jeudi 20 septembre 2018

LA HAINE EST FAITE DE SENS COAGULÉ

1 – de la nature   L’apparition dans le lexique juridico-politique, social et institutionnel d’un terme jusqu’ici propre au registre affectif ne peut pas manquer d’attirer l’attention. Les lois et les discours sur la société et les mœurs touchent rarement aux affects. On parle du mariage, des rapports sexuels licites ou illicites, des rapports qui peuvent donner lieu à des « conflits d’intérêt » mais on ne parle pas d’amour ni d’amitié. On parle d’injure, d’outrage ou de diffamation, mais récemment encore on ne parlait pas de «... [Lire la suite]

mercredi 8 août 2018

RAPHAËL GLUCKSMANN...Extrait

Ce que notre indifférence face à la mort des migrants en Méditerranée et la peur du "grand remplacement" disent de ce que nous sommes devenus... La France, son identité, sa culture, son histoire, ses modes de vie, sa langue ne peuvent être menacés par l'accueil de 50 000 réfugiés par an. Ou 100 000. Ou même 200 000. À quel point faut-il douter de son pays et de soi-même pour être gagnés par l'angoisse ou "l'insécurité culturelle" face aux 0,1% ou 0,2% (ou même 0.8% pour reprendre les chiffres les plus farfelus) de migrants... [Lire la suite]
lundi 25 juin 2018

LE VENT M'EMPORTE...

A Geoffrey Oryema   ... Le vent m’emporte avec le sable sans retourmais les lieux absolus où réside à jamaisl’ombre de mon enfance bravent le temps rongeurtant qu’un mur blanc marque d’un signe purla couture insensible qui lie la terre au cielet la ville vivante avec le champ des morts....Nous passons, nous sommes passés, et nos pas sont effacésRestent seuls quelques signes ineffaçablesque je trace en pleurant dans un lieu innommé.   .   JEAN AMROUCHE " Tunisie de la grâce ", extrait     .  
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dimanche 24 juin 2018

APPELEZ-MOI PAR MES VRAIS NOMS... A GEOFFREY

Ne dites pas que je pars demain, car j'arrive encore aujourd'hui.   Regardez bien : j'arrive à chaque seconde pour être un bourgeon sur la branche au printemps, pour être un petit oiseau aux ailes encore fragiles, qui apprend à chanter dans un nouveau nid, pour être une chenille au cœur d'une fleur, pour être un joyau qui se cache dans la pierre.   J'arrive encore, pour rire et pleurer, pour avoir peur et espérer, le rythme de mon cœur est la naissance et la mort de tout ce qui vit.   Je suis l'éphémère qui se... [Lire la suite]
mercredi 21 septembre 2016

LETTRE A L'ELEPHANT

Monsieur et cher éléphant, . Vous vous demanderez sans doute en lisant cette lettre ce qui a pu inciter à l’écrire un spécimen zoologique si profondément soucieux de l’avenir de sa propre espèce. L’instinct de conservation, tel est, bien sûr ce motif. Depuis fort longtemps déjà, j’ai le sentiment que nos destins sont liés. En ces jours périlleux « d’équilibre par la terreur », de massacres et de calculs savants sur le nombre d’humains qui survivront à un holocauste nucléaire, il n’est que trop naturel que mes pensées se... [Lire la suite]
samedi 19 septembre 2015

DE L'ALCHIMIE DE SOI

Ne sommes-nous pas les alchimistes malhabiles d'un destin que nous revendiquons pour le mieux avilir? A chaque heure du jour et de la nuit, j'ai le sentiment que nous sommes là à fabriquer, sans le savoir, l'or de nos infortunes et le plomb de nos amères félicités. Sorciers de nos propres sottises, nous agissons avec une telle incurie, une telle ignorance, qu'une incertaine magie opérationnelle se déroule à notre insu, brassant un embrouillamini d'éléments qui se contrecarrent, vent de bricole et s'ouvrent à contresens. La LUCIDITE... [Lire la suite]

vendredi 6 décembre 2013

NELSON MADIBA MANDELA

Quand le chant retrouva son oiseau, L’espoir, récitant ses couleurs, S’éleva, juste, Sur son sommet de lumière ! Nelson Madiba Mandela, Tu offris les bras de tes nuits, Tes longs jours de silence Criant de vie Contre les murs de la haine, Contre l’enfer du mensonge et de l’oubli ! Tes mots reprirent le cours de leurs cieux Pour s’envoler en pas sûrs, En chemins pour tous les yeux Assoiffés de bonheur possible. Tu vainquis l’arme des séparations. Elle fondit, au feu de l’amour, Sous les chaudes larmes Des retrouvailles, en mains... [Lire la suite]
lundi 21 octobre 2013

GEOFFREY ORYEMA

.     .   Photographies Cristian Ortoli
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samedi 29 décembre 2012

LA NUIT ERRANTE...Extrait

"  Enfant, je n'ai reçu aucun don sauf celui des flâneries, de la lenteur et de l’observation. Tous trois allant d'ailleurs de concert. Je n'ai reçu rien d'autre que ces trois flèches dans le coeur. Trois flèches pour mon arc, trois flèches pour sa corde d'amour. Qui vibre de temps à autre. Puis a surgi une immense catastrophe qui m'a projeté dans le sombre et le clair, la transparence absolue et l’obscurité totale. Très jeune, l'on m'a arraché le coeur et on ne me l'a jamais rendu, ou bien sous une autre forme, inconnue... [Lire la suite]
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mardi 11 décembre 2012

TRANCHANT DE L' AUBE

À Naïm Kattan .     Cet homme nous vient du fond des terres, du fond des âges,           Cela fait des milliers d’années qu’il est Juif           Et cela fait des siècles qu’il est Arabe,           Il vient de Bagdad entre Tigre et Euphrate sous les palmiers, de Bagdad ville abasside, ville éternelle…           Il écrivit d’abord en arabe et, parce... [Lire la suite]
Posté par emmila à 19:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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