vendredi 13 avril 2018

LE SOLITAIRE

Ainsi, le solitaire ne peut survivre à moins qu'il ne soit capable d'aimer tout le monde, peu importe le fait qu'il est probablement considéré par tous comme un traître. Seul l'homme qui a pleinement atteint sa propre identité peut vivre sans la nécessité de tuer, et sans la nécessité d'une doctrine qui lui permette de le faire avec une bonne conscience. Il y aura toujours une place, dit ionesco "pour les consciences isolées qui se sont mises debout par la conscience universelle" comme contre la mentalité de la masse. Mais sa place... [Lire la suite]

mercredi 28 février 2018

JEAN SULIVAN...Extrait

Que vous manque-t-il, vous qui avez tout ? Hommes, femmes, enfants, chiens, voiliers sur la mer, un cheval pour galoper dans les forêts, le samedi, parce que, disiez-vous, « rien n'est plus orgastique que le cheval ». Qu'est-ce que ce léger malaise qui vous suit partout ? L'absence dans le bonheur et la tendresse même. Les arbres ou l'herbe des champs vous parlent-ils, leur parlez-vous, quand vous êtes seuls ? Êtes-vous jamais seuls ?Un pas est fait quand un homme a compris qu'il est la résultante de pressions sociales, familiales,... [Lire la suite]
jeudi 10 août 2017

DJAFFAR BENMESBAH...

Bonjour la rue des sottes nuits hivernales Pavée de mes pas et mes détours maudits Mes soupirs, mes plaintes et mes râles Reviennent ombrager tes accès interdits Vieux drille je suis, assidûment étranger Tel un Oyat des plages de colères arraché Obviant vaille que vaille aux vergetures Et à l'essor guindé des vaudevilles futurs Du village qui m’a vu naître et les déconvenues Passant par les cités d’ombres que j'ai connues Jusqu'à Paris où j'ai chaviré de mes ails d’agami Étranger là où j'ai été et chanté, là où j'ai dormi. ... [Lire la suite]
samedi 1 juillet 2017

GRACE AU TAMBOUR

Grace au tambour volant, vieux volant, que la nuit gobe et crache en milliers d’étoiles Grace au tambour aux mains d’arbre à pain Aux  mains de pieuvre au galop dans les cayes Grace au tambour qui roucoule comme une femme comblée Grace au tambour et ses fruits d’étincelles Grace au tambour que la nuit épingle sur la corde du conte Je te regarde femme Aux pas de merle luisant Aux pas de mer déchaînée Torturant ma mémoire d’homme stupéfait Cœur surpris du message   Ta flamme épousant le secret des tempêtes ... [Lire la suite]
vendredi 12 mai 2017

MOI...NOUS

Moi n'existe pas si le nous est absent La racine du racisme c'est la négation de soi-même, renier un alter ego de l'espèce humaine est un rejet de l'humanité, ne peut s'affirmer être humain un vivant qui se réclame d'une identité autre qu'humaine. Le rejet de son semblable est le propre de l'inculture, la grande dérive de ce monde est le monopole des cultures, la culture d'un peuple est un air commun à chaque humain, ça circule, s'il n'est pas respiré, l'étouffement est assuré.   .   KAMEL YAHIAOUI     . ... [Lire la suite]
mercredi 3 mai 2017

IDENTITE CULTURELLE

Mon identité culturelle n'est pas légitimée par un terroir ancestral, une pureté originelle, ni par une langue ou une culture dominantes, mais par le fait d'assumer les dépossessions originelles et le partage des altérités réunies, quelles qu'en soient les contraintes imposées ou choisies. Un métissage d'humanités, offrant fraternellement au monde toutes ses re-créations, échappées aux frontières des couleurs, des papiers et des langues d'identité. Ainsi, pour toi, lecteur : les mots que je te donne imaginent que tu rêves le mot que... [Lire la suite]

vendredi 2 décembre 2016

ANDRE LAUDE... Extrait

Jetons d'absence Olga Katz, ma mère, juive polonaise, morte à Auschwitz. Parfois les sombres vents venus de Pologne, me ramènent l'odeur maternelle. Une odeur de peaux, de dents, de crânes, de tibias, d'omoplates carbonisés. Alors je pleure comme un enfant dans le noir. Absent à moi-même, je descends et monte les rues sans identité. Rue Pelleport, rue Etienne-Marcel, rue des Abbesses, rue François 1er ... Quand un flic m'arrête brutalement, c'est, forcément, qu'il m'a pris pour un autre. Un autre que j'ignore, et qui... [Lire la suite]
lundi 17 octobre 2016

L'EAU DE LA SOURCE

C’est l’automne. Le vent s’empale aux crocs des arbres laissant tomber leurs feuilles comme on enterre un os. La terre les dévore pour réchauffer sa chair. Déjà, les oiseaux ont crevé les yeux des tournesols et des épis de maïs. Les fruits gèlent sur les branches avant le vin d’hiver. Les épinettes gonflent leurs gobelets de résine. Les insectes frileux rejoignent l’invisible. Les criquets sèchent dans les plinthes et retournent au silence. La pluie d’octobre éveille les enfants de poussière. Je me perds partout mais ne retrouve que... [Lire la suite]
samedi 15 octobre 2016

BORNES ETROITE A NOS IMAGES...Extrait

Chasuble du matin l'azur – et la sève du ciel s'étoile en fusées d'hirondelles Une jaune rumeur d'abeilles et d'amour auréole les noces des poiriers Grise en son nid de cloches quelle heure à voix cassée décline son identité ...   Automne des visages où ce qui fut regard n'est plus qu'une eau troublée Aux deux bouts de la nuit bien au-delà des rosées d'hortensias et des épis de dauphinelles les crépuscules se répondent dans le reflet fumeux des vitres Nous allons sous l'ombrage du Temps vers des puits sans paroles   ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 17:13 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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mercredi 12 octobre 2016

NE T'EXCUSE PAS...Extrait

Pour notre patrie, proche de la parole divine, un toit de nuages. Pour notre patrie, distante des attributs du nom, une carte de l'absence. Pour notre patrie, petite comme un grain de sésame, un horizon céleste...et un abîme caché. Pour notre patrie, pauvre comme les ailes de la grouse, des Livres saints...et une blessure à l'identité. Pour notre patrie, aux collines assiégées déchiquetées, les embuscades du passé nouveau. Pour notre patrie, butin de guerre, le droit de mourir consumée d'amour. Pierre précieuse dans... [Lire la suite]