dimanche 30 décembre 2018

LA GRANDE FUGUE...HOMMAGE A UNE AMIE DISPARUE EN 2018...GHYSLAINE LELOUP

  Pas de faste dans les ombelles portées hautPas d’exubérance dans l’éparpillement des fleursVéronique, narcisses, œillets et asphodèlesDu blanc du rose du bleu du jauneComme on dit le pain et le vinSans nuances pour blesser leur candeur   C’est de l’origine parcourant tes recoinsUn cri brusquement doréQui se cogne aux paroisPuis s’éteint dans des mots élimésIl faudrait des paroles semblables aux fleursAvec leurs principes avec leurs parfums   Le vent prend corps dans l’herbe hauteMais nousQui nous consolera de la... [Lire la suite]

dimanche 28 octobre 2018

LE BONJOUR ET L'ADIEU...Extrait

L'air au goût de saugeabeilles et lavandes dans le même soleilombre douce de l'amandier...Le vent chasse le ventmais qui parlerait d'usure ?Les distances sont au coeurcomme neige d'avrill'âcre goût d'un signeen fraude et qui s'éteintMais la brûlure sur nos visages démuniset les traces peut-être dans la mémoireô lumière suppliciante !Pour que l'herbe retienne encorece tremblement d'espace   ...   Un creux d'herbe vivanteoù le visage même du néantarrache un peu de sa tendresseau mouvement du coeur le plus vasteet le sang... [Lire la suite]
mercredi 20 septembre 2017

ANDREE CHEDID...Extrait

Pour un coin d’eau de traces et d’herbe verteOù l’oeil serait nu le cœur de roséeLes mains feuilles ouvertesJe vaisAile au soleilMarchant pour l’étoileSon odeur de résine et de rêve d’enfantC’est la route des fables la route des genêtsQue bordent les noirs sourires d’enracinésVoici l’île la fleur la découverteVoici l’oiseau chanteurVoici les lendemainsLes mensonges aux yeux de mouettes.   .     ANDREE CHEDID     .
mercredi 24 mai 2017

PATRICK CHEMIN...Extrait

Quand les mots s'envoleront du texte pour visiter la vallée aux mille mémoires. Quand j'aurai fini d'écrire, c'est à dire compter toutes les étoiles du ciel dans ces nuits profondes de l'été. Quand la grande valse brillante de l'herbe s'ouvrira aux mains du silence. J'aurai fait une part du chemin. Quand mes mots rejoindront la grande rivière des mots de tous les humains. J'aurai été utile un court instant. J'aurai joint ma voix aux chants des hommes. Et alors mon corps de passant pourra de nouveau s'incarner dans celui de ces... [Lire la suite]
mercredi 7 décembre 2016

ATTENDEZ...

Attendez, je n’ai pas dit mon dernier mot ni déchiré tous mes livres, il me reste un cœur fugitif qui chevauche une langue inespérée, un verbe escaladé au petit jour, des secousses d’images dans ma nuit végétale. Attendez, je n’ai pas salué tous les hiboux silencieux de mes forêts, ni bu le sang bleui de mes vampires, l’or de ma mémoire scintillant sur la lande endormie. Non je n’ai pas épuisé toutes mes barques du désir ni bu l’alcool de chaque vigne, je n’ai pas exploré toute l’exactitude des heures ni relevé tous les axes du... [Lire la suite]
jeudi 8 septembre 2016

VENT DES NUITS

L’infime frisson des feuillages à nuit close hors la chambre (porte-fenêtre ouverte et contrevents mi-clos) serait-ce, dans l’air moite, la mémoire du seringa ? On pressent d’impalpables silhouettes blotties dans le silence, l’herbe odorante, les aubépines, la futaie, le jet d’eau, une sorte de menu mais profond feulement de l’étrange, on croirait un être attardé qui effleure en marchant la maison, un friselis fluctuant comme le ferait une voix étouffée qui gémit radieuse – on murmure un aveu recherchant auditeur. La nuit bruissante... [Lire la suite]
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vendredi 26 juillet 2013

LES HERBES COUPEES

 Les herbes coupées                                              bleues dans l'herbe.   Le poirier qu'il faudrait émonder.   Sur un fil   des étoffes rendues à leurs couleurs.   Dans une lavande   ... [Lire la suite]
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mardi 31 janvier 2012

VERT PARADIS...Extrait I

... Les premiers pas du souvenir avancent dans l’herbe rase qui désire vivre au plein soleil et se gorger des rêves humides de la nuit. L’herbe était notre compagne. Nous vivions toujours mêlés à sa fraîcheur, complices de l’humble vie qu’elle recelait. Nous arrachions les touffes frémissantes à pleines poignées, en traînant sur l’aire, devant la maison. Nos mains prenaient la couleur de l’herbe, nos pas en gardaient l’âcre parfum. Sous nos yeux patients, elle devenait forêt mystérieuse, quand nous suivions entre ses brins ténus le... [Lire la suite]
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samedi 3 avril 2010

LES HAUTES HERBES...Extrait

Plus encore que la notion de jachère ou de friche, me requiert donc celle de mauvaise herbe que l'on s'acharne à déterrer et faire disparaître des plates-bandes, des rangées ou des allées de jardins potagers.  Mauvaise herbe qui ne répond à aucune nécessité positive, qui pousse ça et là comme un parasite, inutile, vivace et surnuméraire, qui croît et ne produit rien qui vaille, se développe et prolifère à tout va, gratuitement.  Mauvaise graine d'errantes graminées qui ne germe et ne s'épanouit que pour le plaisir,... [Lire la suite]
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vendredi 12 juin 2009

FUREUR ET MYSTERE....Extrait

Pour Laurence à Bali de la part d'Emmila . Jadis l'herbe, à l'heure où les routes de la terre s'accordaient dans leur déclin, élevait tendrement ses tiges et allumait ses clartés. Les cavaliers du jour naissaient au regard de leur amour et les châteaux de leurs bien-aimées comptaient autant de fenêtres que l'abîme porte d'orages légers.Jadis l'herbe connaissait mille devises qui ne se contrariaient pas. Elle était la providence des visages baignés de larmes. Elle incantait les animaux, donnait asile à l'erreur. Son étendue était... [Lire la suite]
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