samedi 11 février 2017

REFUS

Je ne parlerai pas d’amour. Le mot s’est arrêté sur mes lèvres s’est figé s’est fermé fossilisé. Je ne dirai pas l’amour ni le chant qui s’en évade chant de joie mêlée de crainte telle l’envolée soudaine de mille oiseaux dans l’émoi dans la transe. Je sens leurs battements d’ailes l’ivresse de leur vol vers les cimes toujours plus hautes. Je sens leur passage le trouble qui jaillit au tout profond. L’espace conquis est ample et lourd et inquiétant. Pulsations d’ailes et du cœur en arythmie l’amour attache s’accroche s’épingle se... [Lire la suite]
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mercredi 28 décembre 2016

BALLADE DE LA VIE EXTERIEURE & AUTRES POEMES

« Fussions-nous seulement débarrassés de l’histoire ! »Nietzsche   Passion du néantClarté mortelle brûlant la vie,Un génie flamboyantLuit en nous.Il nous défendContre la tiédeurQue l’ivraie foisonnanteInsinue dans nos cœurs emprisonnés :L’habitudeEt le futile plaisir de vivreEt les mensonges consolateursEt la douce hypocrisie vis-à-vis de soi-mêmeEt la confiante rêverieDu lendemain…Nous portons en nousLa grâce lumineuseL’intuition rayonnante de l’artMais les dieux l’ont malicieusementMariée à Héphaïstos, au sordide labeur... [Lire la suite]
samedi 15 octobre 2016

JE ME SUIS HABITUE

Je me suis habitué à cette terreur lente, À la défaite acceptée, au profit de la mort. Dans ma voix se dessinent des îles, Mais les amis ne savent pas que je converse avec les morts. Heureux d'une journée, d'une rencontre au bord des routes Avec le cantonnier, ou, appuyé sur un bâton, Avec quelqu'un qui est déjà plus qu'un berger... La chair a une odeur de soufre. Mon poids s'est augmenté de ma fatigue et de sagesse. Il y a des portes dans les aires naufragés Et nous marchons, serrant au poignet Cette paresse, cette présence, une... [Lire la suite]
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dimanche 18 septembre 2016

LES PAS DE L'EAU...Extrait

La vie n'est pas cette chose que nous oublions, toi et moi, L'ayant égarée naguère dans la niche de l'habitude. La vie est cette main tendue qui s'apprête à cueillir Les premières figues noires dans la bouche acre de l'été, La vision qu'offre l'arbre aux yeux multiples des insectes, La sensation étrange qu'éprouvent les oiseaux migrateurs, Le sifflement d'un train qui vire dans le rêve d'un pont, La vie est reflet multiplié par le miroir, Fleur "à la puissance de l'éternité", Elle est : terre amplifiée par nos battements de cœur,... [Lire la suite]
samedi 19 septembre 2015

JOEL GRENIER...Extrait

Prendre l'eau pour le ciel et s'y noyer quand même, la tête dans les nuages. Se tromper d'adresse au bout des mots. Revenir à la ligne pour remettre le monde à l'endroit. Les étoiles de mer filent entre les doigts, le temps d'un sourire, comme une comète qui traverse le vide. Elles survivent, l'instant d'une déferlante, d'une larme discrète qui rêvait de s'envoler. Et celles de la nuit sont beaucoup trop hautes. C'est pour ça qu'elles brillent au milieu du noir, pour donner des chemins qu'il ne faut pas prendre, sous peine de se... [Lire la suite]
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jeudi 13 décembre 2012

AGNES SCHNELL

Nous illettrés de l’âme forts de nos évidences encroûtés d’habitudes nous sommes toujours au seuil d’une histoire dans le rugueux sans issue. Mourir ce n’est peut-être qu’une mue un abandon des boues une altération de la lumière et des mots… pour d’autres. . . AGNES SCHNELL   .    
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samedi 5 juin 2010

REFUS

Je ne parlerai pas d’amour. Le mot s’est arrêté sur mes lèvres s’est figé s’est fermé fossilisé. Je ne dirai pas l’amour ni le chant qui s’en évade chant de joie mêlée de crainte telle l’envolée soudaine de mille oiseaux dans l’émoi dans la transe. Je sens leurs battements d’ailes l’ivresse de leur vol vers les cimes toujours plus hautes. Je sens leur passage le trouble qui jaillit au tout profond. L’espace conquis est ample et lourd et inquiétant. Pulsations d’ailes et du cœur en arythmie l’amour attache s’accroche s’épingle se... [Lire la suite]
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mercredi 21 janvier 2009

ARMAND MONJO

Broyés dans leur propre engrenage ils ne regardent plus le ciel Pour eux c’est un enfantillage d’affirmer qu’en haut des nuages existe toujours le soleil   .   ARMAND  MONJO   .  
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