lundi 2 avril 2018

HENRI GOUGAUD...Extrait

Car il n’est pas besoin de longtemps fréquenter la mémoire des sens pour trouver à l’étroit sur cette ligne, notre histoire, tracée entre deux gouffres. Que notre vie soit beaucoup plus vaste, plus belle, plus riche que ce bric-à-brac d'événements accumulés entre la naissance et la mort n’est pas seulement un pressentiment de conteur libertaire, c’est une vérité d’expérience. Je suis, nous sommes infiniment plus foisonnants que ne saurait le dire la plus minutieuse des biographies. Nous sommes plus vivants que nous ne saurions... [Lire la suite]
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jeudi 22 mars 2018

PREAMBULE

J'ai eu envie de plonger dans l'espace changeant de la mémoire. L'élément déclencheur, ce fut le retour imprévu dans la région non pas de mon enfance mais de mes origines, ou plutôt d'une partie de mes origines. C'est un lieu à la fois connu de moi car je l'ai expérimenté et j'y ai des souvenirs mais c'est également un lieu raconté par les miens, et ce de tant de manières différentes qu'il m'arrive d'avoir la sensation d'une vision multiple, à la fois précise et brouillée. Les époques s'entremêlent, les personnages et les événements... [Lire la suite]
lundi 19 mars 2018

NULLE MORT NE PEUT

Pour Derek Walcott     Il y a tant de chênes à Atlanta qui gémissent encoreDes champs qui pleurentQui chantent aussiEt qui impriment aux capsules du coton des torsions incroyables ! C’est ce mélangeC’est cette torsionCe plus insoutenable qui habille l’envol des belles et seules images ! Que la mer mieux qu’Histoire te soit douceQu’elle te fasse mémoireQue l’archipel mieux que pays te fasse collier Que ce qui se mélangedans l’aquarelle et dans Shakespearedans les contes le théâtre et les livrest’organise le trône... [Lire la suite]
mardi 6 février 2018

OREZZA OU LE TUMULTE DES PIERRES...

" Notre livre d'histoire, c'est la Terre de Corse parsemée de ruines anonymes.Notre raison d'être, c'est une liberté immémoriale dont le couvent d'Orezza, parmi tant d'autres, symbolise l'éternelle jeunesse ".Je vais te raconter une histoire. Simple et bouleversante comme une œuvre méconnue que les hommes, oublieux ou trompés, négligent d'admirer. Cette histoire, c'est celle du Couvent d'Orezza dont les murs, nus et crevassés s'élancent à l'assaut du ciel. Sentinelle mutilée, mais sentinelle immuable d'une liberté toujours... [Lire la suite]
lundi 30 octobre 2017

ANNE MARGUERITE MILLELIRI...Extrait

Écrire contre. La mort. L'oubli. Le silence. L'incendie. La couleur noire des souvenirs noirs. La pluie qui gifle. Le mot qui tue. La dérive du corps qui n'a plus faim ni soif ni sommeil. Les étoiles effacées dans ce ciel à la mine de plomb. La colère réprimée. Le verre tombé des mains, brisé au sol comme un arrêt du coeur. Écrire contre. Tout contre. Le jour qui meurt, dont tu refuses la mort, et que tu regardes mourir avec toujours cette même colère contre. Et où va - t-il ce train ? Où est-ce, loin de toi ? et pourquoi loin de toi... [Lire la suite]
mercredi 20 septembre 2017

PIERRE DHAINAUT

" Idéologie, sublimation, comment de toute façon les éviter ? Si la poésie fait corps avec l’histoire, individuelle et collective, elle la traverse aussi. Tantôt nous voulons coïncider avec cette histoire, tantôt nous en évader, à tout prix. La poésie ne consiste pas dans le seul dévoilement de sa nature : elle se désincarne alors. Elle ne consiste pas davantage en une incarnation qui exigerait qu’on lui sacrifie tout, qui l’ ampute et l’alourdit. Traquée, la poésie fatalement se dérobe. Nous ne procédons que par force :... [Lire la suite]

lundi 21 août 2017

ECRIT SUR UN TRONC D'OLIVIER

 Parce que je ne file pas de laine Parce que je suis chaque jourAux mandats d’arrêtsEt ma maison exposéeAux descentes de policeAux perquisitionsAux « opérations de nettoyage »Parce que je suis dans l’impossibilitéD’acheter du papierJe graverai tout ce qui m’arriveJe graverai tous mes secretsSur un olivierDans la cour de ma maisonJe graverai mon histoireEt les volets de mon drameEt mes soupirsSur mon jardinEt les tombes de mes mortsEt je graveraiToutes les amertumesQu’effacerai le dixième des douceurs futuresJe graverai le... [Lire la suite]
mardi 15 août 2017

RENDONS A NAPOLEON CE QUI EST A NAPOLEON

Au moment ou l'on commémore, à Ajaccio, avec pompes et apparats , la naissance de " Napoleone Buonaparte ", rendons à Napoléon ce qui est à Napoléon....       .   Lucien Bonaparte, frère de Napoléon, écrivant à son frère Joseph Bonaparte le 24 juin 1792 : « J’ai toujours démêlé dans Napoléon une ambition pas tout à fait égoïste, mais qui surpasse en lui son amour pour le bien public. Il me semble bien penché à être tyran et je crois qu’il serait bien s’il fût roi que son nom serait, pour la... [Lire la suite]
lundi 14 août 2017

MON PAYS QUE VOICI...Extrait

Sur mon visage j'ai dessiné les signes du Samba et je remonte lentement ô mon Pays le lit de ton Histoire parmi la pierre à feu et le silex taillé Et l'odeur acre de la poudre se mêle à la senteur douceâtre des abricots Tu ne connaissais point le sacrificateur au couteau d'obsidienne et qui ouvrait au valeureux guerrier le chemin du soleil Par la voix des Butios l'oracle des Zémès gouvernait le Pays des cent grottes et les Chémis maîtres des destinées humaines se partageaient l'espace veillant sur ton enfance ô mon Pays Mais un... [Lire la suite]
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lundi 7 août 2017

BAM POUR L'ETERNITE

L’Arg ou citadelle de Bam (ارگ بم en persan) était le plus grand ensemble fortifié du monde construit en briques d’argile. Il est situé à Bam, une ville de la province de Kerman dans le sud-est de l’Iran. Il est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Cette gigantesque ville-citadelle, située sur la célèbre route de la soie, fut construite peu avant le Ve siècle av. J.-C. et resta en activité jusqu’en 1850 après J.-C. On ne connaît pas avec certitude la raison de son abandon. Constituant une imposante structure... [Lire la suite]