lundi 4 mai 2020

SAIT-ON JAMAIS

  Si tu es, comme il m’arrive de l’espérer encore,capable d’apercevoir le même azur que mes yeuxet de reconnaître les routes où je m’aventuredepuis l’alvéole où parfois je ne peux t’enfermerpar refus de laisser m’anéantir la lassitude,(ou d’abdiquer sans remède la recherche d’un sens),alors peut-être, en échappant aux faits de sciencees-tu là, telle que je peux encore t’espérer. Si tu regardes, tu sais que je ne trahis jamaisla parole que nous nous sommes donnée sans réserveet qu’après toi sans faille je m’efforce... [Lire la suite]
Posté par emmila à 19:38 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , ,

dimanche 1 décembre 2019

IN PRAESENTIA IN ABSENTIA

  Ceux qui savent pleurer ne seront plus comme tant d’autres :ménageant à grand peine leur vulnérabilitéaux mots prononcés, ou par l’écriture qu’on déroule,ils laissent opérer toute la résonance en eux. Sans le moindre barrage (protège ou doubles-fenêtres)l’Ailleurs les pénètre et garde possession de leur for,des scrupules les inhibent tant qu’ils ne voient plus outre,paysage intégrant leur native déréliction. Défait sous son blindage de papier à brioche.plus rien de positif ne leur est venu du soleilqui sitôt réapparu s’est... [Lire la suite]
samedi 5 octobre 2019

LIERRE...Extrait

Il me touche qu’on ne te dise ni herbe ni arbre,végétal si vivant, métèque partout à jamaisdont comme les bourgeons de rosier les pousses sont tendres.Est-ce une faute que vivre sur de tels entre-deux ?Est-il condamnable d’échapper à toutes les normes,de s’espérer libre de se sentir chez soi partoutet de ne s’enfermer nulle part dans le vaste monde,avec l’itinérance pour unique identité ?Mal toléré de ceux qui redoutent ta différence,intégré à la seule catégorie du Vivantsans aucun support autre que celui de la naturequi jamais ne te... [Lire la suite]
mercredi 7 novembre 2018

LA FÊTE DE L'EAU

  L’on chante une rivière mal chantée car trop chantéecomme un mantra qui de tout l’affirmerait victorieuse,car ce n’est plus par réflexe qu’il faut nous y pencher : plutôt rompre la mécanique des automatismes,penser son cours comme notre propre réseau sanguin irriguant les tissus les plus essentiels de notre être ; autour les sources sont sèches, l’aridité ruisselleen un pays d’illusions comme de réalitéoù le mistral abrite les foulques et l’éphémère ; l’on chante la rivière aux factionnaires disparusdans un... [Lire la suite]
mercredi 1 novembre 2017

ANECDOTES

En ce jour saint comme en d'autres je pense à Simon Paul et Léontine, mes chers père et mère - Henri-Louis Pallen . Mon père parlait aux grives, aux merles, aux moineaux et il avait une main droite qui savait tout faire, des objets petits ou grands, avec ingéniosité. Bricoler, comme susciter le chant d’une guitare. Ma mère aimait le café bien frais, c’est-à-dire chaud qu’elle sucrait rarement, avec du miel de lavande, ses yeux s’émerveillaient devant les roses du jardin. Elle avait des robes élégantes, elle était... [Lire la suite]
jeudi 10 août 2017

AFFINS - A NOS PASSEREAUX SEDENTAIRES

Les hirondelles parties vous voilà sevrés des contes de migration, sur des lieux que vous ne scruterez pas, où les paysages marins aux montagnes succèdent dans tout un luxe rêvé de parfums et de couleurs ; le soleil devenu plus rare à vous de mieux comprendre la faible et souvent bénéfique lumière du jour dans l’espace de vos allées-venues qui se resserre pour quelque clarté intérieure, dans l’introspection ; sans la progéniture, de vos soins indépendante, de l’anfractuosité murale jusqu’aux cyprès trouverez-vous assez de... [Lire la suite]

mardi 27 juin 2017

VOLEES D'ACTES DE PAROLES EN EPANCHEMENTS

Le temps accumulant compulsivement les années, l’homme égare ses valeurs qu’en principe, il « discerne » ; le mirage de sa raison trop hantée par l’écho n’éprouve estime et patience que pour ce qui le leurre... Marée retirée : maintenant se trouve presque vide la maison qui grouillait de nos vies et de nos objets, à la commode près et sa lourde plaque de marbre s’excusant d’être là, dérive sans affectation... Je sais la terre : j’en garde tous les jours sous les ongles. La pensée d’être mis sous elle ne m’effraie en rien. De la... [Lire la suite]
samedi 6 mai 2017

ART POETIQUE

Sur les voies où tu tentes d’avancer en écriture tu voudrais effleurer les mots de la pointe des pieds, t’efforçant d’allégir ton être le plus possible, diminuer le poids de ta chair et de ton esprit. Retenir pour mieux donner n’est chose paradoxale que pour adeptes de raccourcis embobelineurs, de traits d’arc et de couleurs vives, éclats de paroles dont l’enjeu prioritaire est sans doute de briller comme les étoiles, qu’on sait cachées dans leur lumière. Alors, précaution première : écrire un minimum. Bizarrerie : exprimer avec... [Lire la suite]
vendredi 5 mai 2017

FAUTE DE MENEE

La question point au cœur de l’oiseau et il chante encore (opposé au silence, ne pouvant rester muet, de sa toute vibration au contraire, à tue-tête) la cantilène que les prophètes n’entendent pas, faute de trace en eux de ce qui est beau en ce monde. Pas davantage un seul instant il ne songe à l’exil bien que ce soit au cœur même du buisson qu’il habite, dût celui-ci flamber lui n’en sera pas aveuglé, ni son chant ne perdra sa capacité d’émergence dans le lent cataclysme de notre pandémonium. A l’aplomb, sous le sommet de son... [Lire la suite]
samedi 8 avril 2017

RETENUE

Ce qui est bien à toi d’étrange, de paradoxal, particulier, marquant la résonance de ton verbe, tu ne l’as pas en poche, ni au cœur, mais dans le sang à la fluidité et au rythme si variables. La poésie peut-elle constituer l’horizon, et partant, le désir de t’en approcher, être un havre quand le sang de victimes répandu sur les jardins, coule partout, quelquefois près de nous dans l’hexagone ? Quelle unité formeront ces fragments de désarroi que par réflexe l’on continue à nommer poèmes ? Ils sont conscients de n’être que vide... [Lire la suite]