l’exil. Toi, qui es né Loin du pays, Tes cheveux ont la couleur de l’olive A laquelle nous n’avons plus Le droit de toucher. Dans l’éclat de tes dents serrées, Mon enfant, Je regarde Des milliers d’étoiles calcinées, Nos terres volées, Nos maisons bombardées, Des bouquets de poings Tombant sous les orangers. Dans le mercure de tes larmes, Mon enfant, J’ai lu l’exil, L’exil d’un peuple. .   MOKHTAR EL AMRAOUI " Arpèges sur les aile de mes ans " http://mokhtarives.blogspot.com   . ... [Lire la suite]
mercredi 21 novembre 2012

LETTRE DE TONY BLONCOURT A SES PARENTS - 9 MARS 1942

Paris- Prison de la Santé-9 mars 1942 « Maman, papa chéris, Vous saurez la terrible nouvelle déjà, quand vous recevrez ma lettre. Je meurs avec courage. Je ne tremble pas devant la mort. Ce que j’ai fait, je ne le regrette pas si cela a pu servir mon pays et la liberté ! Je regrette profondément de quitter la vie car je me sentais capable d’être utile. Toute ma volonté a été tendue pour assurer un monde meilleur. J’ai compris combien la structure sociale actuelle est monstrueusement injuste. J’ai compris que la liberté de vivre,... [Lire la suite]
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