jeudi 7 septembre 2017

HIERARCHIES...Extrait

Le temps, me dit-il, c’est le cœur… Longue portée des mots, longue portée du cœur ?... J’ai beau savoir aussi que le cœur ne dit pas ses clôtures et n’avoue pas de fautes, j’allais me répétant le temps : « le temps, me disait- il, c’est le cœur »… L’oiseau communicatif des mots appréhende l’espace, or voici que soudain, sous sa voûte certaine, je me suis vue nue à même la nudité du temps – vieux cœur à cœur tenace compris par l’horizon.   .     GABRIELLE ALTHEN     .    
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samedi 8 avril 2017

RETENUE

Ce qui est bien à toi d’étrange, de paradoxal, particulier, marquant la résonance de ton verbe, tu ne l’as pas en poche, ni au cœur, mais dans le sang à la fluidité et au rythme si variables. La poésie peut-elle constituer l’horizon, et partant, le désir de t’en approcher, être un havre quand le sang de victimes répandu sur les jardins, coule partout, quelquefois près de nous dans l’hexagone ? Quelle unité formeront ces fragments de désarroi que par réflexe l’on continue à nommer poèmes ? Ils sont conscients de n’être que vide... [Lire la suite]
mardi 21 mars 2017

LA JOIE N'EST PAS MON METIER...Extrait

 Depuis que les portes closes et le froid ont été créésje tends la main en aveuglecherchant un murou une femme qui puisse me recueillirMais que peut faire la gazelle aveugled'une source viveet le rossignol prisonnierde l'horizon caressant ses barreaux ?   À l'ère de l'atome et des cerveaux électroniquesÀ l'ère du parfum, de la chanson et des lumières tamiséesje lui parlais des sandales des bédouinsdu voyage au désertà dos de chamelleet ses seins m'écoutaientcomme les petits enfants écoutentun récit captivant autour du... [Lire la suite]
lundi 6 février 2017

DEUX PRELUDES

 Goût d’étrange, saveur d’inconnu, soif brûlante d’ailleurs, ce ciel nouveau qui t’obsède et tourmente t’offrira-t-il, parmi la paix des palmeraies, les délices des yeux et des sens ignorées que l’art habile et vain des villes te refuse ? Quelle, parmi le flot de lumières diffuses, au cœur d’une nature encore inviolée, quelle tente de vent libre et calme gonflée, – immobile steamer chargé de ta fortune, conque de lys fragile où s’annonce la lune, – berçant ton rêve au seul rythme du pur silence qui se confronte... [Lire la suite]
lundi 25 juillet 2016

FEUILLETS ...Extraits

L’exubérance, fleurs, feuillages, du milieu de juin n’est rien comparée à la puissante maturité qui saisit cette terre plus belle qu’aucun ciel. A la fin de juillet le ciel auparavant comme une lisse toile bleue se creuse soudain, gouffre sans un frisson où baignent les feuillages verts et noirs d’une dureté inexorable ; et lorsque août arrive, on voit vers le soir la lumière comme un fleuve fuir à l’horizon vers une mer inconnue et rendre à la voûte abandonnée sa transparence peu à peu chargée d’étoiles.   .   GUSTAVE... [Lire la suite]
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dimanche 29 mai 2016

LE PAYSAN DE PARIS...Extrait

"Femme tu prends pourtant la place de toute forme. A peine j'oubliais un peu cet abandon, et jusqu'aux nonchalances noires que tu aimes, que te voici encore, et tout meurt à tes pas. A tes pas sur le ciel une ombre m'enveloppe. A tes pas vers la nuit je perds éperdûment le souvenir du jour. Charmante substituée, tu es le résumé d'un monde merveilleux, du monde naturel, et c'est toi qui renais quand je ferme les yeux. Tu es le mur et sa trouée. Tu es l'horizon et la présence. L'échelle et les barreaux de fer. L'éclipse totale.La... [Lire la suite]
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samedi 10 novembre 2012

DE MOMENT EN MOMENT

Pourquoi ce chemin plutôt que cet autre ? Où mène-t-il pour nous solliciter si fort ? Quels arbres et quels amis sont vivants derrière l’horizon de ses pierres, dans le lointain miracle de la chaleur ? Nous sommes venus jusqu’ici car là où nous étions ce n’était plus possible. On nous tourmentait et on allait nous asservir. Le monde, de nos jours, est hostile aux Transparents. Une fois de plus il a fallu partir… Et ce chemin, qui ressemblait à un long squelette, nous a conduits à un pays qui n’avait que son souffle pour escalader... [Lire la suite]
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dimanche 5 février 2012

L'IMPRENABLE...Extrait

Si tu as faim et que le jour ne veuille pas répondreN’attends pas n’attends pasLe désir est partage le désir est un entierEt le même horizon réunit les deux bijouxBraise ou cendreJuste trempeDemain vaque déjàEn attente comme une œuvre à la tiennePudeur sur l’écho de la vasqueOu de deux yeux fontaine instrumentaleCoulera l’eau qui passeOn ne sait d’où à où . GABRIELLE ALTHEN .
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jeudi 12 janvier 2012

PIERRE DHAINAUT

Nos coeurs enfin libres de battre, l'espace à l'aube, l'horizon nu, et nous dirons dans un murmure plus fort, plus juste que tous les cris, le mot " confiance " avec confiance et nous irons au loin, ici à la rencontre . PIERRE DHAINAUT .    
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samedi 18 septembre 2010

FENÊTRE

Fenêtre -                  une joue pour l’ombre,        une pour le soleil.                    La nuit ne traîne ses branches                afin de les étaler comme lit pour ses passions                que si elles se mélangent aux pavots de champs           ... [Lire la suite]
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