dimanche 27 juin 2010

BUVEURS DE BRAISE...Extraits

« O touareg     Ou bien l’orgueil     d’une vie fière     une vie qui ne soumet     pas même la dignité de l’ennemi     la mort     Ou alors l’effacement     jusqu’au résidu de notre semence     cette goutte de sueur     qui déjà se confond     avec le gravier     pavant la voie     de l’infini nomade ». (...) « Nous sommes le miroir du futur Où est l’éclair     qui veut connaître le visage du... [Lire la suite]
Posté par emmila à 17:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

mardi 30 mars 2010

GESTE DU SCRIBE...Extrait

Ewa égale six, alpha égale un, eha égale cinq. Ceci est la formule de la bombe à retardement de nos regards, nos regards ponceurs de vos soleils. Et déjà les fronts de vos satellites sont scalpés et cent champignons du tartre de notre salive continuent leur œuvre dans la cervelle et les moelles nues de vos espions et de vos ordinateurs… Le vieux vautour, gardien des campements abandonnés, ne disait-il pas : – Attachez la terre à la cheville du vent, liez la terre par le fouet de vos langues, liez le serpent terre, et mettez l’unité... [Lire la suite]
Posté par emmila à 14:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
jeudi 27 août 2009

LES PASSEURS DE CREPUSCULE...Extrait

Depuis trente six ans je veille / sur le sillage des combattants / qui ont pavé les champs de bataille / balisés par la pierre / du non-retour / j''ai pris la plume comme un fusil / et l'encre comme le tartre de la mort / Ainsi ai-je épuisé le vent / et toutes les passerelles de la métaphore / j'ai décortiqué la graine des mots / j'en ai écorcé le son pour qu'ils deviennent galets / munitions de paradoxes / dépouillés du tanin des sens / butoirs / sur lesquels je trébuche / et s'érnousse ma vue / Est-ce dans la lie de mon esprit / que... [Lire la suite]
Posté par emmila à 13:46 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
samedi 29 mars 2008

L'EXIL

 « L’exil m’érode, tige dans la tempête de duneLes vertiges, nausées du sevrage, me renversentChiffon que le vent agiteSur les piquets des campements désertés.Le parfum de la nostalgie m’étouffeComme un enfant entraîné par le reflux des vaguesLe soleil dessèche mon cœurMes yeux sont tannés par le regard de l’étrangetéGrimace de fantômesLes soucis creusés sur mon frontDes rivières, marques de la vieRides d’une pastèque abandonnéeSur les pas de la caravaneQui relie Ghadamès à Tombouctou.Mes souvenirs sont figés dans les mirages du... [Lire la suite]
Posté par emmila à 11:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,