jeudi 9 avril 2020

LE DEVOILEMENT ...Extrait

Et ainsi nous allons, chacun de nous,Séparés, méconnaissant ce poidsDe lumière, notre seule charge.Notre unique force.Et quand elle nous inonde, brusquement,Renvoyée par qui devient miroir, à son insu,Nous ne sommes plus que des oiseaux de nuit,Nous n'avons plus que le cri déchiréDe l'effraie qui s'arrache au rocher,Nous n'entendons plus que le raclement de terreurDe nos corps embourbés.Nous ne supportons pas la lumière,Nous ne supportons pas l'échoQui nous révèle notre propre clarté.Nous ne nous trompons pas, nous la connaissons... [Lire la suite]
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jeudi 22 novembre 2012

LE DEVOILEMENT ...Extraits

Ne plus voir que cette lumière, Mais toucher l'ombre douce qu'elle fait Sur la terre pour vivre. Ne plus entendre que le son Qui vibre entre les mains levées, Mais que les lèvres se posent sur l'instant Le plus fragile, le plus proche De la déchirure du son. Infime est ce jardin Donneur de roses, Ô plénitude Sur fond d'abîme. Douce à la solitude Est la maison étroite. Le rêve de l'été qui ne finissait pas S'abrite dans le silence de la pluie d'automne. Le lierre désiré a envahi le mur, Les raisins oubliés s'offrent À la... [Lire la suite]
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samedi 1 octobre 2011

IL EST TRES TARD

Il est très tard. Trop tard ? Pour ouvrir cette porte dans la lumière, mandorle d’or où les paupières se ferment à demi sur les yeux éblouis. Passage immobile, adoration muette sans objet. Parfois le corps crispé dans l’impureté du doute, parfois la détresse de la gorge étranglée, la terreur de l’enfant qui s’enfonce et se noie, la solitude disloquée, la fascination soudaine de la mort. Étrangère, étrangère, étreignant à jamais l’absence, l’origine, et si faible, et si nue. Et pourtant…la joie, la joie si simple, si proche, la... [Lire la suite]
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samedi 1 octobre 2011

VARIATIONS...Extrait

Le temps est venu pour les mains De ne plus s’agripper à la crête des vagues anciennes. Le temps est venu du centre retrouvé, De l’enfance éblouie, de l’enfance confiante, De la force fragile, de ce corps inconnu Qui sourit tendrement au poids de son destin. Dans le soir qui descend une aube se recueille, Aube où se reconnaissent enfin Ceux qui ont cheminé par les monts et les fleuves, Ceux qui arrivent épuisés, morcelés, assoiffés Mais vivants encore Pour porter l’offrande De leurs larmes de joie. . . . HELENE PERAS Poème... [Lire la suite]
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